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Tocc'à voi : Une Corse qui exporte ses déchets et qui importe pour le tout tourisme


jacques casamarta le Samedi 16 Mai 2020 à 16:08

Aujourd’hui CNI veut aller encore plus loin pour répondre à la demande toujours plus croissante des ses lecteurs et invite les internautes à participer à l'élaboration du journal avec leurs "contributions". Les articles retenus seront mis en page d'accueil, tout comme les articles, rédigés par les journalistes. On les distingue de ces derniers par la mention «Tocc'à voi ». Comment devenir contributeur? Dans cette première phase pour devenir contributeur il suffira juste de nous adresser un mail à corsenetinfos@gmail.com avec en objet Tocc'à Voi



 Tocc'à voi : Une Corse qui exporte ses déchets et qui importe pour le tout tourisme
Aujourd’hui, la Corse exporte ses déchets.
Une situation ubuesque et qui vient parachever les incapacités politiques à l’œuvre dans notre île depuis plusieurs décennies. Une chose est sûre, il fallait trouver en urgence une solution pour les déchets qui s’entassaient un peu partout sur le territoire, avant qu’une nouvelle et grave crise sanitaire ne se révèle. 
Mais cette exportation de 21 000 tonnes de déchets vers des incinérateurs du continent par transporteurs et bateaux privés va coûter très chère aux contribuables que nous sommes. Les chiffres annoncés donnent déjà le tournis, plus de 6 millions d’euro, mais nous ferons les comptes le moment venu.
Il est impératif et urgent, pour ne pas reproduire ces aberrations, ce manque d’anticipation, de trouver une réponse locale et pérenne dans un souci environnemental, mais aussi financier afin d’impacter le moins possible le pouvoir d’achat des familles.
 
En Corse, les clignotants sont au rouge, la précarité touche toujours un nombre très élevé de personnes, à hauteur de une sur cinq, alors que le chômage bat des records, avec plus de 23 000 personnes privés d’emplois.
La crise du COVID  19 va impacter encore plus sévèrement notre économie exsangue et fragile.
 
Nous le savons tous, la Corse accuse un grave déficit dans la balance commerciale. Nous importons beaucoup plus que nous exportons. Nous sommes donc dépendants de l’extérieur pour une multitude de produits de première nécessité. Si dans certains secteurs notamment dits de pointe ou technologiques, cette dépendance est compréhensible, il n’en est pas de même dans d’autres, comme par exemple l’agriculture, les métiers de la mer...
 
Lors des dernières élections territoriales de décembre 2017, avec la liste " A Corsica in communu", nous avions mis en évidence cette situation, ce déséquilibre dommageable à un développement harmonieux de notre Île. L’agriculture au sens large, la forêt, la pierre, la pêche, les nouvelles technologies et bien d’autres domaines n’ont pas eu l’attention politique et le soutien nécessaire. 
En cause, les politiques mises en œuvre depuis des décennies par tous les pouvoirs en Corse et sur le Continent.
 
La politique du TOUT TOURISME, 1/3 du PIB dans l’île montre aujourd’hui, les limites d’une région qui a tout misé sur ce secteur depuis près de 50 ans. 
Aujourd’hui, on en mesure le résultat !
En cette période de grave crise sanitaire et sociale, l’incohérence du modèle économique du TOUT TOURISME nous saute aux yeux.
Il ne faut surtout pas croire que personne n’est responsable. Tous les pouvoirs politiques et économiques depuis les années soixante jusqu’à nos jours ont initié, soutenu, revendiqué, cette mono activité touristique au détriment d’une économie diversifiée,  créatrice d’emplois stables, dans différents domaines d’activités.
Si la balance est largement déficitaire entre nos exportations faibles et nos importations, il faut aussi comprendre que lorsque nous accueillons des centaines de milliers de touristes, il faut aussi importer en conséquence pour les nourrir. 
 
Le jour d’après, saurons-nous tirer les enseignements de ces incohérences, ces fragilités économiques ?
Serons-nous capables de changer le modèle économique en Corse ?
 
Mais plus fondamentalement, nous retiendrons une phrase de Serge HALIMI publiée dans un article du Monde Diplomatique Désormais, le protectionnisme, l’écologie, la justice sociale et la santé ont partie liée. Ils constituent les éléments-clés d’une coalition politique anticapitaliste assez puissante pour imposer, dès maintenant, un programme de rupture”.
 




















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