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CAB : La guerre des bus n'a pas eu lieu


Rédigé par le Jeudi 5 Avril 2018 à 19:38 | Modifié le Vendredi 6 Avril 2018 - 01:17


Un tract bientôt suivi par une mise au point du groupe Inseme per Bastia auguraient, pensait-on, d'un nouveau conseil communautaire agité. Il n'en a rien été notamment sur ce dossier de la délégation de service public d''exploitation des services de transport publics urbains. Il est vrai que Jacky Padovani avait pris un peu les devants en laissant entendre que ce problème "politique" devait être évoqué sur d'autre tréteaux que ceux de l'enceinte de la communauté d'agglomération de Bastia réunie pour la circonstance jeudi en fin d'après-midi à la mairie de Ville-di-Pietrabugno.


CAB : La guerre des bus n'a pas eu lieu
De fait aucun des représentants élus du MCD -François Tatti, Julien Morganti et Françoise Vesperini - venant en appui d'un collectif qui contestait les choix opéré par la collectivité - voir leur communiqué par ailleurs - est resté de marbre à l'heure où le dossier présenté par Jean-Louis Milani est venu en débat.
On a dès lors, et de manière sage et mesurée, abordé le dossier qui tend ,à terme, a diminuer le nombre de voitures en centre-ville au profit des transports en commun.
De quoi s'agit-il ?
La CAB a missionné l'association Agri pour effectuer un audit et régulariser la situation qui a évéolué depuis 2012 date de la DSP (délégation de service public) confiée à la Sociét des autobus bastiais.
Et à la suite de cet audit, il était proposé au conseil communautaire un avenant portant l'offre kilométrique annuelle supérieure de 2,69% sans incidence financière puisque ainsi que le soulignait le rapporteur, "l'évolution de l'offre kilométrique respecte les limites n'appelant pas une évolution de la contribution financière forfaitaire".

Finalement la guerre du bus (et de la ligne de l'Arinella), n'a pas eu lieu.
Certes Jean-Joseph Massoni et Louis Pozzo di Borgo ont estimé "qu'il fallait voir plus loin". Michel Rossi a dit son espoir de voir la raison prévaloir. Guy Armanet, lui, a souligné la nécessité d'une réadaptation après expertise,  Francis Riolacci s'est étonné du fait que les usagers n'aient pas été consultés, ce que Ivana Pollisini n'a pas manqué de relever en précisant cette ligne - décidée après consultation et inaugurée en grande pompe - répondait à une nécessité.
Du coup François Tatti s'est félicité que les débats aient pris un tour apaisé.
Mais auparavant Mattea Lacave n'avait manqué de souligner que dès lors le problème de cette ligne avait été porté sur la voie publique, il était normal qu'il suscite la réaction d'une formation politique, la sienne en l'occurrence.

L'examen des comptes de gestion et des comptes administratifs puis le débat d'orientations budgétaires ont contribué, par la suite, à faire remonter quelques tensions - habituelles - entre une partie de l'opposition et la majorité communautaire, remis au premier l'opposition entre ancienne et nouvelle mandature.
Une majorité sur laquelle Francis Riolacci a encore tiré à boulets rouges "mais une majorité qui a toute sa légitimité, qui est plurielle et qui va bien" a rétorqué Louis Pozzo di Borgo.
 

Le MCD opposé à la réduction des lignes de bus à Bastia
Le MCD prend acte de la position d’Inseme per Bastia qui, au nom de la majorité municipale, cautionne la réduction des lignes de bus pour maintenir la navette de l’Arinella.
Le MCD considère qu’il s’agit d’une erreur grave. En effet, au lieu d’augmenter les lignes utiles, celles qui transportent des milliers de personnes tous les jours, on les diminue au profit d’une ligne qui n’a pas montré d’utilité.
La navette de l’Arinella a été testée pendant plus d’un an sans succès. Elle transporte un peu de monde en été, mais de septembre à juin elle transporte rarement plus de 4 personnes par jour. De sorte que les 64 rotations qu’elle effectue tous les jours sont totalement vides la plupart du temps. La majorité propose de la maintenir au motif qu’il faut du temps pour installer une nouvelle ligne. Cela pourrait s’entendre si on constatait une augmentation. Or c’est le contraire qui est observé.
Réduire les autres lignes pour maintenir la navette de l’Arinella est une erreur économique, écologique et sociale.
En effet, pour financer cette navette qui tourne à vide, la majorité municipale veut réduire le nombre de bus affectés aux autres lignes et notamment, la ligne 1 qui relie le centre ville à Lupino, Montesoro et l’hôpital. Cette décision va éloigner un peu plus les quartiers populaires du centre ville alors que les rapprocher est un enjeu stratégique, à la fois politique mais aussi économique et social.
Mais elle va aussi réduire la desserte de Toga, la desserte des Cimes et de Super Bastia, et bien d’autres lignes.
Tout ça dans quel but ? On se le demande bien !



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