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Simu di stu Paese : Appel au rassemblement devant le commissariat de Bastia


Rédigé par le Mardi 10 Mars 2015 à 15:30 | Modifié le Mardi 10 Mars 2015 - 15:34



Hier à l'aube, une nouvelle vague d'interpellation avait lieu, touchant un militant nationaliste ainsi que quatre autres personnes, dans le cadre d'une enquête ouverte sur des actions clandestines effectuées et revendiquées par le F.L.N.C-UC en 2012. Ces manœuvres répressives, orchestrées par un magistrat anti-terroriste du parquet de Paris et exécutées par la SDAT s'inscrivent dans le droit fil du déni de démocratie clairement exercé aujourd'hui par l'Etat français en Corse.


En effet, il se dégage depuis maintenant 2013 une large entente entre les élus de l'Assemblée de Corse sur des points portés par la mouvance nationaliste depuis plus de 40 ans. Ces mesures qui sont essentielles à la survie de notre peuple ainsi qu'à la volonté de celui-ci de prendre son destin en main ont donc été votées de manière quasi unanime, qu'il s'agisse de la co-officialité de notre langue, de la mise en place d'un statut de résident et d'un statut fiscal dérogatoire pour notre île, de l'inscription de la Corse dans la constitution, ou encore de la suppression des conseils généraux. Considérant le caractère démocratique des choix exprimés par les représentants légitimes du peuple corse, l'Etat français doit indéniablement les prendre en compte et les appliquer. Cependant, celui-ci persiste dans son attitude provocatrice de blocage et refuse toute avancée possible. Considérant l'initiative historique du F.L.N.C d'enclencher un processus de démilitarisation dans le but d'apaiser le climat actuel, l'Etat français doit permettre l'amnistie de tous les prisonniers politiques corses sans exception ainsi que l'arrêt des poursuites engagées contre les nationalistes. Cependant, la répression à l'égard de ces mêmes militants est plus que jamais présente : en l'espace de 2 ans, on ne compte pas moins de 14 incarcérations et ce sans même énumérer le nombre incalculable d'investigations et de mise en garde à vue dans le cadre d'affaires politiques. «Il n'y aura jamais la moindre négociation sous le diktat des menaces et des bombes», déclarait Manuel Valls à Aiacciu en 2013 faisant référence à l'action clandestine qui, aujourd'hui disparue, ne semble pas faire changer l'attitude arrogante du premier ministre et du gouvernement dans son ensemble.


La construction d'une solution politique au problème corse s'impose aujourd'hui. Celle ci passe donc naturellement par un processus de paix engagé par la classe politique insulaire mais malheureusement refusé par l'Etat français, comme en attestent les dernières méthodes répressives que nous condamnons. Ainsi, nous apportons notre soutien au militant de Corsica Libera et aux deux autres personnes gardées à vue depuis hier matin dans les locaux du commissariat de Bastia.
L'ensemble des organisations de notre collectif se joint donc à toute mobilisation de soutien, en appelant à un rassemblement devant l'hôtel de police de Bastia ce soir à 18h30. 



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