Vous venez de sortir un album qui s'intitule "Les anciens de la Musique Municipale d’Ajaccio - 150 ans d’histoire". Après plusieurs albums, pourquoi avez-vous eu envie de retracer en musique l’histoire de cette institution musicale ?
Cet album, c'est un témoignage de ce que fut la Musique Municipale durant toute son histoire. Je me suis aperçu, comme pour l'album "A Madunuccia", qu'aucun enregistrement phonographique n'avait été fait durant toutes ces années et qu'il fallait justement un témoignage pour les générations futures, pour qu'elles puissent entendre notre façon de jouer, notre façon de penser la musique. La Batterie fanfare de la ville fait partie de l'ADN des Ajacciens, elle fait partie de l'histoire d’Ajaccio, c'est pour cela qu'il est important de sceller ce côté musical sur un album. Il est l’héritage musical de ce que nous avons appris aux côtés de professeurs formidables. Nous avons reçu des enseignements de Monsieur Gordon, Premier Prix de Rome, de Daniel Rezoagli, Ange Rezoagli, ou encore Xavier Paoli qui ont formé des centaines et des centaines de musiciens. Cette musique a été un levier exceptionnel pour beaucoup de jeunes enfants parce que l’esprit de la musique municipale, c'est qu’on vous apprend la musique gratuitement et en contrepartie, vous mettez votre ville en couleur. C'est ce qu'on a fait depuis notre enfance jusqu'à aujourd’hui.
Quelle a été l’histoire de la Musique Municipale d’Ajaccio en 150 ans ?
Elle a été créée en 1886 par Henri Charpentier. Elle portait au départ le nom de "Musique Communale de la ville d’Ajaccio", puis "La Lyre Ajaccienne" et elle est devenue la "Musique Municipale d’Ajaccio". Ce qu'il faut savoir, c'est que dans les années 50, Ange Rezoagli crée l'école de musique et elle est alors la première institution d'apprentissage musical de Corse.
Comment s'est organisé l'enregistrement de l’album ?
Pour ce projet, j’ai réuni en studio chez Ricordu tous les anciens de la Musique Municipale. Ça a été un travail d’équipe. Comme Ajaccio est la cité impériale, j'ai voulu mettre les Marches de l’Empire en avant. Bien sûr, on retrouve également sur l’album les hymnes l'Ajaccienne, le Diu Vi Salvi Regina et la Marseillaise parce que ces musiques sont jouées quasiment à chaque fois que la Musique Municipale se produit. Mais il y a aussi les Batteries de l’Empire qui sont jouées avec les Fifres et là sous la direction de Pierre Montagono. On pourrait faire dix albums mais ce qui a été interprété, c’est ce que pouvaient entendre les Ajacciens il y a 100 ans dans les rues.
Cet album, c'est un témoignage de ce que fut la Musique Municipale durant toute son histoire. Je me suis aperçu, comme pour l'album "A Madunuccia", qu'aucun enregistrement phonographique n'avait été fait durant toutes ces années et qu'il fallait justement un témoignage pour les générations futures, pour qu'elles puissent entendre notre façon de jouer, notre façon de penser la musique. La Batterie fanfare de la ville fait partie de l'ADN des Ajacciens, elle fait partie de l'histoire d’Ajaccio, c'est pour cela qu'il est important de sceller ce côté musical sur un album. Il est l’héritage musical de ce que nous avons appris aux côtés de professeurs formidables. Nous avons reçu des enseignements de Monsieur Gordon, Premier Prix de Rome, de Daniel Rezoagli, Ange Rezoagli, ou encore Xavier Paoli qui ont formé des centaines et des centaines de musiciens. Cette musique a été un levier exceptionnel pour beaucoup de jeunes enfants parce que l’esprit de la musique municipale, c'est qu’on vous apprend la musique gratuitement et en contrepartie, vous mettez votre ville en couleur. C'est ce qu'on a fait depuis notre enfance jusqu'à aujourd’hui.
Quelle a été l’histoire de la Musique Municipale d’Ajaccio en 150 ans ?
Elle a été créée en 1886 par Henri Charpentier. Elle portait au départ le nom de "Musique Communale de la ville d’Ajaccio", puis "La Lyre Ajaccienne" et elle est devenue la "Musique Municipale d’Ajaccio". Ce qu'il faut savoir, c'est que dans les années 50, Ange Rezoagli crée l'école de musique et elle est alors la première institution d'apprentissage musical de Corse.
Comment s'est organisé l'enregistrement de l’album ?
Pour ce projet, j’ai réuni en studio chez Ricordu tous les anciens de la Musique Municipale. Ça a été un travail d’équipe. Comme Ajaccio est la cité impériale, j'ai voulu mettre les Marches de l’Empire en avant. Bien sûr, on retrouve également sur l’album les hymnes l'Ajaccienne, le Diu Vi Salvi Regina et la Marseillaise parce que ces musiques sont jouées quasiment à chaque fois que la Musique Municipale se produit. Mais il y a aussi les Batteries de l’Empire qui sont jouées avec les Fifres et là sous la direction de Pierre Montagono. On pourrait faire dix albums mais ce qui a été interprété, c’est ce que pouvaient entendre les Ajacciens il y a 100 ans dans les rues.
La Batterie fanfare ajaccienne la meilleure d’Europe dans les années 70
Quels ont été les moments forts qui ont marqué l’histoire de l’institution ?
Au-delà d’avoir été la musique des Ajacciens, elle a fait flotter son drapeau dans beaucoup de villes d'Europe. Elle a été dans les années 1970 la meilleure Batterie fanfare d'Europe au concours international d’Epinay-sur-Seine. Elle s’est déplacée en Angleterre, en Centrafrique. Dans les années 80, sous la direction de Xavier Paoli, nous avons eu le bonheur d’aller jouer à Paris pour le bicentenaire de la Révolution Française. La Musique Municipale d’Ajaccio a été choisie -parmi des centaines de Batteries fanfares- pour jouer lors de la cérémonie du ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. Et puis en 1993, nous avons également participé à l’émission de Jacques Martin "Le monde est à vous" où la France entière a découvert l’élégance de la musique municipale d’Ajaccio.
Vous souhaitez offrir un album à chaque Ajaccienne et Ajaccien. Comment allez-vous procéder ?
La Musique Municipale fait partie de la mémoire collective. Elle appartient à tous les Ajacciens. Leur donner un peu de musique, un peu de patrimoine de la ville d’Ajaccio, c’était un devoir de transmission. Aujourd’hui, nous le distribuons par le biais de dédicaces, comme nous avons pu le faire dans la galerie des Salines, il y a quelques jours. Ça a été un magnifique rendez-vous ajaccien, un rendez-vous d’amitié. Les anciens de la Musique étaient présents, ainsi que les anciennes majorettes qui ont fait partie de l’aventure de l’institution. Nous avons pu dédicacer et offrir ce disque. Jacques Rasigni et Nicolas Rocca m’ont beaucoup aidé dans l’organisation de cette rencontre.
En parallèle de l’album, un livre est aussi en préparation. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Ce livre s'appelle "Carnet de rue d'un enfant d’Ajaccio". Il commence par "enfance ajaccienne, enfance à nul autre pareil". Et on parle de la vie d'Ajaccio, de la Musique Municipale et d'une époque qui malheureusement s'en va mais qui sera un témoignage également d'une magnifique enfance.
Vous êtes vous même un enfant de la Musique Municipale…
Je suis un pur produit de la Musique Municipale d'Ajaccio. Cette formation que j'ai eu dans les années 1980 m'a permis de faire le tour du monde avec mon instrument et de porter cette couleur, cette identité musicale méditerranéenne qui est propre à ce que nous avons appris.
Au-delà d’avoir été la musique des Ajacciens, elle a fait flotter son drapeau dans beaucoup de villes d'Europe. Elle a été dans les années 1970 la meilleure Batterie fanfare d'Europe au concours international d’Epinay-sur-Seine. Elle s’est déplacée en Angleterre, en Centrafrique. Dans les années 80, sous la direction de Xavier Paoli, nous avons eu le bonheur d’aller jouer à Paris pour le bicentenaire de la Révolution Française. La Musique Municipale d’Ajaccio a été choisie -parmi des centaines de Batteries fanfares- pour jouer lors de la cérémonie du ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. Et puis en 1993, nous avons également participé à l’émission de Jacques Martin "Le monde est à vous" où la France entière a découvert l’élégance de la musique municipale d’Ajaccio.
Vous souhaitez offrir un album à chaque Ajaccienne et Ajaccien. Comment allez-vous procéder ?
La Musique Municipale fait partie de la mémoire collective. Elle appartient à tous les Ajacciens. Leur donner un peu de musique, un peu de patrimoine de la ville d’Ajaccio, c’était un devoir de transmission. Aujourd’hui, nous le distribuons par le biais de dédicaces, comme nous avons pu le faire dans la galerie des Salines, il y a quelques jours. Ça a été un magnifique rendez-vous ajaccien, un rendez-vous d’amitié. Les anciens de la Musique étaient présents, ainsi que les anciennes majorettes qui ont fait partie de l’aventure de l’institution. Nous avons pu dédicacer et offrir ce disque. Jacques Rasigni et Nicolas Rocca m’ont beaucoup aidé dans l’organisation de cette rencontre.
En parallèle de l’album, un livre est aussi en préparation. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Ce livre s'appelle "Carnet de rue d'un enfant d’Ajaccio". Il commence par "enfance ajaccienne, enfance à nul autre pareil". Et on parle de la vie d'Ajaccio, de la Musique Municipale et d'une époque qui malheureusement s'en va mais qui sera un témoignage également d'une magnifique enfance.
Vous êtes vous même un enfant de la Musique Municipale…
Je suis un pur produit de la Musique Municipale d'Ajaccio. Cette formation que j'ai eu dans les années 1980 m'a permis de faire le tour du monde avec mon instrument et de porter cette couleur, cette identité musicale méditerranéenne qui est propre à ce que nous avons appris.
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