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Les marins CGT de La Méridionale et Corsica Linea déposent un préavis de grève reconductible à partir du 2 février


La rédaction le Lundi 26 Janvier 2026 à 21:42

Les syndicats CGT des marins de Corsica Linea et de La Méridionale ont déposé un préavis de grève de 48 heures reconductibles, qui prendra effet à compter du lundi 2 février 2026 à 8 heures, sur l’ensemble des navires des deux compagnies.



Le préavis concerne l’ensemble de la flotte des deux compagnies et l’ensemble des ports desservis, notamment ceux de la continuité territoriale, ainsi que Marseille, Toulon et Nice.


Selon le document transmis aux directions des deux compagnies, le mouvement est motivé par les autorisations accordées à des compagnies opérant sous pavillon international, en particulier GNV sur les lignes à passagers France–Maghreb et Corsica Ferries sur certaines lignes desservant la Corse, hors cadre des obligations ou délégations de service public.


La CGT indique également que les engagements pris en décembre par les directions de Corsica Linea et de La Méridionale, portant sur la mise en place d’un programme de coopération pour l’année 2026, n’ont pas été concrétisés. Le syndicat évoque par ailleurs l’absence de la table ronde annoncée par le ministère des Transports.
Le préavis fait état d’un risque pesant sur l’emploi, avec près d’un millier de postes concernés, ainsi que sur l’avenir des formations maritimes.


Le mouvement prévoit un arrêt du travail après l’arrivée des navires, selon leurs horaires respectifs, pour une durée de 48 heures renouvelables de 24 heures en 24 heures. La CGT précise que la sécurité à bord, le débarquement des passagers et le déchargement des véhicules accompagnés seront assurés.

Une liste de revendications précises

Dans le document joint au préavis, la CGT formule plusieurs revendications, parmi lesquelles la mise en œuvre effective des accords de coopération entre Corsica Linea et La Méridionale ; l’arrêt des autorisations accordées à des compagnies sous pavillon international hors cadre OSP ou DSP ; la garantie par l’État du financement des DSP maritimes Corse–continent jusqu’à leur terme en 2030 ; l’application stricte des règles de cabotage et de réciprocité ; la protection des emplois, des droits sociaux et du pavillon français.Les motifs détaillés du préavis figurent dans le document officiel transmis aux présidents des deux compagnies