Dès les premières heures de la journée, comme chaque 18 mars, ce mercredi, la cité impériale s’est animée pour honorer sa Madunnuccia. Des milliers d'habitués et visiteurs se sont retrouvés pour cette fête incontournable à Ajaccio, une tradition née en 1656, lorsque la ville, menacée par la peste, s’était placée sous la protection de la Vierge Marie.
Trois siècles et demi plus tard, la promesse est toujours respectée : toutes les générations se mêlent dans une même ferveur, entre tradition religieuse et attachement identitaire, perpétuant la mémoire collective ajaccienne.
Trois siècles et demi plus tard, la promesse est toujours respectée : toutes les générations se mêlent dans une même ferveur, entre tradition religieuse et attachement identitaire, perpétuant la mémoire collective ajaccienne.
Une procession entre recueillement et ferveur
À 16h30, la procession s’est élancée à travers la ville. Portée par une vingtaine de fidèles, la statue de la Madunnuccia a quitté la cathédrale sous les chants, suivie par une foule dense, recueillie et attentive.
Le cortège a parcouru les rues emblématiques d’Ajaccio, de Saint-Érasme à Saint-François, en passant par la rue Fesch et le cours Napoléon. À chaque halte, les fidèles se sont unis dans la prière et le recueillement, tandis que les porteurs élevaient la statue à plusieurs reprises, déclenchant des « Viva Maria ! » repris en chœur par tous.
La musique municipale accompagnait le cortège, enveloppant la marche d’une solennité chaleureuse qui renforçait l’intensité de ce rituel ancestral.
À 16h30, la procession s’est élancée à travers la ville. Portée par une vingtaine de fidèles, la statue de la Madunnuccia a quitté la cathédrale sous les chants, suivie par une foule dense, recueillie et attentive.
Le cortège a parcouru les rues emblématiques d’Ajaccio, de Saint-Érasme à Saint-François, en passant par la rue Fesch et le cours Napoléon. À chaque halte, les fidèles se sont unis dans la prière et le recueillement, tandis que les porteurs élevaient la statue à plusieurs reprises, déclenchant des « Viva Maria ! » repris en chœur par tous.
La musique municipale accompagnait le cortège, enveloppant la marche d’une solennité chaleureuse qui renforçait l’intensité de ce rituel ancestral.
Bénédictions et instants suspendus
Au cœur de cette après-midi, le cardinal François-Xavier Bustillo a marqué les esprits par sa proximité avec les fidèles. Multipliant les bénédictions, notamment auprès des enfants, il a régulièrement adressé un message simple et chaleureux : « Soyez heureux ».
Ces gestes sobres, mais profondément chargés de sens, ont suscité de vives émotions. Catherine, en larmes après la bénédiction de son fils Paul-André, confie la voix tremblante : « C'est un bébé que l'on a attendu tellement longtemps… aujourd’hui, c’est comme un cadeau. Je n’oublierai jamais ce moment. »
Non loin de là, Antoine, jeune père venu avec sa famille, partage lui aussi son émotion : « Ce n’est pas juste une bénédiction. Il y a quelque chose de très fort, presque indescriptible. On se sent tous unis. »
Au cœur de cette après-midi, le cardinal François-Xavier Bustillo a marqué les esprits par sa proximité avec les fidèles. Multipliant les bénédictions, notamment auprès des enfants, il a régulièrement adressé un message simple et chaleureux : « Soyez heureux ».
Ces gestes sobres, mais profondément chargés de sens, ont suscité de vives émotions. Catherine, en larmes après la bénédiction de son fils Paul-André, confie la voix tremblante : « C'est un bébé que l'on a attendu tellement longtemps… aujourd’hui, c’est comme un cadeau. Je n’oublierai jamais ce moment. »
Non loin de là, Antoine, jeune père venu avec sa famille, partage lui aussi son émotion : « Ce n’est pas juste une bénédiction. Il y a quelque chose de très fort, presque indescriptible. On se sent tous unis. »
La transmission, au cœur de la fête
Pour Gilles Andreani, responsable de la Scola di Cantu Natale Luciani – qui a sorti un nouveau titre aujourd’hui intitulé Madunnuccia - cette journée revêt une signification particulière. « Voir les jeunes s’impliquer ainsi, chanter avec autant de cœur, c’est très émouvant », explique-t-il. « La musique trouve ici toute sa place et donne vie à cette tradition. »
Dans la foule, Justine, venue avec ses enfants, observe avec attention leurs réactions au passage de la procession : « C’est important qu’ils comprennent. Ce n’est pas seulement une fête, c’est ce qui nous relie. »
Maria, retraitée ajaccienne fidèle depuis des décennies, insiste sur la continuité de cette tradition : « J’y allais déjà avec mes parents, et aujourd’hui j’y emmène mes petits-enfants. Tant qu’on sera là, la Madunnuccia continuera de vivre. »
Pour Gilles Andreani, responsable de la Scola di Cantu Natale Luciani – qui a sorti un nouveau titre aujourd’hui intitulé Madunnuccia - cette journée revêt une signification particulière. « Voir les jeunes s’impliquer ainsi, chanter avec autant de cœur, c’est très émouvant », explique-t-il. « La musique trouve ici toute sa place et donne vie à cette tradition. »
Dans la foule, Justine, venue avec ses enfants, observe avec attention leurs réactions au passage de la procession : « C’est important qu’ils comprennent. Ce n’est pas seulement une fête, c’est ce qui nous relie. »
Maria, retraitée ajaccienne fidèle depuis des décennies, insiste sur la continuité de cette tradition : « J’y allais déjà avec mes parents, et aujourd’hui j’y emmène mes petits-enfants. Tant qu’on sera là, la Madunnuccia continuera de vivre. »
Une ferveur intacte, génération après génération
Au fil des heures, entre recueillement et instants de joie partagée, la Madunnuccia a une nouvelle fois rassemblée les habitants d’Ajaccio. Bien au-delà du cadre strictement religieux, cette fête demeure un symbole puissant pour la ville et ses habitants.
Dans les regards, dans les silences comme dans les chants, une même certitude se lit : ici, la tradition ne se contente pas d’être un souvenir, elle continue de s’écrire, génération après génération.
Au fil des heures, entre recueillement et instants de joie partagée, la Madunnuccia a une nouvelle fois rassemblée les habitants d’Ajaccio. Bien au-delà du cadre strictement religieux, cette fête demeure un symbole puissant pour la ville et ses habitants.
Dans les regards, dans les silences comme dans les chants, une même certitude se lit : ici, la tradition ne se contente pas d’être un souvenir, elle continue de s’écrire, génération après génération.
-
Gilles Simeoni : dernière démonstration de force et ultimes salves de campagne contre ses opposants
-
Le Sporting sanctionné : Armand-Cesari suspendu, match à huis clos et à l'extérieur contre Amiens
-
Aleria : Un journaliste de Corse Matin menacé de mort, une plainte déposée
-
Municipales. « Cette élection sera invalidée ! » : À Ajaccio, François Filoni dénonce « des dérives clientélistes » et prépare des recours judiciaires
-
Au centre hospitalier de Bastia, une journée pour soutenir et informer les aidants de personnes âgées













Envoyer à un ami
Version imprimable





