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U Levante, le Garde et Pietralba dénoncent des « terres agricoles littorales bradées ».


Rédigé par Pierre BERETTI le Jeudi 28 Juin 2018 à 23:10 | Modifié le Jeudi 28 Juin 2018 - 23:31


U Levante, GARDE ainsi que l’association Pietralba autrement ont tiré la sonnette d’alarme concernant des permis de construire qui ne seraient pas règlementaires au regard de la loi littorale et du Padduc. Certains permis qui seraient accordés consommeraient de nombreux hectares d’Espaces Stratégiques Agricoles (ESA).


(Photos M L)
(Photos M L)
Les associations U Levante, GARDE et « Pietralba autrement » ont organisé une réunion afin d’alerter l’opinion sur une situation selon elles préoccupante des terres agricoles du littoral. En effet, les instances dirigeantes des associations ont d’emblée parler de "pression spéculative sans précédent et d’urbanisation".

« Les terres agricoles littorales sont bradées, a expliqué Michelle Salotti d’U Levante. L’Etat et les collectivités locales portent une lourde responsabilité dans cette situation, du fait de leur passivité, voire parfois de leur complicité active. Ainsi, dans de trop nombreuses communes, des permis de construire sont accordés sur des terrains de forte potentialité agropastorale, en violation délibérée de la loi Littorale et du Padduc. La Commission territoriale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers, organisme consultatif censé examiner les demandes d’autorisation individuelle concernant des terres à vocation agricole, n’est jamais saisie, ni par le Préfet ni par l’Exécutif de la CdC lorsqu’un projet se situe dans une commune du littoral. Cette commission est donc empêchée d’assurée sa mission de contrôle. Enfin, en mars dernier, l’annulation de la carte des Espaces Stratégiques Agricoles (ESA) du Padduc par le Tribunal administratif de Bastia fragilise encore davantage ces espaces. Bien qu’alertée par les associations de défense de l’environnement, la CdC n’a à ce jour, rien entrepris pour corriger cette situation ».

Les associations ont ensuite cité de nombreux exemple de permis de construire attribués qui vont selon elles à l’encontre de la législation en vigueur. Sur ce point là, Maître Tomasi a précisé que la loi littorale et le Padduc prévalent sur les documents d’urbanisme communaux et sont opposables aux permis de construire. Depuis le début de l’activité de la CTPENAF, U Levante qui est membre de cette commission déclare avoir demandé que les autorisations d’urbanisme des communes du littoral soumises au Règlement National d’Urbanisme et qui consommeraient, notamment des ESA soient examinées pour avis par la CTPENAF, ce qui n’a pas encore été fait à ce jour.  « Pendant ce temps, poursuivent d’une voix les associations, la délivrance de certains permis illégaux sur les communes littorales continue en totale violation de lois. Mais les quelques permis en communes de montagnes où il n’y a aucun enjeu sont quant à eux bien examinés ».
Ont défilé sur un écran de nombreux exemples de permis de construire qui consommeraient  selon l’association des Espaces Stratégiques Agricoles de manière importante que ce soit sur la commune d’Ajaccio ou encore Grossetto Prugna. 





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