(Photo d'illustration - Archives Michel Luccioni)
Une semaine après l’occupation de ses bureaux ajacciens par une vingtaine de marins affiliés au syndicat U Sindicatu Pà A Difesa di i Piscadori Corsi, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Corse (CRPMEM) publie un droit de réponse officiel. Un document signé par son président, Daniel Defusco, et les membres du bureau, dans lequel l’institution entend « apporter plusieurs éléments de clarification ».
Dans son communiqué daté de ce jeudi, le CRPMEM rappelle d’abord son statut : organisation professionnelle reconnue par le Code rural et de la pêche maritime, chargée d’assurer « une interface essentielle entre les professionnels et les autorités publiques régionales et nationales ». Ses missions, précise-t-il, sont multiples : représentation des intérêts de la filière, participation à la réglementation et à la gestion des ressources, accompagnement économique et social des marins, promotion d’une pêche durable.
Mais sur le fond du conflit, le Comité insiste : les évolutions réglementaires dénoncées par les pêcheurs — qu’il s’agisse des Autorisations européennes de pêche (AEP) ou du système de surveillance satellitaire des navires (VMS) — ne relèvent pas de sa compétence décisionnelle. Elles sont définies à l’échelle nationale, européenne, voire internationale. « Impossible », selon lui, de parler de favoritisme dans un cadre réglementaire aussi encadré.
AEP : six nouvelles autorisations obtenues en deux ans
Sur le dossier sensible du thon rouge et de l’espadon, le Comité met en avant des résultats. Une Commission Thon Rouge et Espadon (CTRE) Corse s’est tenue le 13 février 2026 pour informer les détenteurs d’AEP des conditions de renouvellement et d’attribution
Surtout, le CRPMEM affirme que six AEP ont été obtenues pour la Corse en deux ans — « ce qui n’avait pas été réalisé depuis plus de huit ans ». Il précise également que, depuis 2023, les professionnels corses définissent eux-mêmes les critères d’attribution, après concertation collective
Autre argument avancé, l’ouverture de cinq ports supplémentaires au débarquement depuis 2023, après négociations avec la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA). Le Comité ne nie pas les difficultés actuelles. Il évoque un « mécontentement réel d’une partie de la profession » dans un contexte marqué par la hausse des charges sociales, les contraintes environnementales croissantes et l’évolution des réglementations européennes.
Mais il rappelle que ces pressions sont « largement partagées par l’ensemble de la filière » et dépassent le cadre régional. Concernant la mise en place du VMS (système de surveillances par satellite des navires), point de crispation majeur pour les marins, le CRPMEM souligne qu’il s’agit d’une application réglementaire nationale et européenne, et non d’une décision locale.
« Les salariés ne méritent pas ce traitement »
Le ton se durcit lorsqu’il est question de l’occupation des locaux. Le Comité dénonce des « faits inadmissibles » et des pressions exercées à l’encontre de ses salariés. Il rappelle que ces derniers n’ont aucun pouvoir décisionnel et ne font qu’appliquer les délibérations votées par les représentants élus de la profession. L’institution souligne par ailleurs qu’une majorité des pêcheurs présents lors de l’occupation bénéficieraient régulièrement d’un accompagnement personnalisé de ses services.
Le CRPMEM insiste sur son fonctionnement démocratique : décisions votées en conseil, consultations régulières, commissions spécialisées — dont une commission « chalut » récemment créée pour répondre aux enjeux du plan WestMed. Enfin, le document rejette fermement toute mise en cause de la probité du président et des prud’hommes, estimant ces accusations « totalement infondées ».
En conclusion, le Comité affirme qu’il poursuivra son action « avec sérieux, engagement et détermination » au service de l’ensemble des pêcheurs corses, tout en appelant à la responsabilité collective et au respect des règles démocratiques.
Dans son communiqué daté de ce jeudi, le CRPMEM rappelle d’abord son statut : organisation professionnelle reconnue par le Code rural et de la pêche maritime, chargée d’assurer « une interface essentielle entre les professionnels et les autorités publiques régionales et nationales ». Ses missions, précise-t-il, sont multiples : représentation des intérêts de la filière, participation à la réglementation et à la gestion des ressources, accompagnement économique et social des marins, promotion d’une pêche durable.
Mais sur le fond du conflit, le Comité insiste : les évolutions réglementaires dénoncées par les pêcheurs — qu’il s’agisse des Autorisations européennes de pêche (AEP) ou du système de surveillance satellitaire des navires (VMS) — ne relèvent pas de sa compétence décisionnelle. Elles sont définies à l’échelle nationale, européenne, voire internationale. « Impossible », selon lui, de parler de favoritisme dans un cadre réglementaire aussi encadré.
AEP : six nouvelles autorisations obtenues en deux ans
Sur le dossier sensible du thon rouge et de l’espadon, le Comité met en avant des résultats. Une Commission Thon Rouge et Espadon (CTRE) Corse s’est tenue le 13 février 2026 pour informer les détenteurs d’AEP des conditions de renouvellement et d’attribution
Surtout, le CRPMEM affirme que six AEP ont été obtenues pour la Corse en deux ans — « ce qui n’avait pas été réalisé depuis plus de huit ans ». Il précise également que, depuis 2023, les professionnels corses définissent eux-mêmes les critères d’attribution, après concertation collective
Autre argument avancé, l’ouverture de cinq ports supplémentaires au débarquement depuis 2023, après négociations avec la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA). Le Comité ne nie pas les difficultés actuelles. Il évoque un « mécontentement réel d’une partie de la profession » dans un contexte marqué par la hausse des charges sociales, les contraintes environnementales croissantes et l’évolution des réglementations européennes.
Mais il rappelle que ces pressions sont « largement partagées par l’ensemble de la filière » et dépassent le cadre régional. Concernant la mise en place du VMS (système de surveillances par satellite des navires), point de crispation majeur pour les marins, le CRPMEM souligne qu’il s’agit d’une application réglementaire nationale et européenne, et non d’une décision locale.
« Les salariés ne méritent pas ce traitement »
Le ton se durcit lorsqu’il est question de l’occupation des locaux. Le Comité dénonce des « faits inadmissibles » et des pressions exercées à l’encontre de ses salariés. Il rappelle que ces derniers n’ont aucun pouvoir décisionnel et ne font qu’appliquer les délibérations votées par les représentants élus de la profession. L’institution souligne par ailleurs qu’une majorité des pêcheurs présents lors de l’occupation bénéficieraient régulièrement d’un accompagnement personnalisé de ses services.
Le CRPMEM insiste sur son fonctionnement démocratique : décisions votées en conseil, consultations régulières, commissions spécialisées — dont une commission « chalut » récemment créée pour répondre aux enjeux du plan WestMed. Enfin, le document rejette fermement toute mise en cause de la probité du président et des prud’hommes, estimant ces accusations « totalement infondées ».
En conclusion, le Comité affirme qu’il poursuivra son action « avec sérieux, engagement et détermination » au service de l’ensemble des pêcheurs corses, tout en appelant à la responsabilité collective et au respect des règles démocratiques.
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