Fondée en décembre 1970, l'Adecec, Association pour le développement des études archéologiques, historiques, linguistiques et naturalistes du Centre-Est de la Corse, est née dans un contexte bien particulier. "On est dans le contexte du Riacquistu, cette réappropriation des années 70 où les gens avaient vraiment besoin de se réapproprier leur langue et leur patrimoine qui étaient en train de disparaître", explique Corinne Champier, directrice de l'association. Deux objectifs fondateurs, toujours d'actualité : la sauvegarde du patrimoine et de la langue corses. "L'Adecec, c'est une association de militants de la langue, de la culture et du patrimoine de la Corse", résume sa directrice.
Un musée, une radio, une banque de données
Dès sa création, l'association engage deux chantiers majeurs. D'abord le musée ethnographique, ouvert en 1975, aujourd'hui le plus important de Corse. "C'est un musée d'art et de tradition populaire. Il raconte la Corse de la fin du XIXe et du début du XXe, une Corse essentiellement agro-pastorale", détaille Corinne Champier. Réparti sur quatorze pièces, il rassemble plusieurs milliers d'objets. Côté langue, l'Adecec commence par éditer de petits lexiques thématiques (le droit, la maison, l'automobile, le football), qui donneront naissance dans les années 2000 à une banque de données linguistique consultable en ligne et sur mobile, unique en son genre.
L'association anime également, depuis le début des années 80, la radio Voce Nustrale, qui diffuse ses programmes en langue corse, dont une matinale quotidienne de 8 heures à midi. Avec six salariés, l'Adecec fait figure de véritable PME culturelle dans ce village de la Casinca. "Elle est ouverte du 1er janvier au 31 décembre, tous les jours ou presque", souligne sa directrice, entre travail de traduction, conservation du musée, enrichissement de la banque de données et ateliers d'apprentissage du théâtre et du chant polyphonique.
L'association anime également, depuis le début des années 80, la radio Voce Nustrale, qui diffuse ses programmes en langue corse, dont une matinale quotidienne de 8 heures à midi. Avec six salariés, l'Adecec fait figure de véritable PME culturelle dans ce village de la Casinca. "Elle est ouverte du 1er janvier au 31 décembre, tous les jours ou presque", souligne sa directrice, entre travail de traduction, conservation du musée, enrichissement de la banque de données et ateliers d'apprentissage du théâtre et du chant polyphonique.
Cervioni, capitale historique et terre d'ancrage
Si l'Adecec a vu le jour à Cervioni, c'est d'abord parce que ses fondateurs, un groupe de professeurs du collège local, y vivaient et y travaillaient. Mais le choix résonne aussi avec le riche passé du village. "Cervioni demeure la capitale historique de la Corse", rappelle Corinne Champier. C'est ici que Théodore de Neuhoff, unique roi de Corse, s'installe pour un règne éphémère de neuf mois durant lequel "toutes les capitales européennes avaient les yeux tournés vers ce petit village". C'est aussi à Cervioni que Pascal Paoli installe la première imprimerie de son règne, avant son transfert à Corte.
Du quadrille à la pizzica, un dialogue méditerranéen
Organisées chaque année depuis les années 80, les Ghjurnate se tiennent pour la première fois sur deux jours cette année. Le thème de la danse traditionnelle est né d'une rencontre. "Diana di l'Alba demandait à participer aux journées. On s'est dit qu'il fallait que la journée colle à ce qu'offre ce groupe, et l'idée du bal traditionnel nous est venue", raconte Corinne Champier. L'association a donné une dimension méditerranéenne à l'événement en invitant une association italienne spécialisée dans la pizzica, cette danse traditionnelle du sud de l'Italie. D'où le titre, "Da u quadrigliu à a pizzica".
Concrètement, les deux après-midis débuteront par des conférences, avant des ateliers d'apprentissage animés par l'association italienne pour la pizzica et par des associations corses pour le quadrille et les danses populaires. Les soirées se clôtureront par les concerts gratuits d'Eppò et de Diana di l'Alba au couvent Saint-François, deux groupes propices à la danse et à l'animation. "On est vraiment dans le fil de la transmission de la tradition populaire, explique la directrice. On espère que beaucoup de gens viendront apprendre sur ces danses et sur les instruments corses, intimement liés à la culture du bal en Corse."
Concrètement, les deux après-midis débuteront par des conférences, avant des ateliers d'apprentissage animés par l'association italienne pour la pizzica et par des associations corses pour le quadrille et les danses populaires. Les soirées se clôtureront par les concerts gratuits d'Eppò et de Diana di l'Alba au couvent Saint-François, deux groupes propices à la danse et à l'animation. "On est vraiment dans le fil de la transmission de la tradition populaire, explique la directrice. On espère que beaucoup de gens viendront apprendre sur ces danses et sur les instruments corses, intimement liés à la culture du bal en Corse."
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