Seule sportive féminine insulaire en voile reconnue Sportive de Haut Niveau, plus jeune athlète à avoir intégré le Pôle France de voile de La Grande Motte, Lou-Anne Santelli,17 ans, est vice-championne de France de voile multicoque Nacra 15 et membre du pôle espoirs France. Sur catamaran Nacra 17, elle poursuit de multiples objectifs : régates, coupes, championnats, préparation des jeux olympiques... Ayant dû s’exiler pour évoluer au plus haut niveau, elle a aujourd’hui besoin de soutien pour continuer à performer. « Le Nacra 17 est une discipline olympique parmi les plus exigeantes et par passion et détermination, j’ai dû quitter la Corse pour m’entraîner sur le continent » explique la jeune Bigugliaise. « Mon père est moniteur de voile et il travaillait l’été sur la base nautique de Cap Sud à Venzolasca. Il faisait découvrir la voile aux colonies de vacances venant en Corse et aux centres aérés de Borgo et Biguglia dont je faisais moi-même partie. J’avais 4 ans».
De la voile dans son ADN
C’est donc aux côtés de son père, Don Jérôme, que Lou-Anne s’est prise de passion pour cette discipline sportive. Au fil des ans, tout en pratiquant la gymnastique, la voilà complétant régulièrement les équipages incomplets des stages. Et la gamine prend goût à la vitesse et à ce sentiment de liberté entre ciel et mer. « A 12 ans, mon père m’a alors inscrite au Club Nautique Bastiais où j’ai commencé à régater sur catamaran. Tout d’abord à la barre, je me suis vite aperçue que la souplesse acquise en gymnastique, se révélait un véritable atout dans le rôle d’équipière ».
Voulant sans cesse progresser, elle répond alors à un appel de la Fédération de voile afin d’intégrer un pôle espoir. A 14 ans, elle embarque pour La Nouvelle Aquitaine et La Rochelle. Déracinement totale pour l’ado, interne dans un collège, placée dans une famille d’accueil. Mais la passion est la plus forte et Lou-Anne fait front. Malgré l’absence de palmarès significatifs à ce moment-là, elle est recrutée au sein du DRE, Dispositif Régional d’Entrainement. Les débuts sont difficiles pour la jeune Corse car son coéquipier, le barreur, jette rapidement l’éponge. « Je me suis alors retrouvée pour la fin de la saison à naviguer sur le zodiac de l’entraineur. Mais il m’a beaucoup transmis sur les réglages, l’assiette du bateau ou encore sur la stratégie de course. La saison suivante j’ai pu intégrer le pôle espoir de La Grande Motte et la saison passée, avec mon barreur, Comé Rousselère, on a remporté plusieurs régates, l’Eurocat*, et on a terminé 10e au championnat du monde et vice-champions de France en septembre », raconte-t-elle.
Bien que pensionnaire du pôle de La Grande Motte sur Nacra 17, un catamaran conçu pour la très haute compétition et la classe olympique, elle n’en lâche pas pour autant ses études et via le CNED elle prépare son bac physique/chimie. Si le parcours sportif est exceptionnel, il a un coût. La voile n’est pas le football, l’argent ne tombe pas du ciel, les sponsors sont rares. Des aides lui proviennent de la Collectivité de Corse, de la ligue corse de voile, de son club, d’Inner Wheel, de la Fondation du sport… et bien sûr de ses parents. Mais le très haut niveau en voile coute cher, très cher.
Aussi ses parents ont-ils lancé une cagnotte en ligne** car les échéances sont nombreuses : Stage de préparation au Championnat Elite à Marseille, trophée à Palma de Majorque, Championnat du Monde en mars, Coupe du Monde, régates en Allemagne, aux Pays Bas … Petit bémol dans sa préparation, une grosse catapulte à pleine vitesse lui a valu il y a quelques jours une fracture du 5ᵉ métacarpe de la main droite. Il en faudrait plus pour la décourager. «La saison n’est pas finie. Je ne pourrai pas participer au Championnat de France Elite mais je me prépare mentalement et physiquement pour la Coupe de la Princesse Sofia en mars à Palma », indique-t-elle.
Si pour Lou-Anne il est encore bien trop tôt de viser les JO de Los Angeles en 2028, elle pourrait très bien faire partie de la délégation française en 2032 en Australie. Notre jeune Corse a l’avenir devant elle, pourvu qu’on lui en donne les moyens**.
*L'Eurocat est le premier rassemblement de catamarans de sport français et deuxième européen après le Round Texel en Hollande.
** Pour aider Lou-Anne, vous pouvez participer à sa cagnotte en ligne en cliquant ici (Les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 60% grâce à la fondation du sport)
De la voile dans son ADN
C’est donc aux côtés de son père, Don Jérôme, que Lou-Anne s’est prise de passion pour cette discipline sportive. Au fil des ans, tout en pratiquant la gymnastique, la voilà complétant régulièrement les équipages incomplets des stages. Et la gamine prend goût à la vitesse et à ce sentiment de liberté entre ciel et mer. « A 12 ans, mon père m’a alors inscrite au Club Nautique Bastiais où j’ai commencé à régater sur catamaran. Tout d’abord à la barre, je me suis vite aperçue que la souplesse acquise en gymnastique, se révélait un véritable atout dans le rôle d’équipière ».
Voulant sans cesse progresser, elle répond alors à un appel de la Fédération de voile afin d’intégrer un pôle espoir. A 14 ans, elle embarque pour La Nouvelle Aquitaine et La Rochelle. Déracinement totale pour l’ado, interne dans un collège, placée dans une famille d’accueil. Mais la passion est la plus forte et Lou-Anne fait front. Malgré l’absence de palmarès significatifs à ce moment-là, elle est recrutée au sein du DRE, Dispositif Régional d’Entrainement. Les débuts sont difficiles pour la jeune Corse car son coéquipier, le barreur, jette rapidement l’éponge. « Je me suis alors retrouvée pour la fin de la saison à naviguer sur le zodiac de l’entraineur. Mais il m’a beaucoup transmis sur les réglages, l’assiette du bateau ou encore sur la stratégie de course. La saison suivante j’ai pu intégrer le pôle espoir de La Grande Motte et la saison passée, avec mon barreur, Comé Rousselère, on a remporté plusieurs régates, l’Eurocat*, et on a terminé 10e au championnat du monde et vice-champions de France en septembre », raconte-t-elle.
Bien que pensionnaire du pôle de La Grande Motte sur Nacra 17, un catamaran conçu pour la très haute compétition et la classe olympique, elle n’en lâche pas pour autant ses études et via le CNED elle prépare son bac physique/chimie. Si le parcours sportif est exceptionnel, il a un coût. La voile n’est pas le football, l’argent ne tombe pas du ciel, les sponsors sont rares. Des aides lui proviennent de la Collectivité de Corse, de la ligue corse de voile, de son club, d’Inner Wheel, de la Fondation du sport… et bien sûr de ses parents. Mais le très haut niveau en voile coute cher, très cher.
Aussi ses parents ont-ils lancé une cagnotte en ligne** car les échéances sont nombreuses : Stage de préparation au Championnat Elite à Marseille, trophée à Palma de Majorque, Championnat du Monde en mars, Coupe du Monde, régates en Allemagne, aux Pays Bas … Petit bémol dans sa préparation, une grosse catapulte à pleine vitesse lui a valu il y a quelques jours une fracture du 5ᵉ métacarpe de la main droite. Il en faudrait plus pour la décourager. «La saison n’est pas finie. Je ne pourrai pas participer au Championnat de France Elite mais je me prépare mentalement et physiquement pour la Coupe de la Princesse Sofia en mars à Palma », indique-t-elle.
Si pour Lou-Anne il est encore bien trop tôt de viser les JO de Los Angeles en 2028, elle pourrait très bien faire partie de la délégation française en 2032 en Australie. Notre jeune Corse a l’avenir devant elle, pourvu qu’on lui en donne les moyens**.
*L'Eurocat est le premier rassemblement de catamarans de sport français et deuxième européen après le Round Texel en Hollande.
** Pour aider Lou-Anne, vous pouvez participer à sa cagnotte en ligne en cliquant ici (Les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 60% grâce à la fondation du sport)
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