Corse Net Infos - Pure player corse

Gilles Simeoni : dernière démonstration de force et ultimes salves de campagne contre ses opposants


Christophe Giudicelli le Mercredi 18 Mars 2026 à 22:32

Réuni ce mercredi 18 mars au Cosec Pepito Ferretti pour son meeting d’entre-deux-tours, Gilles Simeoni a livré une dernière démonstration de force devant ses partisans. Arrivé en tête du premier tour, le président de l’exécutif a appelé à la mobilisation tout en ciblant vivement ses adversaires, à quelques jours d’un second tour décisif à Bastia.



(Photos Gérard Baldocchi)

Même lieu, même heure : Gilles Simeoni tenait ce mercredi 18 mars à 18h30 son meeting de l’entre-deux-tours des élections municipales bastiaises. Devant plusieurs centaines de personnes réunies à l’intérieur du Cosec Pepito-Ferretti, le président de l’exécutif, arrivé en tête du premier tour avec 35,33 % des suffrages et 5 032 électeurs, a fait de ce moment une dernière démonstration de force et a encouragé ses partisans à « repartir à la conquête de ceux qui ne se sont pas encore décidés ».

À la tribune, la ligne est claire. Pour Gilles Simeoni et ses colistiers, une seule question se posera aux Bastiais ce dimanche 22 mars : « Qui voulez-vous comme maire lundi matin ? »

Mais avant cela, les colistiers de Gilles Simeoni ont chauffé la salle en déroulant leurs attaques contre leurs adversaires, plus particulièrement l’union Julien Morganti – Jean-Martin Mondoloni : « une alliance contre nature » pour le député Michel Castellani, qui a été le plus politiquement correct. Emmanuelle de Gentili parle, de son côté, d’un « puzzle », ou encore d’une invention qui ressemble à « un figatellu version vegan », dont le projet est « de faire tomber Simeoni, mais il ne tombera pas ! ». Le professeur Laurent Papazian voit en « JM et J2M deux faces d’une même pièce » et un « rassemblement qui ressemble à un casting d’une série Netflix ». Hélène Beretti, de Core In Fronte, s’est demandé, quant à elle, « ce que certains, qui se réclament nationalistes, sont allés faire dans ce panier de crabes ».

Des punchlines pour faire mouche et marquer les esprits, comme il est de coutume dans les campagnes politiques, au milieu des traditionnelles attaques sur « la crédibilité » ou « les convictions ».

Plus posé, mais tout aussi critique, Gilles Simeoni a relaté la carrière de son concurrent, la tête de liste Julien Morganti : « On peut en parler vingt ans, je n’en parlerai qu’une minute et demie », évoquant ses différents positionnements politiques et ses trahisons. Avant de revenir à la réalité du terrain politique et de la campagne, celle de convaincre les électeurs dans une élection qui ne sera jouée que dimanche à 18 heures : « J’ai vu ce soir dans la salle des militants communistes, des jeunes qui ont voté Sacha Bastelica, je les remercie », avant de poursuivre : « mais aussi des personnes qui ont voté Julien Morganti et Jean-Martin Mondoloni, et qui ont compris de façon brutale que cette conviction a été trompée ».

Peut-être le besoin, pour la majorité sortante, de ratisser plus large que prévu, malgré les 35 % et les 10 points d’avance du premier tour ? « Peut-être devons-nous nous améliorer », a lancé Gilles Simeoni aux Bastiais déçus de la majorité municipale, avant de conclure : « Vous voulez qu’on continue à faire mieux ensemble, ou faire revenir les fantômes du passé ? »
Gilles Simeoni est désormais en ordre de bataille, avec la ferme intention de s’imposer dimanche soir. Reste à savoir si les urnes lui donneront encore raison, ou si l’union des oppositions ne sortira pas mathématiquement plus forte. Réponse dimanche à 20 heures