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Ajaccio - L'enquête visant le maire, Stéphane Sbraggia, classée sans suite


AFP le Mercredi 7 Janvier 2026 à 21:04

Une enquête préliminaire, ouverte pour abus de confiance et recel d'abus de confiance, visant le maire divers droite d'Ajaccio Stéphane Sbraggia, a été classée, a indiqué mercredi à l'AFP le procureur de Bastia.



(Photo : Archives Paule Santoni)
(Photo : Archives Paule Santoni)
Une enquête préliminaire, ouverte pour abus de confiance et recel d'abus de confiance, visant le maire divers droite d'Ajaccio Stéphane Sbraggia, a été classée, a indiqué mercredi à l'AFP le procureur de Bastia.
 
"L'enquête est classée à défaut de charges suffisantes démontrant le caractère fictif de l'emploi occupé par M. Sbraggia au sein de HD2A" (Handicap Dépendance Corse-du-Sud), une association qui gère deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad) et deux foyers d'accueil médicalisé, a indiqué à l'AFP Jean-Philippe Navarre, procureur de la République de Bastia, en confirmant une information de Corse-Matin.
 
En juin dernier, l'élu avait été brièvement placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête. "Au terme de l’enquête et des explications apportées par l'intéressé, cette mesure a été levée et celui-ci laissé libre de toute charge", avait alors indiqué à l'AFP M. Navarre.
 
Concernant le classement de l'enquête, "le maire accueille cette décision avec satisfaction mais sans étonnement", a indiqué la mairie dans un communiqué, réaffirmant que "son engagement public s'est toujours exercé dans le respect scrupuleux des règles".
 
En janvier, des perquisitions avaient eu lieu à la mairie, au domicile du maire, à la CAPA (communauté d'agglomération du pays ajaccien) et dans les locaux de l'association HD2A, dont M. Sbraggia est le directeur, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires conduites par le pôle économique et financier du parquet de Bastia et confiées au service de police judiciaire d’Ajaccio, avait précisé Jean-Philippe Navarre.
 
L'enquête qui vient d'être classée avait été ouverte sur le fondement d'un signalement du préfet de la Corse-du-Sud relatif aux conditions du cumul des activités et des rémunérations du maire d'Ajaccio, notamment au sein de l'association HD2A.
 
La seconde enquête, qui est toujours en cours, a précisé le procureur, avait, quant à elle, été ouverte pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics et concernait les "conditions de l’emploi de proches au sein des deux collectivités de la mairie et de la communauté d’agglomération d’Ajaccio", avait précisé en janvier le magistrat.
 
Une troisième enquête, ouverte pour détournement de fonds publics et portant sur la décision du conseil municipal d'Ajaccio, le 7 novembre 2024, de vendre un terrain communal à un particulier, Jacques Simongiovanni, pour régulariser un désordre foncier, est également toujours en cours, selon le magistrat.
 
En mars, les 30 conseillers municipaux, de la majorité et de l'opposition, qui avaient participé à la délibération avaient été entendus par les gendarmes.