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Un Sporting-panache face à Toulouse !


le Samedi 31 Août 2013 à 17:30

Deuxième succès pour le Sporting ce samedi soir à Furiani. Mais pas n'importe quel succès. Un succès-panache. Mieux. Un succès-courage. Acquis avec les tripes. Et des qualités mentales qui laissent augurer de belles soirées au stade Armand-Cesari ! Réduit à 10 après la demi-heure, il a ouvert la marque puis après avoir été rejoint a dépassé un adversaire qui a fait preuve de suffisance. Ou à tout le moins d'impuissance.



Un Sporting-panache face à Toulouse !
L'ambiance
Il y avait sans doute un petit peu moins de monde qu'à l'habitude au stade Armand-Cesari, mais l'ambiance, elle, n'a jamais fait défaut. Elle a atteint même un degré comme jamais on ne l'avait connu depuis le début de la saison. Il est vrai que M. Delerue, dont ou vous parle par ailleurs, y a largement contribué.
Une ambiance que Piotr Swiercweski a dû apprécier lui qui n'avait plus vu Furiani depuis de longues années. " Le peuple bleu, n'oublie jamais ses guerriers, Piotr uni di noi" rappelait en tribune Petrignani une banderole. La réciproque est également vraie : Piotr, qui donna le coup d'envoi en compagne de la nouvelle Miss Corse, n'a pas oublié lui non plus. 

Le match
"Ce 4eme match marquera la fin de notre préparation. A son terme nous serons fixés sur nos possibilités" affirmait Frédéric Hantz à la veille de ce Sporting-Toulouse.
Le message a dû entre entendu par ses joueurs. Cinq minutes après le coup d'envoi ils avaient déjà mis un tir cadré à leur actif et avaient causé mille tourments à leurs adversaires.
Mais ni Keserü, ni Romaric, ni davantage Khazri, premiers artilleurs, n'avaient réussi à tromper la vigilance des joueurs de Casanova.
Il y avait donc une évidente volonté de bien faire, restait encore à trouver la bonne distance, le bon tempo et à effectuer le bon choix.
A ce jeu, Toulouse après avoir fait le dos rond, commença à démontrer ce dont  elle était capable. "Cette équipe a latinisé son jeu" affirmait encore la veille l'entraîneur bastiais. La deuxième partie de la première période lui donna raison.
Pas de quoi non plus tromper, de ce côté, la vigilance  du duo Squillaci-Modesto même si sur un superbe coup-franc de Chantôme, qui avait été décalé par Didot, Landreau dut sortir le grand jeu pour éviter d'aller chercher le ballon au fond de ses filets (30e).
Puis il y eut ce coup de théâtre et ce carton rouge brandi par M. Delerue en direction de Palmieri.
Mais au lieu d'abattre l'équipe de Frédéric Hantz, elle décupla sa volonté et celle d'effacer ce qu'elle considérait comme être une injustice. 
Tous ceux qui connaissent l'Histoire du Sporting savent que dans ces conditions il se passe toujours quelque chose à Furiani.
Samedi soir ce sont les deux "K" de l'équipe bastiaise qui ont fait la différence. Khazri et Keserü. Le premier a mis un ballon en retrait pour le second. Une frappe à ras de terre plus tard, le match basculait. Mais pas du côté que l'on redoutait.
On pensait alors que le Sporting avait fait l'essentiel. Mais en infériorité numérique face à un adversaire, rompu aux joutes de la Ligue 1, il fléchissait avant l'heure de jeu et Braithwaite, libre de ses mouvements dans la surface n'avait aucun mal à tromper Landreau.
KO le Sporting ?
Mais non. Les deux K "remirent" ça sur un coup franc. Khazi servit Keserü. Le Roumain centra pour Romaric qui, au second poteau, ne se faisait pas prier pour remettre le Sporting sur les bons rails !

L'arbitre
Amaury Delerue ne s'est pas fait des amis samedi soir à Furiani.Sa décision d'indiquer la direction du vestiaire sans avertissement préalable à Julian Palmieri a fait, en tout cas, montrer d'un cran la tension sur la pelouse et dans les tribunes du stade Armand-Cesari. Faute il y eut sans doute, mais méritait t-elle une telle sanction ?
Les images sauront vous le dire mieux que nous. Pour le reste on dira de M. Delerue qui usa de ses cartons : 6 jaunes et 1 rouge, qu'il n'est pas venu pour rien à Furiani !

Le Sporting
"Ce match face à Toulouse, le quatrième du championnat, marquera aussi la fin de notre préparation. On saura à son terme de quoi nos lendemains seront faits" affirmait, encore, la veille Frédéric Hantz. Au coup de sifflet final il pouvait afficher la mine réjouie de l'entraîneur satisfait qu'il était. Son équipe a fait non seulement ce qu'il fallait moment où il fallait, mais elle a ajouté un soupçon de cette volonté qui parfois permet de soulever des montagnes.
Hantz, qui sait mieux que personne les progrès que doit encore accomplir son équipe pour passer un palier en ce début de saison, a raison de dire que sur le plan de la mental son équipe à le niveau de Ligue1. Le jour - prochain - où elle pourra lui allier toutes les promesses étalées sur la pelouse de Furiani puis celles qui viendront y pousser, elle n'aura plus aucune inquiétude à avoir pour son maintien à ce niveau.

L'adversaire
Il ne sert à rien de faire preuve de suffisance. Le TFC en a fait l'expérience à Furiani. Quand Palmieri quitta prématurément le terrain, l'équipe de Casanova crut, sans doute, qu'elle irait cueillir le succès qui lui semblait promis. Mais en football, on en a mille et une preuves, il y a toujours loin de la coupe aux lèvres. La faute à ces bastiais qui, c'est vrai, ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont confrontés à l'adversité ! 

Le bilan
Du spectacle, du suspense, des buts et des points : Le "bleu" du Sporting pouvait justement faire la fête à Furiani au terme de sa rencontre face à Toulouse. Il l'avait bien mérité. On ne va pas vous dire, bien sûr, que tout était parfait mais il faut bien reconnaître que ce nouveau Sporting, en quête de confiance et de référence, a marqué les esprits et de sérieux points sur le long chemin de la Ligue 1.
Bravo !

La fiche technique

A Furiani, SCB : 2 Toulouse : 1 (1-0)
Buts pour le SCB : Keserü (42e), Romaric (67e)
Pour Toulouse : 
Braithwaite (56e)
arbitre : M. Delerue
Avertissements :  Khazri (19e), Diakité (62e) au SCB, Aurier (33e), Aguilar (44e), Spajic (66e), Chantôme (70e) à Toulouse :
Exclusion : Palmieri (36e)
Spectateurs : 13 669
SCB : Landreau, Diakité, Squillaci, Modesto, Palmieri,Cahuzac, Romaric, Ilan puis Harek (39e), Khazri, Keserü puis Sablé (88e), Maoulida (Leca, Cioni, Genest, Raspentino, Ba, Sable)
Toulouse :
Ahamada, Aurier, Spajic, Abdennour, Didot puis Regattin (7e), Aguilar, Chantôme, Ninkov puis Ben Yeder (53e), Sylla, Trejo, Braithwaite (Blondel, Yago, Sieriex, Rodrigues, Delgado) 

Claudiu Keserü buteur et passeur !
Claudiu Keserü buteur et passeur !