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​Georges Mela : « Porto-Vecchio est devenue, grâce au festival, une terre de cinéphile de premier plan »


Rédigé par Vincent Marcelli le Jeudi 25 Octobre 2018 à 00:40 | Modifié le Vendredi 26 Octobre 2018 - 00:29


Le festival du film politique ne serait sans doute pas ce qu’il est sans l’implication, notamment en termes d’infrastructures dédiées au septième art, de la municipalité. Analyse, à cinq jours de la cérémonie d’ouverture, avec Georges Mela, maire de la commune.


​Georges Mela : « Porto-Vecchio est devenue, grâce au festival, une terre de cinéphile de premier plan »
- Que représente le festival du film politique pour la municipalité de Porto-Vecchio ?
- C’est une programmation qui est devenue, en peu de temps, un rendez-vous incontournable. Il s’est imposé en une année comme une manifestation culturelle phare de notre ville. Elle met à l’honneur des personnes qui ont voulu faire de Porto-Vecchio une terre d’acteurs. Certains ont même franchi la méditerranée et embrassé une brillante carrière.

- Comment, la municipalité s’implique-t-elle dans ce projet ?
- Elle s’est impliquée, de façon très importante dès l’origine dans la mesure où le festival n’existait nulle part ailleurs.  Quand j’ai rencontré Karl Zéro il y a quatre ans à Bonifacio et que ce projet avait été évoqué, nous savions que l’on pouvait entrevoir une telle manifestation à Porto-Vecchio. D’autant que nous avions la chance de bénéficier d’infrastructures parfaitement adaptées avec le Centre Culturel et la Cinémathèque. Je savais que les initiateurs du festival pourraient bénéficier d’un concours sans faille de la municipalité.

- Que peut-on retenir de la première édition ?
- Le coup d’essai, puisqu’il s’agissait du début, s’est transformé en coup de maître avec une belle programmation, un public déjà très nombreux et un parterre très important au niveau du jury. Beaucoup de membres très connus au niveau de la TV. Cette année encore, la qualité du jury a été rehaussée : Patrick Poivre d’Arvor, Sylvie Pialat, Virginie Camels, première adjointe du maire de Bordeaux, ou encore Michel Field.

- Porto-Vecchio, bastion fort de la politique insulaire, s’imposait pour abriter une telle manifestation ?
- À plusieurs titres puisque Porto-Vecchio est devenue, grâce à ce festival une terre de cinéphile de premier plan. Pour preuve, la ville abrite la cinémathèque de Corse. Et je rappelle, à cet effet, qu’elle est née de la rencontre entre des collectionneurs de films hors pairs qu’étaient Jean-Pierre Mattei et bien sûr, le docteur Jean-Paul de Rocca Serra qui en est le témoignage le plus éloquent avec une cinquante années d’une carrière politique bien remplie en Corse.

- Le festival est-il appelé à se pérenniser ?
- C’était une volonté forte de pouvoir le créer ici à Porto-Vecchio. L’autre challenge consiste, en effet, à l’inscrire dans la durée pour la bonne raison qu’il est positionné à la fin du mois d’octobre. C’est un prolongement naturel au niveau des activités sportives ou culturelles dans ce que tout le monde a coutume d’appeler l’allongement saisonnier. Et l’on ne pourra allonger la saison que si les municipalités et les politiques que nous sommes, s’impliquent dans la promotion de telles manifestations.
 




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