Un modèle économique sous tension
Maintenir un tel événement relève d'un défi croissant. "Les cachets augmentent tous les ans, surtout dans la musique, et c'est compliqué de maintenir un événement avec de grosses têtes d'affiche", reconnaît Olivier Nicolaï. Une hausse qui se répercute mécaniquement sur le prix des billets, et donc sur le public. "Les gens sont souvent obligés de faire un choix entre une soirée ou l'autre." Côté financement, le directeur pointe des subventions publiques en baisse, qu'elles viennent de la région ou de la commune. "C'est un problème qui n'est pas régional mais national, de moins en moins d'argent est alloué à la culture." Le festival s'appuie désormais sur des partenariats privés et sa billetterie pour boucler son budget.
Malgré ces difficultés, la motivation reste intacte. "Ce qui nous fait le plus triper, c'est qu'on est amoureux de notre endroit, de notre village, de notre région", confie Olivier Nicolaï. Pour lui, l'enjeu dépasse le simple divertissement : il s'agit d'offrir au nord de l'île un accès à des événements d'ampleur souvent réservés au sud. "Ce qui nous rend le plus fiers, c'est de pouvoir montrer l'endroit où on vit au maximum de personnes." Né il y a 37 ans sur la place du village devant 400 personnes, le festival a pris son essor avec la construction du Théâtre de Verdure en 2008, qui permet aujourd'hui d'accueillir jusqu'à 2 000 spectateurs. "Il a évolué grâce à cet outil, et aussi grâce à l'énergie de toute l'équipe de bénévoles qui travaille avec nous toute l'année."












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