"Les murs de Bastia sont souillés par de nouvelles déjections clairement d’inspiration néo-fascisante.
La violence commence toujours par les mots. Ce cap a été franchi depuis de longs mois par cette extrême droite polymorphe qui n’a de cesse que d’en appeler à la haine. Ce qui vient de se passer dans la nuit du mercredi 24 octobre au jeudi 25 octobre est un nouveau franchissement dans l’escalade morbide dont les organisations publiques d’extrême droite sont objectivement responsables.
Que ce soit l’ex FN relooké en RN ou les Leia naziunale (émanation locale du mouvement français des Identitaires ou italien de Casapound) et autres sigles démultipliés sur les réseaux sociaux, toutes doivent répondre de ce climat directement généré par leurs incessantes diatribes à l’encontre de l’immigration. Car le cœur de cible de tous ces néo-fascistes sont toutes les personnes principalement issues des pays du Maghreb.
Tous les apprentis miliciens doivent savoir qu’ils ne sont pas les portes paroles du peuple corse. Ils ne représentent qu’eux dans l’absurdité et le mensonge.
Les organisations du mouvement national sont directement concernées par les agissements et propos des fascistes. En tentant de se revendiquer de la lutte d’émancipation nationale, ceux-ci espèrent jouer sur les contradictions internes du mouvement national. Aussi celles des structures qui ne sont pas encore exprimées en condamnation sans ambiguïté des propos des néo-fascistes, seraient bien inspirées de le faire, pour peu qu’elles soient claires quand au thème de la communauté de destin. Quand à celles qui se sont déjà positionnées, qu’elles aillent jusqu’au bout de leurs propos en écartant de leurs rangs celles et ceux qui se déclarent ouvertement hostiles à ce thème.
Rien ne doit plus permettre aux héritiers du national socialisme et autres chemises noires de corrompre par les mots et les actes une lutte qui va radicalement à l’encontre de la barbarie dont ils sont potentiellement porteurs.
Pour mémoire nous rappelons que le racisme est un crime que rien ne peut justifier.
Notre solidarité sans faille va à toutes les personnes qui se sentent menacées du seul fait de leur origine, qu’elles sachent qu’en tant que travailleurs et qu’en tant que corses, nous sommes à leurs côtés."
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