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Bastia : "Ça, c'est pas nous…"


Rédigé par le Samedi 8 Décembre 2018 à 14:03 | Modifié le Samedi 8 Décembre 2018 - 23:03


Ils n'étaient pas nombreux mais aussi déterminés qu'au premier jour pour faire entendre leurs revendications le "Gilets jaunes" de Bastia. D'abord devant les grilles de la préfecture puis au rond-point Nogues, à deux pas de la mairie de Bastia, où ils ont organisé un barrage filtrant tout au long de la matinée. Un petit groupe pacifique et de bonne humeur contrastant avec le comportement des auteurs des incidents dont on vous parle par ailleurs. Une situation dont ils se sont désolidarisés rapidement à l'image de ce "Gilet jaune" rencontré à proximité de la préfecture qui a assisté, impuissant, aux débordements de la journée.


Les poubelles finissent de consumer au beau milieu de la chaussée. Les pompiers appelés sur les lieux quelques minutes auparavant achèvent d'inonder ce qui reste des conteneurs. Des jeunes gens, cagoulés et masqués, récupèrent une partie des bouteilles dispersées sur le trottoir.
A quelques mètres de là les parasols d'un restaurant et les bacs à fleur de la gare ont été renversés.
Et à proximité ce "Gilet jaune", d'apparence jeune, qui pour se protéger du froid et qui ne veut en aucun cas se mettre en avant dans ce combat qu'il mène avec d'autres, a le visage en partie dissimulé.


"Ça, c'est pas normal" nous dit-il en montrant bacs à fleur et parasols au sol et les jeunes qui se multiplient sur le trottoir.
"Et ce n'est pas nous. Nous sommes des pacifiques. Nous ne voulons pas d'affrontement" dit-il tranquillement.
"Ce matin quand nous avons pris position au rond-point Nogues, les policiers sont venus nous demander nos intentions. Blocage ? Ralentissement ? Quand nous leur avons dit que nous voulions uniquement ralentir la circulation, ils sont repartis... "
"Créer des incidents, ce n'est pas le bon moyen pour faire avancer le problème"

Il n'en demeure pas moins que l'homme est inquiet et s'il sait qu'il faudra poursuivre la lutte pendant un bon moment encore, pour espérer faire plier nos gouvernants.
"En  attendant nous devons vivre avec nos angoisses au quotidien. Se lever de bonne heure, travailler parfois 6 jours, parfois cumuler 2 emplois pour être en mesure de donner à manger à nos enfants."
"On ne peut plus continuer de la sorte. Le Gouvernement doit à présent prendre des mesures."
Pendant que nous avons du mal à subvenir aux besoins de nos familles, l'Etat continue à mener un train de vie qui tranche avec le niveau de vie des Français. Trop c'est trop. Nous ne sommes pas contre le fait de payer des taxes, mais pas à ce niveau. Il faut aussi , je le répète, que l'Etat diminue son incroyable train de vie.".


L'avenir immédiat ?

"Il faut que la Corse, qui a été exemplaire jusque-là durant cette crise, n'imite ce qui se passe ailleurs. Cela desservirait l'île encore plus. Mais c'est peut-être ce que l'on attend en haut lieu. Mais nous ne n'emprunteront pas cette voie.".





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