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Présidentielle et législatives en Corse : Accédez à toutes les infos


Rédigé par le Vendredi 5 Mai 2017 à 20:20 | Modifié le Samedi 6 Mai 2017 - 09:06


Le sprint est lancé. Dans quelques jours - le 7 Mai pour l'élection présidentielle, le 11 et le 18 Juin pour les législatives - le corps électoral sera appelé aux urnes pour désigner un nouveau président de la République. Puis une nouvelle Assemblée nationale. CNI vous propose de retrouver ici toute l'actualité corse de ces rendez-vous électoraux.


Henri Malosse et son groupe appellent à voter dimanche pour Emmanuel Macron

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Dans un communiqué, Henri Malosse, ancien Président du Comité économique et social européen et son groupe appellent à voter dimanche pour Emmanuel Macron  

" Que peut apporter Emanuel macron à la Corse ?

C'est déjà mal poser la question. Comment peut-on encore croire qu'un dirigeant national va prendre en considération plus que de mesure un territoire peuplé d'à peine plus de 320 OOO habitants dont Paris s'est si peu soucié depuis qu'il a reçu en paiement d'une dette de la République de Gênes depuis 1768. Oubliée, mise à l'écart, la Corse est une singularité dérangeante pour un état qui s'est construit sur le jacobinisme, c’est-à-dire la négation des différences, l'autorité du haut vers le bas et il faut bien le dire une forme de mépris. C'est Napoléon qui avait exonéré notre île de taxes sur le tabac, l'alcool et la poudre à canon pour "faciliter notre développement"

La nouveauté est que nous avons un candidat, je l'espère demain un président, qui veut moderniser la France et qui annonce le 7 avril dernier à Furiani qu'il propose un "pacte girondin", c’est-à-dire tourner le dos à ce qui a fait depuis deux siècles et demi le traitement de la Corse par Paris: l'ignorance de la singularité et l'appui aux clans sur lesquels de manière à ce que ce territoire singulier pose le moins de problème possibles. L'irruption du courant autonomiste et indépendantiste depuis les années 1960-1970 est ce qui a grippé la machine bien huilée du jacobinisme.
Nous pensons que la Corse peut aider Emmanuel Macron à mettre en œuvre son "pacte girondin", c’est-à-dire reconstruire la société d'un pays et son économie, non pas le haut, mais par le bas.
Cela voudrait dire notamment

    •    prendre la Collectivité unique comme un exemple de simplification administrative pour le continent

    •    donner à la Collectivité unique les compétences et les moyens dont disposent les collectivités similaires en Europe, comme les îles voisines, en particulier par des ressources fiscales propres et la maîtrise renforcée de son foncier et de son patrimoine.

    •    permettre au peuple de Corse de réaffirmer son identité, ses valeurs, sa langue, en lui donnant en particulier, au travers de sa Collectivité, un rôle premier dans l'éducation de sa jeunesse(pas seulement l'université, mais tous les niveaux de la primaire à la formation professionnelle) et s apolitique culturelle.

    •    permettre à la Collectivité d'établir des relations directes avec Bruxelles, comme le font la Sardaigne et les Baléares notamment, afin de bénéficier plus directement des fonds de l'UE et de règles européennes statuts adaptées

    •    établir des relations de coopération et des liens de transport permanents 'avec ses voisins européens, notamment les îles de la Méditerranée

Emancipée, la Corse redeviendra terre d'investissements, d'innovation et de création de richesses, donc d'emplois, avec sa singularité, mais aussi comme un exemple pour les autres territoires.

Les questions juridiques et constitutionnelles pèseront peu s'il y a une majorité de vrais progressistes dans les deux assemblées qui comprendront que la Corse est en train de devenir le précurseur de ce "pacte girondin"

Pour y réussir, Emmanuel Macron devrait aussi adresser des signes positifs à la société corse, comme il les a ébauchés lors de sa visite, notamment sur les questions des prisonniers politiques et de l'amnistie

Oui, la Corse peut donner beaucoup à Emmanuel Macron et c'est en cela qu'il fera aussi beaucoup pour elle, non comme toujours par des dérogations ou de l'assistanat, mais par un pacte girondin de responsabilité !".

 Henri Malosse, Raynald Amadei, Marc-Antoine Campana 


PCF : Un véritable choix de résistance à l’extrême droite et à la politique ultralibérale

Pour la quatrième année consécutive depuis le 70ème anniversaire de la Libération de la Corse l’ANACR de Haute Corse, Terre Corse, les retraités CGT Hte Corse, le PCF organisent à Porri avec le concours amical de la municipalité la Fête de la Résistance.
A la veille du second tour de la présidentielle et compte tenu du contexte cette initiative publique, qui donnera lieu à une conférence débat animée par Sixte Ugolini et Hubert Lenziani, prend une signification particulière s’agissant du combat contre l’oubli et la banalisation du fascisme.

Pour les communistes, fer de lance de la Résistance en Corse et de la Libération, revenir à Porri le lieu où la direction clandestine du PCF se réunira pour planifier l’action populaire, où était implantée l’imprimerie clandestine permettant de tirer les milliers de tracts nécessaires à la préparation de l’insurrection, participe de cette exigence de mémoire et de vigilance.

Le 7 mai l’extrême droite peut prendre le pouvoir dans notre pays et effectivement le danger est immense pour la Liberté et les valeurs essentielles de la République. L’époque de Vichy et de Pétain nous a instruits. C’est le message que les Résistantes et Résistants encore vivants nous délivrent.

Ce samedi 6 mai à partir de 9 h 30 à Porri, dans ce contexte si particulier, il sera aussi question de contribuer à la mobilisation pour s’opposer à l’extrême droite et l’empêcher d’accéder au pouvoir avec le bulletin de vote Macron le seul dont nous disposons pour ce faire.
Cet acte n’est en aucun cas une adhésion, il est un véritable choix de résistance à l’extrême droite et à la politique ultralibérale.


Un vote clair contre l’extrême droite.

Etienne Bastelica et  Paul Antoine Luciani conseillers municipaux d’Ajaccio
 
Il ne faut pas se laisser endormir par les assurances un peu naïves affichées dans certains milieux qui font mine de ne pas voir les évolutions de la société insulaire et les rapports de force électoraux. L’extrême droite pour la nommer par son nom  (alors que d’autres, en Europe, la nomment en minimisant le danger « droite libérale radicalisée »), l’extrême droite, donc, s’est installée en Corse.  Et d’une façon plus significative que sur le continent.
C’est la raison pour laquelle un groupe de personnalités féminines issues de la Résistance, ou en lien direct avec elle, ont pris une position claire et offensive pour le second tour de la présidentielle. Nous approuvons leur geste. Dimanche 7 mai, il faut parer au plus pressé : réduire autant que faire se peut l’influence relative de Marine Le Pen.
Voter Macron n’est pas se rallier à son programme, c’est éliminer le candidat le plus dangereux pour les libertés publiques. Ce n’est pas approuver les politiques libérales (qui sont responsables de la montée des populismes et de l’extrême droite), c’est choisir le terrain le moins accidenté où nous pourrons les combattre.
Le choix des démocrates pour le second tour est très clair : Dimanche, battre  Le Pen !  Lundi, se préparer à combattre Macron !
 

Législatives : Charles Straboni fait équipe commune avec Stéphanie Grimaldi

Charles Straboni communique :
 
En septembre dernier, je faisais le choix responsable de vous proposer une alternative politique, claire et déterminée, dans la perspective des élections législatives de ce mois de juin.
Cette candidature s’inscrivait, à la fois, dans une démarche d’opposition à Paul Giacobbi ainsi que dans une perspective de renouveau.
Depuis lors, la situation politique a considérablement évolué. Paul Giacobbi  n’est plus candidat et les chances de victoire de notre famille politique se trouvent renforcées face à la multiplicité des candidatures. Aussi, une analyse politique évidente impose le rassemblement dès le premier tour de scrutin.
Dans chacune des quatre circonscriptions de Corse, une candidature unique de la droite et du centre m'apparaît conséquemment comme l'offre politique la plus pertinente.
Il s’agit donc, tout à la fois, de participer d’une dynamique d’ensemble en Corse ou la droite reste plus forte qu’ailleurs et de contribuer, d’une manière décisive, à la formation d’une majorité parlementaire à l’échelle nationale.
C’est dans cet esprit qu’avec Stéphanie Grimaldi, nous avons convenu de faire équipe commune. « Construire ensemble »  constituait, l'esprit même de ma démarche. Conjuguer nos énergies et nos potentialités participe de cette construction première, pragmatique  et respectueuse de ce que nous sommes et, mieux encore, de ce que vous êtes en droit d'attendre.
C'est dans la lumière de mes engagements et de cette loyale entente issue d’un dialogue amical, lucide et constructif que je serai donc le suppléant de Stéphanie Grimaldi lors de cette échéance électorale.

 




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