Le Carême, ce n’est pas seulement quarante jours de jeûne, de prière et de partage. C’est aussi, selon le cardinal François Bustillo, un temps propice à l’authenticité et à la pacification des esprits. Une invitation à ralentir, à s’interroger et surtout, à aimer. "Car-ême, donc il faut aimer", insiste-t-il dans un jeu de mots. "Quand on aime, on n’est pas dans la violence, on n’est pas dans le côté sombre de la vie, mais on apporte le côté lumineux à l’existence." Un message fort, alors que nombreux sont ceux qui appellent à rompre avec la spirale de la violence en Corse.
Un appel "à la lumière dans un monde tourmenté"
Le Carême est souvent perçu comme une période de privation. Mais pour le cardinal Bustillo, il s’agit avant tout d’un chemin intérieur. Un temps pour se poser les bonnes questions, pour se délester de ce qui encombre l’esprit et retrouver l’essentiel. "C’est un temps de conversion, de changement", rappelle-t-il. Non pas une transformation radicale, mais "un ajustement, une quête de justice et de sincérité." Une façon de réapprendre à vivre ensemble, sans animosité ni rancœur, en portant un regard plus lumineux sur le monde et sur les autres.
Les rendez-vous du Carême en Corse
Ce mercredi 5 mars à 18h30, les fidèles sont invités à la cathédrale d’Ajaccio pour l’imposition des cendres, un rituel marquant l’entrée dans cette période spirituelle. Une liturgie sans messe est également prévue dimanche 9 mars à 16h à Ajaccio.
À Bastia, un temps de recueillement aura lieu samedi 8 mars à 16h.
-
"Suspicion de fraude électorale" à Bastia : trois hommes renvoyés devant le tribunal de Paris
-
Ajaccio - Un jeune de 18 ans mis en examen pour meurtre après la mort d’un trentenaire
-
Incendie à Venacu : la tête du feu stoppée, une vingtaine d’hectares parcourus
-
À Bastia, la rue des Zéphyrs devient « E Zèffare - Carrughju Henri Bourdiec »
-
En visite à l’école de Pifano à Porto-Vecchio, la nouvelle rectrice réaffirme son soutien à l’apprentissage du corse









Envoyer à un ami
Version imprimable






