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Plus de 400 manifestants dans la rue à Ajaccio : Transports, vie chère, retraites, le ton monte


Rédigé par José Fanchi le Mardi 9 Octobre 2018 à 16:56 | Modifié le Mardi 9 Octobre 2018 - 19:49


La CGT, FO, FSU et CGC ont appelé à un mouvement pour protester contre la politique du gouvernement. Dans la rue également, les retraités sont venus dénoncer la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l'année dernière


(Photos Michel Luccioni)
(Photos Michel Luccioni)
Les manifestants se sont rassemblés sur la place de la gare avec l’inénarrable « the voice » en habit de sauveur, vociférant contre la série de réformes entamées par le gouvernement, la politique d’austérité, le manque de concertation et de dialogue social. Certaines revendications portées par les syndicats étant spécifiques à la Corse et à sa précarité qui continue d’inquiéter.

 
Mobilisation totale…
Prime de transport pour tous, la vie chère, la CSG, ont été les grands thèmes abordés par les 400 manifestants qui se sont dirigés vers la préfecture de région. Parmi les manifestants sur place, Patrice Bossard, secrétaire Général de la CGT de Corse du Sud, entouré de ses camarades :
« Il s’agit d’une journée nationale à laquelle nous ajoutons nos revendications locales mais aussi et surtout pour nous opposer aux contre-réformes du gouvernement en termes de protection sociale, réforme des retraites reportée, défense des services publics, maintien des emplois et augmentation des salaires et des pensions de retraite. Nous revendiquons localement le fait que nous demandons que la prime de transport soit étendue à tous les insulaires, retraités y compris. Nous revendiquons également une prime de vie chère liée à l’inflation et au coût de l’alimentaire, du carburant et le coût des transports. »  
Le long cortège des manifestants a emprunté le cours Napoléon -  encadré par des bus réquisitionnés - pour s’arrêter devant la préfecture de région où un barbecue avait été préalablement installé. Le mouvement a été largement suivi par les fonctionnaires, salariés, éducation nationale  (assez peu suivi) selon certains syndicats et autres professions.
 

Où l’on parle de l’aide à domicile…
On pouvait lire sur l’une des pancartes des manifestants «  En tant que travail d’utilité publique, l’aide à domicile corse doit être gérée par le service public ! ». Comme signalé par les manifestants, selon lesquels le fonctionnement associatif a marqué ses limites, l’un des porte-parole du syndicat a été clair dans ses propos :
« Nous sommes tous concernés par le maintien à domicile d’un parent ou d’un proche et les moyens qui nous sont octroyés pour accomplir nos missions d’aidant sont nettement insuffisants pour apporter un service de qualité. On ne peut plus travailler dans de telles conditions. Qui peut se sentir respecté quand le stress, la fatigue, les horaires morcelés, les changements incessants de plannings,  sont devenus la norme ? Après les différentes mobilisations en faveur de la prise en charge des personnes âgées, le gouvernement reste sourd aux besoins réels du secteur de l’aide, de l’accompagnement et des soins à domicile. Nous refusons de continuer à remplir des fonctions aussi vitales pour le lien et la cohésion sociale tout en étant méprisés. »

Les grandes revendications
L’union est plus que jamais indispensable clament les syndicats qui ont présenté un certain nombre de revendications, à savoir :
  • Une considération humaine du salarié
  • De meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires, la revalorisaton de la valeur du point
  • Les reconnaissance des qualifications et formations pour les salaires
  • La revalorisation des indemnités kilométriques, le paiement des temps de déplacement en temps réel
  • La prise en charge de tous les frais professionnels
  • Le respect de la convention collective et du droit au travail
  • L’arrêt de la discrimination syndicale et de leurs reprézentants
J. F.  




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