Valentine Levy, agent exclusif du film, Oreste Saccheli, animateur du festival et Ester Pantano au Palais des Glaces de Bastia transformé en restaurant italien durant ce festival
« C’est la première fois que je viens en Corse » déclare Ester Pantano, « Je suis très honorée, très contente de participer à ce festival qui est dans la tradition italienne forte. J’ai été accueillie avec beaucoup d’amour ».
Julia Knecht et sa Cantate avaient donné le ton de cette soirée où les doigts du pianiste François Colin ont virevolté sur le clavier et les vocalises de la soprano bastiaise laissé le public…. sans voix. Une cantate toute récente mais truffée de talents et au répertoire déjà bien huilé.
Le public aux applaudissements nourris ne s’y est pas trompé. Après cette belle mise en bouche, le plat de résistance, celle à la mafia du juge Falcone. Ce film projeté en avant-première en France suit la romance du juge et de sa compagne, la magistrate Francesca Morvillo, présidente de la Cour d’appel de Palerme et qui fut assassinée avec lui en mai 1992 dans un terrible attentat à la bombe.
Pour interpréter cette femme, plutôt méconnue jusque-là : Ester Pantano. La lumineuse actrice aux cheveux couleur d'ébène est d’ailleurs native de l’île italienne, né à Catane en juin 1990. « J’ai débuté par la chanson, soprano » explique-t-elle. « J’aime la musique, le lyrique, le blues, le jazz, Billie Holiday, Eartha Kitt. Parallèlement et pourtant très timide, je faisais aussi un peu de théâtre au festival de ma faculté des Langues et Littératures Étrangères. Des acteurs siciliens qui y assistaient m’ont encouragée à m’inscrire au Centre Expérimental de Cinématographie de Rome. Je les ai écoutés ».
C’est à la télévision qu’elle débute sa carrière, en 2013, avec un rôle dans la série « Inspecteur Montalbano ». Ne délaissant pas pour autant la chanson, elle fonde avec Filippo Tirabassi un duo blues-jazz. En 2018, elle est à l’affiche du téléfilm « C'era una volta Vigata » de Gianluca Maria Tavarelli, et de « Notti magicalhe » de Paolo Virzì. Elle perfectionnera son art de la comédie à Rome puis New York avec notamment Susan Batson.
Aujourd’hui très célèbre en Italie, elle a été récompensée par plusieurs prix d’interprétation. Elle éclate dans ce long métrage de Ricky Tognazzi et Simona Izzo.
« Le casting a été très dur, très long » se rappelle-t-elle. « On ne disposait que peu de documents sur Francesca Morvillo. Pourtant, rare magistrate femme, la première même, on peut dire qu’elle a changé l’histoire, elle a apporté une vision différente de la justice. Si on avait beaucoup d’éléments sur Falcone, on ne connaissait pas grand-chose d’elle. Je me suis rapproché de son frère, lui-même magistrat, qui nous a éclairés sur sa personnalité. Au fil du tournage, le scénario évoluait car on en apprenait toujours plus sur elle. J’avoue que ce rôle a changé ma personne, ma carrière ».
L’actrice a accepté sans hésitation l’invitation de Bati Croce et de l’équipe du festival. « Pour moi c’est fondamental, très important de présenter ce film au public. Un film se doit d’être représenté par ceux qui le font où le jouent ».
Le cinéma italien aujourd’hui ? « Il doit s’ouvrir car beaucoup de personnes du secteur ne travaillent pas ».
Les projets ? « Je suis en train d’écrire une pièce dans laquelle je chanterai. L’histoire d’une femme courageuse. J’ai aussi des tournages prévus pour des séries et un film sur l’émancipation ».
Julia Knecht et sa Cantate avaient donné le ton de cette soirée où les doigts du pianiste François Colin ont virevolté sur le clavier et les vocalises de la soprano bastiaise laissé le public…. sans voix. Une cantate toute récente mais truffée de talents et au répertoire déjà bien huilé.
Le public aux applaudissements nourris ne s’y est pas trompé. Après cette belle mise en bouche, le plat de résistance, celle à la mafia du juge Falcone. Ce film projeté en avant-première en France suit la romance du juge et de sa compagne, la magistrate Francesca Morvillo, présidente de la Cour d’appel de Palerme et qui fut assassinée avec lui en mai 1992 dans un terrible attentat à la bombe.
Pour interpréter cette femme, plutôt méconnue jusque-là : Ester Pantano. La lumineuse actrice aux cheveux couleur d'ébène est d’ailleurs native de l’île italienne, né à Catane en juin 1990. « J’ai débuté par la chanson, soprano » explique-t-elle. « J’aime la musique, le lyrique, le blues, le jazz, Billie Holiday, Eartha Kitt. Parallèlement et pourtant très timide, je faisais aussi un peu de théâtre au festival de ma faculté des Langues et Littératures Étrangères. Des acteurs siciliens qui y assistaient m’ont encouragée à m’inscrire au Centre Expérimental de Cinématographie de Rome. Je les ai écoutés ».
C’est à la télévision qu’elle débute sa carrière, en 2013, avec un rôle dans la série « Inspecteur Montalbano ». Ne délaissant pas pour autant la chanson, elle fonde avec Filippo Tirabassi un duo blues-jazz. En 2018, elle est à l’affiche du téléfilm « C'era una volta Vigata » de Gianluca Maria Tavarelli, et de « Notti magicalhe » de Paolo Virzì. Elle perfectionnera son art de la comédie à Rome puis New York avec notamment Susan Batson.
Aujourd’hui très célèbre en Italie, elle a été récompensée par plusieurs prix d’interprétation. Elle éclate dans ce long métrage de Ricky Tognazzi et Simona Izzo.
« Le casting a été très dur, très long » se rappelle-t-elle. « On ne disposait que peu de documents sur Francesca Morvillo. Pourtant, rare magistrate femme, la première même, on peut dire qu’elle a changé l’histoire, elle a apporté une vision différente de la justice. Si on avait beaucoup d’éléments sur Falcone, on ne connaissait pas grand-chose d’elle. Je me suis rapproché de son frère, lui-même magistrat, qui nous a éclairés sur sa personnalité. Au fil du tournage, le scénario évoluait car on en apprenait toujours plus sur elle. J’avoue que ce rôle a changé ma personne, ma carrière ».
L’actrice a accepté sans hésitation l’invitation de Bati Croce et de l’équipe du festival. « Pour moi c’est fondamental, très important de présenter ce film au public. Un film se doit d’être représenté par ceux qui le font où le jouent ».
Le cinéma italien aujourd’hui ? « Il doit s’ouvrir car beaucoup de personnes du secteur ne travaillent pas ».
Les projets ? « Je suis en train d’écrire une pièce dans laquelle je chanterai. L’histoire d’une femme courageuse. J’ai aussi des tournages prévus pour des séries et un film sur l’émancipation ».
-
Dichjarazioni di Ponti Novu - Entulà, Trinacria e Core In Fronte contru à a militarizazzioni di i so tarritori
-
SC Bastia - Medhi Merghem (JS Kabylie) bientôt en Corse
-
Une MasterClasse à San Ghjulianu pour les 100 ans de l’introduction du premier clémentinier en Corse
-
À table - Dragana (Vive) sautée à l’ail et au persil
-
A màghjina : E cime innevate di u Fium’Orbu à l'alba









Envoyer à un ami
Version imprimable




