Devant le lycée Jean-Nicoli, dans la rue Napoléon, dans la rue César-Campinchi... il n'est plus rare de voir à Bastia des inscriptions comme "Beata 2016" ou "Julie 2019".
Ces collages ne sont pas là pour "faire beau", mais pour interpeller les passants sur les féminicides, nombreux, en Corse. Pour cela, pas besoin de beaucoup de moyens : un peu de colle à papier peint, des feuilles blanches et de l'acrylique noire.
Dans la lignée de la mouvance nationale "Nous toutes", et de l'action de la parisienne Marguerite Stern, ancienne Femen de 29 ans, que des petits groupes autonomes d'environ 5 personnes se sont créés pour venir coller, le soir, des phrases chocs dans les rues de Bastia.
Rencontré en ville, un "colleur" que l'on appellera Julien raconte : "Quand les gens voient ces messages dans la rue ils se posent des questions, cela ne les laisse pas indifférents, c'est important."
Un nombre de féminicides élevé
En 10 ans, 8 femmes ont été tuées en Corse par leurs compagnons, maris ou ex conjoints, soit presque un féminicide par an. Des chiffres importants qui montrent bien que notre île n'est pas épargnée par les violences conjugales.
Ces collages ne sont pas là pour "faire beau", mais pour interpeller les passants sur les féminicides, nombreux, en Corse. Pour cela, pas besoin de beaucoup de moyens : un peu de colle à papier peint, des feuilles blanches et de l'acrylique noire.
Dans la lignée de la mouvance nationale "Nous toutes", et de l'action de la parisienne Marguerite Stern, ancienne Femen de 29 ans, que des petits groupes autonomes d'environ 5 personnes se sont créés pour venir coller, le soir, des phrases chocs dans les rues de Bastia.
Rencontré en ville, un "colleur" que l'on appellera Julien raconte : "Quand les gens voient ces messages dans la rue ils se posent des questions, cela ne les laisse pas indifférents, c'est important."
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