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Prix du Livre Corse 2017 : trois auteurs récompensés


Rédigé par Antoine ASTIMA le Dimanche 30 Juillet 2017 à 22:03 | Modifié le Mardi 1 Août 2017 - 22:33


Jean-François Roseau (la chute d’Icare, 2016, Editions de Fallois), Marceddu Jureczek (Ch’ùn si fattu di guai, 2016, Albiana) et Ghjuvan Micheli Weber (Cuntrastu c’un mazzeru, 2017, Colonna Editions) sont les trois lauréats du Livre Corse, qui récompense, chaque année, depuis ses débuts, deux ouvrages en français et un en langue corse.


Le Prix du Livre corse est né en 1984 à Bastia, porté sur les fonts baptismaux par des amateurs éclairés, passionnés de belles lettres. L’objectif recherché est de distinguer et de promouvoir les ouvrages de langue française et de langue corse susceptibles par la diversité de leur inspiration et la qualité de leur style de mieux faire connaître la Corse. Un jury littéraire, constitué par cooptation, est chargé chaque année de récompenser trois ouvrages, deux en français et un en corse. Leurs auteurs reçoivent un stylet, véritable œuvre d’art ciselée par le coutelier Jean-Dominique  Susini.

Trois auteurs, trois ouvrages, trois histoires différentes toutes, bien sûr liées à la Corse, tel est le triptyque qui met en lice le Prix du Livre Corse 2017.
Jean-François Roseau, qui signe son deuxième ouvrage, relate, à travers « La chute d’Icare » (Editions De Fallois), la vie d’Albert Preziosi, aviateur originaire de Vezzani, mort dans le ciel de Russie, en combat aérien, en juillet 1943. L’auteur a reçu, pour cet ouvrage, le prix François Mauriac.
Plus connu des lecteurs insulaires, Marceddu Jureczek, chanteur, musicien (fondateur de l’associu Dopu Cena), écrivain (on lui doit notamment « Cautidianu » et « Ghjuventù, « Ghjuventù »), est avant tout un militant de la langue et de la culture corses. Il signe, avec « Ch’ùn sia fattu di guai », un livre qui raconte l’histoire d’un père et son fils en plein cœur du nationalisme du début des années quatre-vingt.
Enfin, Ghjuvan Micheli Weber, lui aussi militant et amoureux de son île apporte, à travers « Cuntrastu cù un mazzeru » (Colonna Editions), une touche plus mystique. Plus qu’une rencontre, l’interview d’un de ces personnages étranges, témoins d’un mode de vie, aujourd’hui disparu.




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