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Ecole, collège, lycée : une rentrée au cœur du Coronavirus en Corse


Livia Santana le Mardi 1 Septembre 2020 à 19:40

Comment prépare-t-on une rentrée scolaire à l'heure de la Covid-19 ? A l'école, au collège et au lycée, le protocole est différent mais tout est fait pour allier pédagogie et gestion de la crise sanitaire. A quelques heures de l'accueil des élèves, qu'en est-il à Bastia ?



Au collège Giraud, une réunion rassemblait l'équipe pédagogique pour évoquer la rentrée des classes.
Au collège Giraud, une réunion rassemblait l'équipe pédagogique pour évoquer la rentrée des classes.
Dans les établissements scolaires ce mardi 1er septembre, les agents s'activent pour préparer l'arrivée de nouvelles têtes. Désinfection des locaux, mise en place du gel hydroalcoolique à l'entrée des salles de classe, réception des masques... tout le monde est sur le pont pour que tout soit parfait. Il est que c’est une rentrée sous le signe de la Covid s'annonce. 

Au collège Giraud à Bastia, ce sont les derniers ajustements. Directeur, conseillère principale d'éducation (CPE), assistante sociale sont réunis autour de la même  table pour résoudre un problème de taille : la gestion de la cantine. L'établissement scolaire qui accueille 560 élèves n'a pas d'espace de restauration. Il doit donc emprunter celui de Simon-Vinciguerra, le collège voisin situé à 200 mètres. Habituellement, c'est sans grande difficulté que s'effectue le trajet quotidien entre les deux établissements mais le Coronavirus bouscule les rituels.
"Il faudra faire deux groupes pour éviter de se retrouver avec 216 élèves sur la chaussée. Arrivés à Simon-Vinciguerra, on ne peut pas mélanger les collègiens. Il faut deux services avec un nettoyage entre, sinon s'il y a un enfant testé positif, il sera impossible de connaître les cas contacts.", s'accordent à dire Guy-Marc Nicolai et Pierre Rossi, principaux de Giraud et Simon-Vinciguerra. 

Depuis la réception du protocole sanitaire, l'équipe pédagogique n'a de cesse de se pencher sur l'application des gestes barrières. "Nous voulons mettre la sécurité sanitaire au même niveau que l'éducation et la pédagogie", assure Guy-Marc Nicolai. A ce titre, le moindre détail compte, jusqu'à la carafe d'eau. "Il faudrait qu'un adulte remplisse le broc d'eau pour que les élèves fassent le moins de déplacements possible. A chaque fois qu'un agent le remplira à nouveau, il faudra désinfecter la poignet.", reprend-il.

Pour ces chefs d'établissement, la cantine est un moment crucial. Pendant deux heures, le réfectoire brasse des centaines d'enfants qui ôteront leur masque pendant 20 minutes. Un moment, on peut l'imaginer, de soulagement pour les collégiens. 

"La double peine pour les internes"

Jean-Martin Mondoloni, proviseur du Lycée du Fangu.
Jean-Martin Mondoloni, proviseur du Lycée du Fangu.
Sur son ordinateur, Jean-Martin Mondoloni relit et imprime le protocole sanitaire lié aux internats. Le proviseur du lycée Giocante qui accueille 1300 élèves, 150 adultes et une centaine d'internes froncé les sourcils. L'Education Nationale a inscrit en ces termes : "Les personnels ainsi que les collégiens et les lycéens portent un masque.", une note en bas de page indique à son tour : "Bien entendu, le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’il est par nature incompatible avec l’activité (prise de repas, toilette, au moment du coucher, etc.)." 
​Le chef d'établissement est perplexe. Les surveillants devront obliger les lycéens à garder le masque jusqu'à ce qu'ils rentrent chez leurs parents. "Pour les internes c'est la double peine.", lance Jean-Martin Mondoloni qui a du mal à imaginer rendre cela possible. 
​Pour le proviseur,  tout l'enjeu sera de limiter la propagation du virus car il en est sûr : "il y aura des lycéens positifs. On sait que cet été ils ont fait des soirées et ont été exposés."

Le masque sera donc l'accessoire incontournable de cette rentrée 2020. Pour qu'il ne manque à personne, le lycée s'est doté d'un stock important, renforcé par une dotation de la collectivité de Corse. "Il y aura toujours des élèves récalcitrants au port du masque, mais au moins ils ne pourront pas dire qu'ils n'en ont pas."

« Grâce à la rentrée de mai, nous sommes prêts »

Michelle Mauny, directrice de l'école Charpak.
Michelle Mauny, directrice de l'école Charpak.
A l'école Charpak, la directrice, Michelle Mauny est plutôt sereine. Ce jeudi 3 septembre, dans le hall où elle se tient, 170 élèves effectueront leur rentrée. Parmi eux, une soixantaine connaissent déjà l'école à l'heure de la Covid-19, puisque le 18 mai dernier, une rentrée post-confinement avait eu lieu dans des conditions plus strictes que le nouveau protocole en vigueur. Au printemps dernier, une distance d'un mètre entre chaque enfant était demandée, des sens de circulation avaient été instaurés.
"A présent tout cela n'est plus de rigueur donc c'est vrai que la rentrée est moins anxiogène.", affirme la directrice et enseignante, avant d'expliquer : "Les enseignants viendront récupérer les élèves en file indienne rangés par classe. Avant de rentrer en classe ils procéderont au lavage des mains. Nous avons 4 cours de récréation donc nous séparerons les enfants par niveau." 

Et en cas de Covid ? 
La directrice a déjà envisagé toutes les possibilités. Si un enfant présente des symptômes, celui-ci sera immédiatement isolé dans une pièce dédiée. Les parents seront appelés ainsi que les services de l'Education Nationale.
Mais "Il faudra être plus vigilants que d'habitude, c'est sûr.", conclut-elle.

















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