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Pierre-Paul Puccinelli : "Les Corses doivent nous faire confiance parce qu’on est les seuls à leur proposer de les représenter réellement"


La rédaction le Jeudi 9 Juin 2022 à 19:31

Pierre-Paul Puccinelli, 68 ans, est architecte à Porto-Vecchio. Spécialisé en bioclimatique et architecture durable, on lui doit d'ailleurs la paternité de la première maison passive végétale de France, ce professionnel, novice en politique, est aussi candidat aux élections législatives des 12 et 19 juin dans la 2e circonscription de Corse-du-Sud. Une candidature sans étiquette axée sur la défense des "libertés" fondamentales, sur l'autonomie alimentaire et énergétique de la Corse, avec en toile de fond l'instauration du RIC, le référendum d'initiative citoyenne.
Pierre-Paul Puccinelli et son suppléant, Bertrand Robert, expliquent à Corse Net Infos comment ils entendent régénérer la démocratie en permettant aux citoyens de participer activement à la vie politique.



Architecte, Pierre-Paul Puccinelli se présente aux législatives dans la 2ème circonscription de Corse du Sud
Architecte, Pierre-Paul Puccinelli se présente aux législatives dans la 2ème circonscription de Corse du Sud
- Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat ?  
-
Pierre-Paul Puccinelli  J’ai rapidement acquis une conscience politique à cause des trois dernières années qu’on a vécu. La crise Covid m’a fait comprendre qu’on n’était plus dans une démocratie, mais dans une oligarchie et j’ai décidé pour mes enfants et petits enfants de prendre le devant pour essayer d’instaurer autre chose. 
Bertrand Robert : Cette candidature est le prolongement de notre engagement dans la présidentielle. On fait partie d’un collectif citoyen - bon sens vital(e)- qui prône le référendum d'initiative citoyenne constituant (RICC) et la gouvernance partagée. Notre collectif a conscience qu’il est urgent de réaliser la transition écologique. Il faut qu’on arrive à restaurer la sobriété heureuse et à consommer tout en ayant un impact plus faible sur notre environnement et avec moins de tension sur les ressources naturelles.  

- Qui est votre suppléante ? 
Pierre-Paul Puccinelli : Ingénieur des arts et métiers, Bertrand Robert est en transition écologique c’est-à-dire qu’il travaille à mi-temps avec moi en tant que maître de bâtiment et économique et l’autre moitié de son temps il a un verger potager pour atteindre l’autonomie alimentaire et générer à terme un revenu complémentaire en revendant des fruits et des légumes. Engagé dans le tissu associatif local, ia monté une épicerie associative à Porto-Vecchio avec d’autres Gilets jaunes pour donner aux habitants du coin une alternative aux supermarchés et un potager collaboratif. 

- Quel est, pour vous, l’enjeu premier de ce scrutin ? 
-
 Pierre-Paul Puccinelli C’est de restaurer la démocratie. C’est de créer un outil qui permettra aux citoyens de s’exprimer et de créer ainsi une vraie démocratie qui n’existe plus. Le RICC est vraiment un outil qui permettra de faire des votations 3/4 fois par an sur tous les éléments de la constitution ce qui permettra de remettre à plat la cinquième République qui est aujourd’hui au service des minorités d’élites dominantes. 
Bertrand Robert : Depuis le mouvement des gilets jaunes, le pouvoir en place bafoue la constitution…avec la crise sanitaire, le décalage entre la caste politique et le peuple s’est accentué. Les politiques ont trahi les Français pour les intérêts politiques et financiers des oligarques et grands industriels. Et pour nous c’est inadmissible. C’est un scandale qu’en France on ait fait des injections expérimentales à 100 000 enfants de moins de 5 ans avec des doses adultes sans aucun protocole. Nous ne comprenons pas comment des députés français qui sont censés protéger la population aient pu accepter ou relever ça. Nous voulons donc être présents à l’Assemblée nationale pour protéger les citoyens français et les informer et le RIC est justement un moyen de contrôler les politiques…car aujourd’hui il n’existe plus aucun moyen pour les contrôler.

- Comment comptez-vous faire entendre votre voix dans cette campagne ? 
- Bertrand Robert : Pour nous, le pouvoir médiatique doit être encadré, car c’est inadmissible que les candidats citoyens et les candidats gilets jaunes n’aient eu aucune minute d’audience dans la campagne présidentielle et... même pour les législatives c’est la même chose et on pense qu’on a le droit d’avoir la parole pour présenter notre programme. 

- Quelles sont les mesures locales que vous défendez ?
- Bertrand Robert : Il faut de la justice, de l’équipe et de la solidarité pour la Corse. Les gilets jaunes corses ont fait un travail phénoménal par rapport aux prix dans les supermarchés…car il faut savoir que les supermarchés corses bénéficient de la continuité territoriale donc ils pont une partie du prix de transport qui est prise en charge en suite il y a une réduction de la TVA et portant les produits sont entre 5 et 10% plus chers que sur le continent. Encore une fois nous pensons que nous représentants doivent protéger les Français et le fonctionnement actuel est inadmissible. Pareil pour l’essence qui est plus chère en Corse que sur le continent….Mais les salaires ne sont pas plus élevés sur l’île et cela n’est pas juste. On pense que la répartition des richesses doit être au cœur des débats de société. Il faut arrêter d’avoir de gens ultras riches à côté de gens ultras pauvres.

 - Quelle serait votre priorité pour votre circonscription, si vous étiez élu député ?  
Pierre-Paul Puccinelli La priorité c’est de revenir à des systèmes néo-villageoisc’est-à-dire essayer de redéfinir la cellule de base d’une société qui est le village et donner à ce système une vraie autarcies ou autonomie, comme on veut, énergétique et alimentaire. Et à partir de là, redéfinir des rapports plus sophistiqués avec le gouvernement et les instances qu’on est obligés d’avoir comme la défense ou l’armée, par exemple. Car la Corse ne peut pas se passer d’une protection globale, elle ne peut pas être autonome, elle a toujours eu des protections que ce soit avec Paoli ou Napoléon, mais en revanche elle peut devenir autarcique et avoir une base cellulaire humaine qui redéfinit une société de partage, d’entraide qui a complètement disparu. L’idée qu’on développe c’est un vrai et authentique régionalisme qui devrait s’appliquer à toute la France en redéfinissant les critères de base de la société. 

- Vous vous réclamez donc régionalistes ? 
Pierre-Paul Puccinelli Oui. On se réclame d’un régionalisme qui n’est pas isolé. Il y a des écovillages qui sont en train de naître aux quatre coins du pays et ce régionalisme a des échos partout, car il permet au peuple de reprendre le contrôle sur les dirigeants. Il ne faut pas oublier que les politiques sont nos salariés et ce sont donc les citoyens qui doivent créer les lois. Comme en Suisse. Et même si on ne peut pas changer la 5e République d’un coup, grâce au RIC on pourra redéfinir la constitution de manière qu’elle soit à l’échelle des citoyens et non à l’échelle des dirigeants. Nous on veut sortir de cette Europe néolibérale et complètement tournée vers la société de consommation et onveut récréer une Europe des peuples.

 - Comment vous positionnez-vous par rapport aux négociations concernant l’autonomie de la Corse ? - Pierre-Paul Puccinelli :  L’autonomie est un peu comme le pouvoir, ça ne se demande pas, ça se prend. Le principe même de demander l’autonomie est ridicule. Le RIC, pour lequel on se bat, permettra aux citoyens de choisir, car ils seront les patrons.  À partir du moment où on a l’autonomie alimentaire et énergétique et un protectorat on n’a pas à demander une autonomie, car on est autonomes de fait.
- Bertrand Robert :  Pour nous la priorité c’est la transition écologique qui part avec l’autonomie alimentaire et énergétique et c’est ce qu’on doit maigrissez localement en Corse et en suite, l’île a besoin d’un protectorat. Et il ne faut pas oublier que la Corse a été grande avec la France, avec Napoléon on a dominé presque toute l’Europe. Je pense que la France et la Corse ont encore une page à écrire en commun main dans la main et il faut certainement qu’on arrête de traiter l’île comme une colonie et les Corses comme des Indiens.

​- Vous êtes 12 candidats sur la circonscription. Pourquoi les électeurs devraient vous accorder leur confiance ?
-
 Pierre-Paul Puccinelli Les citoyens doivent nous faire confiance parce qu’on est les seuls à leur proposer de les représenter réellement et leur permettre de parler. Nous fin n’est pas un parti, on est un mouvement qui permet aux citoyens de s’exprimer et d’être partie prenante active, et non plus passive, de cette collectivité qui est la France.
Bertrand Robert : Ils doivent nous faire confiance parce qu’ils nous connaissent déjà à travers notre engagement associatif et on a montré qu’on était capable de faire des choses pour le vivre ensemble, la culture et l’autonomie alimentaire avec zéro moyendonnez nous les moyens et on pourra faire changer les choses.














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