(Photos Studio Grazi Ritratti)
En raison des orages prévus pour ce samedi après-midi, le départ du Restonica Trail, prévu à 4h30, a été avancé à 2 heures et ce pour la sécurité des concurrents.
Ils étaient 1135 athlètes à s’élancer vers la forêt de Padule et ses 1 000 mètres de dénivelés positifs. Et déjà, un trio composé de Clément Génot, Benjamin Roubiol et Eliott Robin-Saje prend la tête de la course. Tous les trois sont dans la même foulée quasiment jusqu’à Bocca Soglia où Robin-Saje ne commence à décrocher. Génot et Roubiol mènent la course tour à tour mais c’est Benjamin Roubiol qui va passer la vitesse supérieure dans montée vers le plateau d’Alzu. Au fil des kilomètres il accroit son avance pour laisser son principal rival à trois puis cinq minutes.
Dès l’entame de la descente vers la vallée du Tavignanu, son temps laisse présager un record. Le Savoyard va continuer à accélérer tout en gérant son avance. Les derniers kilomètres se font déjà sous une chaleur de plomb, mais la victoire et le record tendent les bras à Roubiol.
Chaleureusement applaudi à son arrivée en haut du cours Paoli, Benjamin Roubiol franchit la ligne d’arrivée en un temps exceptionnel de 7h31’28’’ améliorant de 22 minutes le précédent record détenu par Lambert Santelli depuis 2024 !
« Il est stratophérique »
« Il est stratophérique », lançait le speaker…
« C’est vraiment génial, j’adore venir en Corse. Je crois que c’est ma destination préférée pour courir, même s’il y a trois ans j’ai connu des soucis après une chute. La victoire n’était pas mon objectif. Je me préparais pour les prochaines courses. J’étais là pour les vacances et prendre du plaisir. J’essayais de prendre des repères pour ma course dans six semaines. Au début j’étais pas en super forme, mais petit à petit je me suis repris. Il y a eu une belle bagarre entre nous trois. Je ne connaissais pas mes deux adversaires. Clément Génot était très bon en descente, Eliott Robin-Saje était meilleur en montée et j’ai été contraint de m’adapter. Et puis j’ai eu l’opportunité de passer devant dans la dernière ascension vers Alzu. Je suis très heureux d’avoir gagné », déclarait Benjamin Roubiol sur la ligne d’arrivée.
Clément Génot ne pensait pas passer sous les 8 heures de course, « je suis donc extrêmement satisfait. Je fais 7h37’ et je fais mieux que Santelli, c’est quand même une référence. Pourtant j’ai eu du mal sur la fin, mais j’ai tenu bon. Merci à tous les bénévoles et aux spectateurs car on est vraiment encouragés tout le long du parcours et ça nous booste ».
Eliott Robin-Saje venait compléter le podium en un temps de 8h19’27’’.
Quelques minutes plus tard ce sont les premiers concurrents du Tavignanu Trail qui pointaient à l’entrée de la ville. Il fallait faire de la place sur la ligne d’arrivée !
«C’est une ambiance hors du commun »
C’est Romain Discher, qui a fait la course en tête, qui se présentait en haut de la place Paoli. Malgré son genou droit en sang, il finissait l’épreuve au sprint signant un temps de 3h19’03’’.
En franchissant la ligne d’arrivée, il avouait avoir souffert dans la descente d’Alzu : « J’ai eu droit à des chutes et à des crampes aux deux mollets. J’ai été obligé de m’allonger sur la terre en espérant que ça passe vite. J’ai eu très chaud sur les derniers kilomètres et la caillasse interminable où il faut être vigilant en permanence. Je ne connaissais pas le caillou corse, et j’en ai bien bouffé et c’était succulent. En revanche, c’est une course exceptionnelle. A présent je me prépare pour ma prochaine course dans six semaines et merci encore à toutes et tous ceux qui était aux ravitaillements et sur le parcours. C’est une ambiance hors du commun ».
L’Espagnol Miguel Benitez qui se classait à la deuxième place (3h21’30’’) devant le Français Mélaine Le Palabe (3h31’19’). La première féminine, Emilie Bulle, terminait l’épreuve à la 7e place du général avec un temps exceptionnel de 3h56’42’’.
Pierre-Léonard Giuliani à la 314e place de l'UTC : une énorme émotion
Et puis parmi les arrivées de l’Ultra Trail di Corsica qui se poursuivaient, on notait celle de Pierre-Léonard Giuliani à la 314e place, suscitant une énorme émotion de la part de ses proches. Une arrivée saluée encore plus que les autres car le jeune cortenais avait été victime d’un très grave accident de moto il y a trois ans alors qu’il se préparait pour prendre le départ de cet UTC. On le donnait mort, et à force de courage « de prières de mes proches et de mes amis, je suis encore là. Je devais participer l’an passé à cette course, mais j’ai eu une nouvelle opération au visage. Je me suis préparé pour cette année et voilà j’ai réussi. Cette course me tenait à cœur d’autant que je voulais courir pour Chloé Aldrovandi à qui je dédie ma place de finisher. Ce fut très dur, mais j’y suis arrivé », disait Pierre-Léo entouré de ses parents, Jacques et Baptistine…
Notons enfin que la victoire du relais à deux sur l’UTC est revenue à l’équipe cortenaise composée de David Caudoux et de Jean Hoarau. Ils ont bouclé les 110 kms de l’épreuve en un temps de 19h12’56’’.
Ils étaient 1135 athlètes à s’élancer vers la forêt de Padule et ses 1 000 mètres de dénivelés positifs. Et déjà, un trio composé de Clément Génot, Benjamin Roubiol et Eliott Robin-Saje prend la tête de la course. Tous les trois sont dans la même foulée quasiment jusqu’à Bocca Soglia où Robin-Saje ne commence à décrocher. Génot et Roubiol mènent la course tour à tour mais c’est Benjamin Roubiol qui va passer la vitesse supérieure dans montée vers le plateau d’Alzu. Au fil des kilomètres il accroit son avance pour laisser son principal rival à trois puis cinq minutes.
Dès l’entame de la descente vers la vallée du Tavignanu, son temps laisse présager un record. Le Savoyard va continuer à accélérer tout en gérant son avance. Les derniers kilomètres se font déjà sous une chaleur de plomb, mais la victoire et le record tendent les bras à Roubiol.
Chaleureusement applaudi à son arrivée en haut du cours Paoli, Benjamin Roubiol franchit la ligne d’arrivée en un temps exceptionnel de 7h31’28’’ améliorant de 22 minutes le précédent record détenu par Lambert Santelli depuis 2024 !
« Il est stratophérique »
« Il est stratophérique », lançait le speaker…
« C’est vraiment génial, j’adore venir en Corse. Je crois que c’est ma destination préférée pour courir, même s’il y a trois ans j’ai connu des soucis après une chute. La victoire n’était pas mon objectif. Je me préparais pour les prochaines courses. J’étais là pour les vacances et prendre du plaisir. J’essayais de prendre des repères pour ma course dans six semaines. Au début j’étais pas en super forme, mais petit à petit je me suis repris. Il y a eu une belle bagarre entre nous trois. Je ne connaissais pas mes deux adversaires. Clément Génot était très bon en descente, Eliott Robin-Saje était meilleur en montée et j’ai été contraint de m’adapter. Et puis j’ai eu l’opportunité de passer devant dans la dernière ascension vers Alzu. Je suis très heureux d’avoir gagné », déclarait Benjamin Roubiol sur la ligne d’arrivée.
Clément Génot ne pensait pas passer sous les 8 heures de course, « je suis donc extrêmement satisfait. Je fais 7h37’ et je fais mieux que Santelli, c’est quand même une référence. Pourtant j’ai eu du mal sur la fin, mais j’ai tenu bon. Merci à tous les bénévoles et aux spectateurs car on est vraiment encouragés tout le long du parcours et ça nous booste ».
Eliott Robin-Saje venait compléter le podium en un temps de 8h19’27’’.
Quelques minutes plus tard ce sont les premiers concurrents du Tavignanu Trail qui pointaient à l’entrée de la ville. Il fallait faire de la place sur la ligne d’arrivée !
«C’est une ambiance hors du commun »
C’est Romain Discher, qui a fait la course en tête, qui se présentait en haut de la place Paoli. Malgré son genou droit en sang, il finissait l’épreuve au sprint signant un temps de 3h19’03’’.
En franchissant la ligne d’arrivée, il avouait avoir souffert dans la descente d’Alzu : « J’ai eu droit à des chutes et à des crampes aux deux mollets. J’ai été obligé de m’allonger sur la terre en espérant que ça passe vite. J’ai eu très chaud sur les derniers kilomètres et la caillasse interminable où il faut être vigilant en permanence. Je ne connaissais pas le caillou corse, et j’en ai bien bouffé et c’était succulent. En revanche, c’est une course exceptionnelle. A présent je me prépare pour ma prochaine course dans six semaines et merci encore à toutes et tous ceux qui était aux ravitaillements et sur le parcours. C’est une ambiance hors du commun ».
L’Espagnol Miguel Benitez qui se classait à la deuxième place (3h21’30’’) devant le Français Mélaine Le Palabe (3h31’19’). La première féminine, Emilie Bulle, terminait l’épreuve à la 7e place du général avec un temps exceptionnel de 3h56’42’’.
Pierre-Léonard Giuliani à la 314e place de l'UTC : une énorme émotion
Et puis parmi les arrivées de l’Ultra Trail di Corsica qui se poursuivaient, on notait celle de Pierre-Léonard Giuliani à la 314e place, suscitant une énorme émotion de la part de ses proches. Une arrivée saluée encore plus que les autres car le jeune cortenais avait été victime d’un très grave accident de moto il y a trois ans alors qu’il se préparait pour prendre le départ de cet UTC. On le donnait mort, et à force de courage « de prières de mes proches et de mes amis, je suis encore là. Je devais participer l’an passé à cette course, mais j’ai eu une nouvelle opération au visage. Je me suis préparé pour cette année et voilà j’ai réussi. Cette course me tenait à cœur d’autant que je voulais courir pour Chloé Aldrovandi à qui je dédie ma place de finisher. Ce fut très dur, mais j’y suis arrivé », disait Pierre-Léo entouré de ses parents, Jacques et Baptistine…
Notons enfin que la victoire du relais à deux sur l’UTC est revenue à l’équipe cortenaise composée de David Caudoux et de Jean Hoarau. Ils ont bouclé les 110 kms de l’épreuve en un temps de 19h12’56’’.
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