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250 euros d’amende pour le premier prud’homme d’Ajaccio : Un signe d’apaisement


Rédigé par José FANCHI le Jeudi 26 Octobre 2017 à 17:42 | Modifié le Jeudi 26 Octobre 2017 - 17:54


Le 7 juin dernier, Xavier d’Orazio, Premier Prud’homme d’Ajaccio, s’était opposé à un contrôle à la halle des pêcheurs par les représentants des Affaires maritimes. Après des discussions, même si le, ton est monté, on en était resté là. Avec, quelques mois plus tard, une plainte à l’appui suivie d’une comparution


250 euros d’amende pour le premier prud’homme d’Ajaccio : Un signe d’apaisement
Xavier d’Orazio, premier prud’homme des pêcheurs d’Ajaccio, comparaissait, jeudi, devant le tribunal d’Ajaccio pour une plainte déposée par les Affaires Maritimes parce qu'il s’opposait à la vérification des prises se trouvant dans les bassins de la halle aux poissons. Selon Xavier d'Orazio, tous les pêcheurs de langouste possèdent à bord de leur embarcation, un étalon distribué par le comité régional des pêches permettant de mesurer les prises. Un échange houleux avait suivi mais on en était resté là.
 
 
Jeudi matin, Xavier d’Orazio a été condamné à 250 euros d'amende. A sa sortie du tribunal, le Premier Prud’homme a été longuement applaudi par les pêcheurs et amis venus lui témoigner  leur solidarité. Pour son avocat, Me Antoine Vignier-Orsetti, la peine est honnête et représente un signe d'apaisement. 
 
Reprise du dialogue souhaitée
"On peut remercier le parquet d'Ajaccio qui a pris la bonne décision. La peine d'amende qui a été infligée à Monsieur d'Orazio est une décision  très correcte. Raison pour laquelle nous l'avons acceptée. Il n’y a pas eu de procès public. En effet, le Premier Prud’homme est passé devant le délégué du Procureur dans un débat à huit clos, au terme duquel il a été proposé une peine correcte qui a d’ailleurs été acceptée par M. D’Orazio. Ce que j’ai demandé, je l’appelle de tous mes vœux, c’est qu’il y ait une reprise de dialogue entre les représentants de l’Etat et la Prud’homie d’Ajaccio. Ce qui s’est passé en juin dernier, cette entrave au contrôle, n’aurait pas dû se passer. Et cela  n’aurait certainement pas eu lieu si la DDTM avait associée la Prud’homie au contrôle. Je ne vois pas pourquoi on suspecterait cette dernière de quelque chose en l’excluant de ce contrôle. J’ai dit tout à l’heure au délégué du procureur de la République que lorsqu’on veut faire une perquisition au cabinet d’un avocat, le procureur décroche son téléphone et en avise le Bâtonnier. Je pense donc que M. D’Orazio aurait pu être associé à ce contrôle. Cette affaire s’achève dans l’apaisement et il y a tout lieu de s’en féliciter. »
 J. F.



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