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Finances de la ville d'Ajaccio : Paul Leonetti interpelle le le maire dans une lettre ouverte


le Samedi 14 Avril 2018 à 19:47 | Modifié le Samedi 14 Avril 2018 - 22:28


Dans une longue lettre ouverte Paul Leonetti, élu nationaliste d'opposition, interpelle le maire d'Ajaccio sur les finances de la ville.


Finances de la ville d'Ajaccio : Paul Leonetti interpelle le le maire dans une lettre ouverte
"Lors du dernier budgétaire, le Maire d’Ajaccio m’a accusé, lorsque je critiquais sa politique, de divulguer des « fake news », c'est-à-dire des propos mensongers et subversifs destinés à brouiller les esprits. Je l’ai pris comme je devais le prendre : pour un affront et comme un défi.
Car bien loin de nuire à la démocratie en propageant des calomnies, je disais la vérité. Une vérité que Laurent Marcangeli et ses alliés au conseil municipal ne veulent pas entendre et s‘efforcent de travestir : la Ville d’Ajaccio est étranglée financièrement, et la cause première en sont les recrutements décidés par l’actuelle majorité.
Trop souvent en politique on entend : « on fait dire ce que l’on veut aux chiffres ». Et on a tendance à renvoyer majorité et opposition dos à dos, comme si ce qui les séparait était une question d’appréciation, les uns voyant le verre à moitié vide quand les autres le voient à moitié plein.


Pourtant, en matière budgétaire, les faits sont facilement vérifiables, et les documents budgétaires, pour épais qu’ils soient, ne sont pas impénétrables. Il est même à mettre au compte de la majorité, et en particulier de Stéphane Sbraggia, d’avoir produit en 2014 pour le vote du compte administratif 2013 un document très pédagogique, dont le but était de dresser un bilan financier sans concession, mais rigoureusement exact, de la gestion de Simon Renucci.
4 ans plus tard, le constat est amer : l’exécutif actuel a fait pire que son prédécesseur, sans pouvoir se justifier par la création de nouveaux services publics. Le bilan est désastreux, et la réalité très éloignée des discours qui alternent entre l’assurance d’une gestion saine et la dénonciation d’une Ville d’Ajaccio victime, pêle-mêle, de son héritage, de l’Etat ou encore de la Collectivité de Corse, nouvellement créée et déjà responsable de tous les maux.

 

Comme le prouvent les chiffres que je mets en avant, c’est bien sous le mandat de Laurent Marcangeli entre début 2014 et fin 2016, et par sa volonté, sans qu’il n’y soit obligé par de nouveaux transferts de compétence de l’Etat vers les collectivités territoriales, que les dépenses de personnel ont progressé de 14 % et les effectifs de 10 %. C’est sous son mandat que la dette de la Ville a atteint son pic historique et que l’autofinancement de la commune s’est effondré.
La Ville d’Ajaccio ne peut tout simplement plus assumer ses charges. Elle est exsangue et très probablement au bord de la cessation de paiement. La première commune de Corse est en crise, et il est important que les Ajacciens le sachent. Mon but n’est pas de créer la panique, mais d’inciter l’exécutif à reconnaître ses erreurs et à changer de politique. Au non de l’intérêt public."
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Le texte complet ci-dessous






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