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Report des élections territoriales en juin : La réaction des partis politiques en Corse


Nicole Mari le Vendredi 13 Novembre 2020 à 20:20

« Pour le report des régionales, juin est la bonne date ». L'ex-président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a remis, ce vendredi, au Premier ministre son rapport sur la tenue ou le report des élections territoriales, qui devaient se tenir en mars 2021 et seraient reportées en juin. La question d’un vote par correspondance n’est pas plus tranchée. Le gouvernement décidera avant le 15 décembre et déposera un projet de loi qui sera examiné par le Parlement en février. Premières réactions politiques en Corse.



Report des élections territoriales en juin : La réaction des partis politiques en Corse
Prévues en mars prochain, les élections territoriales et départementales seraient reportées à juin en raison de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19. C’est la conclusion qu’a livré, vendredi, Jean-Louis Debré, ex-président du Conseil constitutionnel, qui, à la demande du Premier ministre, a rendu un rapport sur ce sujet. Le gouvernement semble avoir tiré les leçons du chaos qui a présidé au dernier scrutin des municipales, entre un premier tour sous le spectre du COVID, un second tour trois mois après pour cause de confinement et une abstention record. Plusieurs dates de report étaient sur la table : juin 2021, septembre 2021, voire décembre 2021. Certains prêtent même au président de la République l’envie d’un report à décembre 2022, après les élections présidentielles et législatives et le vote de la Loi du projet de loi 3D (Décentralisation, déconcentration et différenciation).
 
Un délai raisonnable
Après avoir rencontré près de 70 élus, Jean-Louis Debré estime que la date de juin fait consensus. « Juin est la bonne date car, en l'état actuel, toute autre date n'est pas acceptable. Renvoyer les scrutins après la présidentielle, comme certains semblent le vouloir, c'est sortir de la jurisprudence du Conseil constitutionnel disant qu'un report d'élections peut être organisé dans un délai raisonnable. Or, après 2022, ce n'est plus un délai raisonnable » explique-t-il au Figaro. Un report à la fin de l'été 2021 ? « Je ne sais pas comment il est possible de faire campagne quand les Français sont en vacances au mois d'août », réplique-t-il. Il précise, également qu’il exclut un report à 2022, il y aurait « confusion dans les comptes de campagne des candidats aux départementales et régionales avec les comptes de campagne des candidats à la présidentielle. Ce serait une confusion absolument totale. Enfin, nous assisterions à un débat politique totalement inutile opposant les pensées et les arrière-pensées des uns et des autres ». Le gouvernement devrait décider avant le 15 décembre et présenter un projet de loi qui sera soumis au Parlement en février. Sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire.
 

La réaction des personnalités politiques en Corse

Jean-Félix Acquaviva, député de la 2ème circonscription de Haute-Corse et secrétaire national du parti Femu a Corsica : « Le scrutin en juin reste soumis à un impératif de réalité sanitaire »
« Nous prenons acte de la volonté affichée par la Commission Debré du report des élections territoriales en juin, je cite « si les conditions sanitaires le permettent ». Cette décision est encore soumise à l’avis d’un Conseil scientifique qui devrait se réunir début juin. Il est clair, de toute façon, que la priorité des priorités, en ce moment, est, d’abord, la gestion de la crise sanitaire et le maintien de la capacité des services hospitaliers à traiter les personnes qui ont le COVID, mais aussi toutes celles qui ont des comorbidités ou d’autres pathologies. Ensuite, c’est la crise économique et sociale qu’il faut affronter. Dans ce contexte, nous verrons bien si les élections seront maintenues en juin. Jean-Louis Debré invoque des questions juridiques et de constitutionnalité, mais ces questions sont soumises à un impératif beaucoup plus fort : l’impératif de réalité sanitaire. De toute façon, quelque soit le moment où se déroulera le scrutin, nous serons prêts à l’affronter. Là où nous sommes très réticents, - mais apparemment ce n’est pas le chemin pris – c’est un vote par correspondance qui serait potentiellement susceptible d’entrainer un certain nombre de dérives électorales dans l’île. Nous espérons que le choix se fera sur un vote physique et dans des conditions sanitaires sereines. Le projet de loi du gouvernement sera présenté au Parlement début février. D’ici là, nous jaugerons l’évolution de la pandémie et la capacité que nous aurions à tenir le scrutin dans de bonnes conditions. Il faut que le choix démocratique puisse se faire avec le maximum de possibilités d’expressions : faire campagne, faire des réunions publiques, convaincre les gens… C’est un des moyens nécessaires pour assurer un scrutin sincère, non galvaudé, légitime. Il y a, donc, pas mal de conditions à remplir avant la tenue effective du scrutin des territoriales ».
 

Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio et candidat aux élections territoriales : « Pas d’opposition à ce report en juin »
« Il n’y a pas de surprise. Nous savions que Jean-Louis Debré irait dans ce sens et demanderait  un report, puisque la situation sanitaire exige que nous revoyons nos modes de vie. Je n’ai pas d’opposition à ce report au mois de juin au lieu du mois de mars, cela ne me pose aucun problème ».

Michel Stefani, secrétaire de la fédération du PC de Haute-Corse et chef de file des communistes aux prochaines territoriales  : « La voix de la sagesse et un en jeu démocratique »
« Pour l’instant, il faut attendre que le gouvernement se prononce, probablement qu’il va suivre l'avis de Jean Louis Debré. C’est la voix de sagesse, car on ne peut pas faire une campagne normale dans le contexte actuel. Il y a un enjeu démocratique derrière tout cela. Il faut qu’on puisse rencontrer et parler au maximum aux électeurs pour éviter une forte abstention. La pandémie risque de se poursuivre, il faut réfléchir à des moyens de faire campagne différemment en utilisant beaucoup plus les moyens de communication. Le scrutin lui-même peut s’organiser avec des dispositions qui permettent aux électrices et électeurs de se rendre aux urnes sans être exposés ».
 

Pour Éric Simoni porte parole de Corsica Libera c’est une décision à laquelle on pouvait s’attendre « compte tenu de la situation actuelle, et de la manière dont la crise sanitaire a été gérée par les autorités françaises.
Au delà d’un calendrier institutionnel qui nous est, de toutes façons, imposé, les représentants de Corsica Libera à l’Assemblée de Corse travaillent au quotidien pour que les orientations validées par les Corses soient respectées et concrétisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ils œuvrent également, dans l’urgence, afin que la feuille de route proposée par la Corse pour sortir de la crise actuelle sur les plans sanitaires et économiques, soit effective. Ils ont, de ce fait,  bien d’autres priorités que d’avoir les yeux rivés sur la prochaine échéance électorale.
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