À la maison d’arrêt d’Ajaccio, hier soir encore, certains détenus dormaient sur des matelas posés à même le sol. Les cellules, conçues pour 50 personnes, en contiennent en effet près de 90. Le personnel, lui, est épuisé. Les semaines à rallonge, les heures supplémentaires qui s’accumulent, parfois jusqu’à 60 heures par mois, pèsent sur leur vigilance et leur moral. Ce vendredi, les surveillants pénitentiaires bloqueront la prison. Pour alerter. Pour faire entendre leur voix.
« C’est dangereux. La tension est partout, pour les détenus comme pour nous », avertit José Caria, secrétaire local FO justice. Depuis 1998, il observe la dégradation du quotidien dans cette prison devenue trop petite, trop pleine et trop fragile pour contenir l’urgence humaine qui y règne.
Surpopulation : un quotidien à l’étroit
La surpopulation n’est pas qu’un chiffre. Elle transforme le quotidien en combat permanent. Les détenus sont plusieurs par cellule, les matelas s’étalent sur le sol, et l’infirmerie est débordée. Les activités sont rares. « Ce n’est plus pareil de s’occuper de 50 personnes ou de 90. Il n’y a plus assez de place, plus assez de moyens », explique José Caria.
Même les transferts ne suffisent pas. Les départs de vers Borgo ou les prisons du continent soulagent un temps, et puis d’autres détenus arrivent. « Il y a trois semaines, neuf détenus sont partis. La semaine suivante, autant sont arrivés. C’est un cercle infernal », résume le syndicaliste.
La surpopulation pèse aussi sur le personnel. Sur 24 surveillants prévus pour la détention, seuls 13 sont présents. La fatigue s’accumule, la vigilance baisse, et le stress s’intensifie. « On joue avec le feu. J’ai un collègue qui vient de se faire poser un stent. Ils vont finir par tous tomber, physiquement et mentalement », raconte José Caria. Le quotidien devient dangereux, non seulement pour le personnel, mais aussi pour les détenus, qui vivent entassés et sous tension permanente.
Des promesses jamais tenues
Malgré des alertes répétées depuis plusieurs années, les réponses de l’administration restent insuffisantes. Les postes promis lors des dernières commissions de mutation ne sont notamment pas pourvus. « Sur les trois dernières commissions, cinq personnes devaient arriver, il n’y en a eu que deux. Les trois autres ont annulé leur mutation. Pour la prochaine, un seul poste est ouvert… il y a un vrai problème », déplore le syndicaliste.
Quant au projet de création d’une nouvelle maison d’arrêt à Baléone censée désengorger l’établissement, il a été abandonné. « Tout était prêt, et du jour au lendemain, le dossier a été refermé. On nous parle toujours de budget, mais aucun résultat concret n’arrive », déplore José Caria.
Le mouvement prévu ce vendredi se veut donc être un cri d’alerte. Un de plus. « Il faut que les autorités prennent enfin notre problème à bras le corps. La surpopulation et le manque de personnel sont critiques. Et malheureusement, tant qu’il n’y a pas de vague, il n’y a pas de réelle prise de position, alors que des solutions nous sont indispensables », insiste José Caria. Avec des cellules surchargées et des effectifs insuffisants, la maison d’arrêt d’Ajaccio illustre les limites d’un système à bout de souffle.
« C’est dangereux. La tension est partout, pour les détenus comme pour nous », avertit José Caria, secrétaire local FO justice. Depuis 1998, il observe la dégradation du quotidien dans cette prison devenue trop petite, trop pleine et trop fragile pour contenir l’urgence humaine qui y règne.
Surpopulation : un quotidien à l’étroit
La surpopulation n’est pas qu’un chiffre. Elle transforme le quotidien en combat permanent. Les détenus sont plusieurs par cellule, les matelas s’étalent sur le sol, et l’infirmerie est débordée. Les activités sont rares. « Ce n’est plus pareil de s’occuper de 50 personnes ou de 90. Il n’y a plus assez de place, plus assez de moyens », explique José Caria.
Même les transferts ne suffisent pas. Les départs de vers Borgo ou les prisons du continent soulagent un temps, et puis d’autres détenus arrivent. « Il y a trois semaines, neuf détenus sont partis. La semaine suivante, autant sont arrivés. C’est un cercle infernal », résume le syndicaliste.
La surpopulation pèse aussi sur le personnel. Sur 24 surveillants prévus pour la détention, seuls 13 sont présents. La fatigue s’accumule, la vigilance baisse, et le stress s’intensifie. « On joue avec le feu. J’ai un collègue qui vient de se faire poser un stent. Ils vont finir par tous tomber, physiquement et mentalement », raconte José Caria. Le quotidien devient dangereux, non seulement pour le personnel, mais aussi pour les détenus, qui vivent entassés et sous tension permanente.
Des promesses jamais tenues
Malgré des alertes répétées depuis plusieurs années, les réponses de l’administration restent insuffisantes. Les postes promis lors des dernières commissions de mutation ne sont notamment pas pourvus. « Sur les trois dernières commissions, cinq personnes devaient arriver, il n’y en a eu que deux. Les trois autres ont annulé leur mutation. Pour la prochaine, un seul poste est ouvert… il y a un vrai problème », déplore le syndicaliste.
Quant au projet de création d’une nouvelle maison d’arrêt à Baléone censée désengorger l’établissement, il a été abandonné. « Tout était prêt, et du jour au lendemain, le dossier a été refermé. On nous parle toujours de budget, mais aucun résultat concret n’arrive », déplore José Caria.
Le mouvement prévu ce vendredi se veut donc être un cri d’alerte. Un de plus. « Il faut que les autorités prennent enfin notre problème à bras le corps. La surpopulation et le manque de personnel sont critiques. Et malheureusement, tant qu’il n’y a pas de vague, il n’y a pas de réelle prise de position, alors que des solutions nous sont indispensables », insiste José Caria. Avec des cellules surchargées et des effectifs insuffisants, la maison d’arrêt d’Ajaccio illustre les limites d’un système à bout de souffle.
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