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Variole du singe : 3 cas confirmés en Corse et 21 personnes vaccinées


V.L. avec AFP le Jeudi 11 Août 2022 à 15:52

Plus de 2 600 cas confirmés de variole du singe ont été recensés en France, dont 3 en Corse, et environ 30 000 personnes - 21 sur l'ile - ont déjà été vaccinées, a annoncé mercredi 10 août 2022 le ministre de la Santé, François Braun, en assurant que les stocks de vaccins étaient suffisants pour assurer la couverture de la population cible.
Qu'est ce qu'on sait du Monkeypok, quelques mois après son apparition ?



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Trois mois après le début de l’épidémie et 28.000 cas confirmés dans le monde, les scientifiques commencent à en savoir plus sur la variole du singe et peuvent désormais identifier les symptômes spécifiques. Ils confirment une chose : la variole du singe se transmet surtout lors de rapports sexuels. 
Si cette maladie est en effet connue depuis plusieurs décennies dans une dizaine de pays africains, l'épidémie actuelle présente de nombreuses particularités, dont la première est le profil des malades. 

Ces dernières semaines, trois études, publiées dans les principales revues médicales de référence - le British Medical Journal (BMJ), le Lancet et le New England Journal of Medicine (NEJM)-, ont dressé un tableau clinique de l'épidémie actuelle, même s'il ne s'agit que de travaux précoces et réalisés à partir de quelques centaines de cas.
Elles confirment que la maladie touche essentiellement les hommes ayant des relations homosexuelles. Dans chaque étude, ils représentent presque la totalité des patients.

Quelle transmission ?
La prédominance de ce profil n'est pas une surprise car, largement documentée par de premières observations, elle a largement orienté les préconisations des autorités sanitaires.
Elle conduit surtout à une autre question. Puisque le point commun des patients touche pour l'heure à leur activité sexuelle, la maladie se transmet-elle par cette dernière ? Le sujet est sensible car certains spécialistes de santé publique craignent de stigmatiser les personnes homosexuelles en ciblant leurs rapports sexuels. Mais les récentes études sont claires. "Notre travail appuie l'idée qu'un contact corporel pendant l'activité sexuelle constitue le mécanisme dominant de transmission de la variole du singe" dans l'épidémie actuelle, résume l'étude du Lancet, réalisée dans plusieurs hôpitaux espagnols.
Cette conclusion se base notamment sur le fait que la charge virale était bien plus élevée dans les lésions cutanées des patients que dans leur appareil respiratoire. L'observation semble donc battre en brèche l'idée, avancée par certains chercheurs, que la transmission par voie aérienne jouerait également un rôle important dans les contaminations.
Cela ne signifie pas pour autant que la maladie se transmet par le sperme. L'hypothèse n'est pas exclue mais les recherches actuelles sont loin de la prouver.

Quels symptômes ?
Les trois études confirment aussi que l'épidémie actuelle se distingue par ses symptômes. Ils "diffèrent de ceux observés chez les populations affectées par les précédentes épidémies" en Afrique, résument ainsi l'étude du BMJ, dont les observations ont été faites au Royaume-Uni.
Certes, deux éléments centraux de la maladie restent largement présents: un accès de fièvre, parfois accompagné de douleurs musculaires, et des lésions sur le corps, qui se transforment ensuite en croûtes. Mais les détails varient et la question est sûrement liée à celle de la transmission car, chez les patients récents, certaines manifestations physiques apparaissent associées à une contamination lors d'un rapport sexuel. Dans chaque étude, les lésions sont souvent concentrées sur l'anus, le pénis et la bouche. A cela s'ajoutent des complications très peu observées jusqu'alors: une inflammation du rectum ou un oedème du pénis.

Qu'en est-il de la gravité de la vaccination ? 
Même si ces travaux permettent de mieux connaître la maladie, de nombreuses questions restent sans réponse. C'est notamment le cas de l'efficacité des vaccins. L'étude du Lancet montre qu'une part non négligeable (18%) des malades avaient reçu un vaccin anti-variole, censé protéger contre la variole du singe.
Cependant le vaccin semble la dernière arme contre le Monkeypox et en France en plus d’une centaine de centres de vaccination ont été ouverts pour assurer cette campagne de vaccination préventive et à compter de ce mercredi, cinq pharmacies d’officine situées en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur vont participer à la vaccination à titre de test.

La vaccination pour qui ?
La vaccination est recommandée aux groupes de personnes les plus exposés au virus :  les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et rapportant de multiples partenaires et les personnes trans multipartenaires, les personnes en situation de prostitution, les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle.
 
En Corse où pour le moment 21 personnes ont été vaccinées, on peut se faire vacciner au Centre de vaccinations internationales  de l'hôpital d'Ajaccio et à celui de Bastia.













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