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Porto-Vecchio reçoit Saint Nicolas, devant l’église avec âne et friandises


Rédigé par Irène Ferrari le Mardi 4 Décembre 2018 à 21:01 | Modifié le Mardi 4 Décembre 2018 - 22:21


Tous les petits Porto-vecchiais, sont des enfants sages, c’est bien connu. C’est pourquoi ce dimanche matin, à la sortie de la messe, célébrée par l’abbé Frédéric Constant, Saint Nicolas a répondu à son invitation, et c’est accompagné de son âne qu’il a distribué à tous les enfants des friandises en guise de récompense.


Le succès de St Nicolas à Porto-Vecchio
Le succès de St Nicolas à Porto-Vecchio
L’âne, en l’occurrence une gentille ânesse âgée de 10 ans, venue de Borivoli, qui se prénommait Mya a reçu de nombreuses caresses de la part des enfants et de leurs parents.
Le père Fouettard, par contre était absent, peut-être avait-il suivi les actualités où il avait été fait mention de la récente loi sur l’interdiction de la fessée…
 
Saint Nicolas, une jolie légende
Un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas exactement la signification de cette manifestation qui, comme beaucoup d’autres, est une tradition païenne à l’origine reprise, ensuite, par les croyances religieuses.
« La légende du Saint Nicolas raconte que, dans la région Lorraine, entre Nancy et Metz, l’hiver approchant, trois enfants partis glaner dans les champs, se perdirent sur le chemin du retour. Attirés par la lumière filtrant des fenêtres d’une maison, ils s’approchèrent et frappèrent à la porte.
L’homme qui leur ouvrit, Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), boucher de son état, accepta de leur donner l’hospitalité pour la nuit. En fait, sitôt les enfants entrés, il les tua, puis à l’aide de son grand couteau, les coupa en petits morceaux, pour finalement les mettre dans son  saloir  (un grand baquet empli de sel), afin d’en faire du petit salé.
Saint Nicolas, chevauchant son âne, vint à passer par là et frappa à son tour à la porte du boucher. L’homme, n’osant pas rejeter un évêque, le convia à dîner. Son invité lui demandant du petit salé, le boucher comprit qu’il était découvert et, pris au piège, avoua tout. Le saint homme étendit alors trois doigts au-dessus du tonneau de petit salé, reconstituant et ressuscitant ainsi les trois enfants.
Saint Nicolas enchaîna le boucher à son âne et le garda auprès de lui pour le punir. Il devint le père Fouettard, être mauvais, dont le rôle est de réprimander les enfants désobéissants et les cancres, fort de son caractère violent et irascible. Toujours vêtu de noir, caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire, il incarne tout l’opposé de Saint Nicolas, en somme, qui arbore une belle barbe blanche, des vêtements colorés d’évêque (mauve et blanc, avec une crosse, dorée à l’origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du Père Noël actuel (Saint Nikolaus devint Santa Klaus), et donne toujours l’image d’une personne bienveillante. »

Aujourd’hui qu’importe qui se cache sous les habits de Saint Nicolas. Le plus important, c’est que depuis cinq ans maintenant, pour le plus grand plaisir des enfants, l’abbé Constant a tenu à renouer avec cette sympathique tradition, qui d’habitude se déroulait devant le presbytère. Cette année c’est devant l’église Saint Jean Baptiste que l’animation a apporté un peu de vie et de joie, dans un centre-ville, bien triste et déserté depuis début Octobre.





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