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Visite présidentielle - Jean-Guy Talamoni : « Dans la forme il y a une décrispation, ce qui ne veut pas dire que le fond avance »


Julia Sereni le Jeudi 10 Septembre 2020 à 20:59

Après un proposition de diner républicain éconduite, le président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a finalement rencontré le président de la République Emmanuel Macron ce jeudi 10 septembre au matin, en compagnie du président de l’Exécutif Gilles Simeoni. Une rencontre synonyme de décrispation des relations entre l’Etat et les représentants de la Corse, mais qui n’a pour l’instant pas permis d’avancer sur les fondamentaux du mouvement national, même si des éclaircies semblent se dessiner, notamment sur la question du rapprochement des prisonniers.



« J’ai toujours dit que je ne pratiquais pas la chaise vide par principe, quand on me propose une réunion sérieuse, j’y vais » explique Jean-Guy Talamoni. Et si la première invitation au diner républicain de mercredi soir ne lui semblait pas « un cadre de débat sérieux », la réunion de ce jeudi 10 septembre au matin, en revanche, l’était. C’est donc tout naturellement que le président de l’Assemblée de Corse a saisi l’occasion : « Nous ne pouvions pas gâcher une possibilité, même minime, d’exposer les positions qui sont les nôtres » argumente t-il.
 
Une séquence d’abord à trois présidents, puis ensuite en présence des ministres Schiappa, Darmanin et Gourault, ainsi que du préfet de Corse Pascal Lelarge et du directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. Sur la forme, Jean-Guy Talamoni note une réelle décrispation des relations : « Cette réunion se passait dans un cadre beaucoup plus détendu que les rencontres précédentes. Dans la forme il y a une décrispation, ce qui ne veut pas dire que le fond avance ».
 
Et le fond, pour le président de l’Assemblée de Corse, c’est avant tout le nécessaire traitement politique de la question corse : « Même s’il y a des dossiers importants, même si la question économique et sociale est importante, même s’il faut parler de tourisme, il fallait avoir une approche globale c’est-à-dire politique de la question corse. On ne peut pas réduire la question corse à une question technique, elle est avant tout éminemment politique ».
 
Et Jean-Guy Talamoni de rappeler les fondamentaux du mouvement national : « J’ai insisté sur la question des prisonniers : il faut envoyer des signaux à la société corse, un signal pourrait être bien reçu après la sortie de la clandestinité du FLNC, il n’est pas acceptable d’avoir la même situation qu’il y a quelques années » argumente t-il. La question épineuse du commando Erignac a notamment été abordée : « Ce sont des personnes à qui l’on n’a pas appliqué la loi, on les a classés DPS sans raison, simplement pour faire obstacle au rapprochement qui leur est dû. Nous demandons à ce que la loi soit appliquée ». Une requête qui a semble t-il été accueillie avec bien plus de bienveillance que par le passé - peut-être en raison de la nomination d’Eric Dupont-Moretti, ancien avocat d’Yvan Colonna, au poste de ministre de la Justice ? En tout cas, « les réponses étaient ouvertes et sur la question des prisonniers il n’y a pas de fin de non-recevoir, comme nous avions eu en 2018. Aujourd'hui on a senti une ouverture, et qu’il pourrait peut être y avoir des évolutions ».
 
Pour autant, Jean-Guy Talamoni se garde bien de tout triomphalisme : « Je ne veux être ni positif ni négatif à ce stade. Nous allons scruter avec beaucoup d’attention ce qui va se passer dans les mois à venir ». Car ce qu’il attend de Paris, ce sont avant tout « des actes, pas des engagements ».

















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