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Municipales 2026 - Francis Riolacci : « Nous voulons ouvrir l’espoir du changement à Bastia »


Léana Serve le Jeudi 5 Mars 2026 à 10:37

À 11 jours du premier tour des élections municipales, Francis Riolacci, tête de liste de la liste « Bastia in Cumunu – Bastia en Commun », a organisé un meeting ce mercredi soir à la salle polyvalente de Lupino. Devant une centaine de personnes, il a défendu un programme axé sur le pouvoir d’achat, le logement social, la culture et les services publics, tout en dénonçant le bilan de la majorité sortante.



Municipales 2026 - Francis Riolacci : « Nous voulons ouvrir l’espoir du changement à Bastia »

C’est Francis Riolacci, candidat à la mairie de Bastia pour le Parti communiste, qui a entamé le bal des meetings ce mercredi soir à la salle polyvalente de Lupino. Devant une centaine de personnes, ils sont sept à s’être succédé au pupitre pour aborder plusieurs points clés de leur programme, à 11 jours du premier tour des élections municipales.
 

Michel Stefani a d’abord abordé le sujet de « la cherté de la vie quotidienne », une thématique « très ancienne ». « L’indifférence de la majorité municipale ne mérite que la sanction », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la liste du Parti communiste est « la seule liste de gauche à proposer clairement dès le premier tour, de sanctionner la politique libérale conduite à Bastia comme à la CAB pendant 12 ans ». « Nous voulons transformer cette sanction en alternative comme le demandent les Bastiais. La priorité sera d’améliorer leur vie en mettant en œuvre une politique pour leur rendre leur pouvoir d’achat. Nous ferons ce que nous dit notre ligne de conduite depuis que nous avons lancé notre appel le 26 mars », a-t-il indiqué, avant de lancer que « le 15 mars, les Bastiais pourront choisir le camp du peuple et défendre leurs intérêts, tout en renouant avec une politique de gauche, la gauche de l’espoir et des victoires communes. »
 

Ange Rovere, dernier de la liste, a ensuite pris la parole, notamment pour parler « du prix de l’eau » qui « ne cesse de grimper aujourd’hui et depuis 2014 ». « L’eau va bientôt devenir plus chère que le champagne », a-t-il ironisé, avant de poursuivre en abordant le sujet du théâtre, actuellement en travaux. « 30 ans après son ouverture, le théâtre a connu un cataclysme : il s’appelle Pierre Savelli, et on ne sait pas quand nous pourrons de nouveau assister à des spectacles et à de l’opéra dans ce qui a été au cœur de la vie culturelle de la ville de Bastia. La ville a dégringolé de sa place de capitale culturelle. »
 

Un axe culturel sur lequel a insisté Marina Luciani, en 14e position sur la liste. « Notre orientation politique est claire : il faut permettre un accès à la culture à tous et sous toutes ses formes. Aujourd’hui, on a vu le déclin du théâtre par exemple, les nationalistes ont fermé le théâtre et on ne sait pas quand ils vont le rouvrir et pour quoi faire. Il faut maintenir les cinémas, soutenir les festivals et renforcer l'éducation populaire », a-t-elle déclaré, en insistant également sur la langue corse. « Elle n’est pas là pour diviser les gens, c'est quelque chose qui doit rassembler les gens dans un monde où tout s’uniformise. Bastia propose des lieux patrimoniaux incroyables, c’est un écrin qui mérite d’être mis en valeur de façon plus forte et plus visible. Nous voulons permettre de mettre en place une offre culturelle adaptée à tous, car elle est la garante du vivre ensemble. »
 

C’était ensuite au tour de Pascal Rossi, 3e sur la liste, d’aborder l’échéance municipale en vantant « une liste qui est la clarté d’une gauche diverse et citoyenne ». Il en a également profité pour parler de la majorité municipale sortante, placée selon lui « sous l’ombre de Gilles Simeoni et bâtie dans un grand fourre-tout électoral ». « Quand on prétend être de gauche, de droite et du centre, on finit par être de nulle part. Durant la mandature, pas moins de 25 millions d’euros ont été pris aux Bastiais, une hausse brutale des taxes locales qui vient frapper les travailleurs et les classes moyennes. C’est pourquoi nous construirons 1 500 logements sociaux, parce que se loger est fondamental. » Il a également parlé du projet de création « d’une maison de santé communale dans l’îlot de La Poste, afin que chaque citoyen puisse trouver un médecin près de chez lui ». « C’est notre responsabilité de préparer la ville de demain, et nous préparerons Bastia aux défis futurs, nous améliorerons l’espace public, nous entamerons le projet du nouveau port de la Carbonite et nous repenserons la circulation en centre ville. Les 15 et 22 mars, préparons l’avenir ! »
 

Toussainte Devoti, 2e sur la liste, a quant à elle choisi d’aborder le sujet des quartiers de la ville, « des quartiers authentiques avec une qualité : l’humain ». « On veut que les problèmes soient résolus pour que ça soit vivable pour les habitants, c’est pourquoi nous avons le projet de la création d’un parking dans notre programme, parce que nous nous devons de dire les choses parce qu’elles sont réelles. Nous ne manquons pas de courage, nous allons à la bataille avec nos moyens, notre conviction et notre cœur. »
 

Enfin, Francis Riolacci, tête de liste, a tenu à rappeler que « nous nous présentons devant les Bastiais en ayant choisi un chemin difficile, celui de la clarté et de la cohérence ». « Notre liste est composée de femmes et d’hommes engagés pour renouer avec la politique de gauche pour Bastia », a-t-il déclaré en ouverture de son discours, avant de s’attarder sur le sujet du logement. « 4 000 Bastiais occupent des logements surpeuplés. Avec le pouvoir d’achat, notre liste a mis le logement au centre du débat politique. Le logement social est la seule réponse digne pour les habitants qui vivent dans la précarité. La majorité sacrifie le logement social par choix politique. Depuis leur arrivée, seulement une centaine de logements sociaux ont été construits. Nous affirmons clairement qu’il faut 1 500 logements sociaux nouveaux à Bastia. »

Il a ensuite déclaré que « notre liste est la liste de gauche qui appelle à sanctionner le bilan de la majorité sortante ». « Le seul vote utile de gauche pour renouer avec une politique plus juste, c’est Bastia in Cumunu - Bastia en Commun ». Il a ensuite évoqué la possibilité de travailler « à l’unification des oppositions » au second tour, « sauf avec l’extrême droite » pour « proposer une alternative à la majorité municipale sortante ». « Notre démarche est constante depuis des mois, et c'est par clarté et par cohérence que nous convaincrons les Bastiais. Au 1er tour, prenez le bulletin de la liste Bastia in Cumunu - Bastia en Commun. Nous voulons ouvrir l’espoir du changement à Bastia », a-t-il conclu, avant que ne retentisse La Marseillaise dans la salle polyvalente pour clôturer le meeting.