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Ajaccio : La nuit d’Althusser de Simon Jallade à l'Aghja


Rédigé par le Vendredi 23 Novembre 2012 à 00:29 | Modifié le Mercredi 2 Janvier 2013 - 22:11


Deux ans après Le Sous-Sol, Françoise Maimone, compagne de route de l’Aghja, nous présente son dernier spectacle, tout aussi bouleversant et pétri d’humanité.


Ajaccio : La nuit d’Althusser de Simon Jallade à l'Aghja
Le dimanche 16 novembre 1980 à 9 heures, le philosophe Louis Althusser tuait sa femme dans le petit appartement de l’École Normale Supérieure de Paris, rue d’Ulm. Reconnu irresponsable, il fut interné pour troubles mentaux. L’affaire était close. L’incompréhensible aurait nom de folie… Une nuit pour tenter de comprendre les contradictions, les confusions de sentiments à travers une écriture dramatique faite de touches légères évoquant des silences, des immobilités dans cet espace d’enfermement où chacun s’égare dans ses doutes, ses interrogations. Ils sont quatre figures qui tentent de se révéler à vif : Althusser qui théorise, cherche à rendre intelligibles les moindres détails de sa vie, le Préposé, comme un « accoucheur d’esprit », un « brûleur de question », la lingère qui raconte le quotidien d’un amour tu, l’huissier de justice annonçant le verdict plus impitoyable que la condamnation à mort, c'est-à-dire, l’oubli…
« (…) Plus que la décision d’une justice, c’est la vie d’un homme qui s’éclaire, de débuts d’explications, peut-être, de bribes de raison, s’il y en a, de ses contradictions et de ses incohérences, sûrement, de ses halos de fascination et de questionnements qui persistent encore. Althusser était un homme au parcours très bizarre, dont la jeunesse a été à la fois aisée et meurtrie  et dont l’âge adulte sera marqué par la tragédie et la folie. (…) Cette pièce est très belle, excessivement intéressante. (…) Jallade a réussi la prouesse de traiter l’histoire d’une manière très humaine et dans une langue très simple, à la manière d’une pièce de Tchekhov, où l’on se trouve très proche des personnages, où on les aime et où l’on pardonne. »
LA MONTAGNE
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Mercredi 28 et jeudi 29 novembre 2012, 21 heures
Éditions Comp’Act
Mise en scène : Françoise Maimone
Avec : Julio Guerreiro, Stéphane Kordylas, Nathalie Legros, Stéphane Naigeon
Scénographie : Brigitte Bosse-Platière et Françoise Maimone
Lumières : Stéphan Meynet et Françoise Maimone
Costumes : Anne Dumont
Musique : Gérard Maimone
Régie son : Olivier Leydier et Stéphane Pauze
Coproduction : Compagnie Françoise Maimone / Université Claude Bernard Lyon 1 / La Fabrique – Scène Conventionnée de Guéret

 




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