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Patrimoine : Les trésors méconnus de l’église de Porri


Rédigé par L. V le Dimanche 5 Août 2018 à 23:53 | Modifié le Lundi 6 Août 2018 - 23:05


Une première à Porri di Casinca. Michel-Edouard Nigaglioni et Jean-Charles Ciavatti chercheurs au Service de l’Inventaire du Patrimoine, donnent le 8 août 18 une conférence publique en diaporama « Les Trésors méconnus de l’église de Porri XVIe-XIXe siècle


Chasuble du cardinal romain
Chasuble du cardinal romain
Sollicités par Liliane Vittori et Brigitte Fabre-Vittori, les deux historiens d’art ont d’abord procédé à un inventaire complet de cette église « Santissima Annunziata » bâtie en 1680. Une inspection qui leur a réservé des surprises. Dès leurs premiers pas dans l’église, ils ont immédiatement détecté la présence d’oeuvres et d’objets liturgiques remarquables qui les ont interpelés.
Outre les peintures murales, les statues (Jeanne d’Arc en armure, Saint Nicolas, Saint Roch), les tableaux (« Rosaire », « Vierge des Sept Douleurs », « Conversation sacrée »), ils ont découvert, émerveillés, un tabernacle ancien, un calice génois et la chasuble brodée d’un cardinal romain…

Résultats de leurs investigations ?
Le 8 août, seront révélées « d’étonnantes découvertes concernant l’histoire des arts, de l’architecture, de la peinture, de la sculpture, du mobilier, de l’orfèvrerie etc…».  


Comment les Corses vivaient-ils leur foi au XVIe siècle?
M.-E. Nigaglioni nous éclaire sur la spiritualité des Corses, leur goût pour l’art baroque et l’ornementation des églises: « on peut qualifier de piété baroque les sentiments qui animaient les habitants de Porri quand ils ont construit leur église. Les Corses de la période baroque sont extrêmement religieux. Ils ont pour la religion un feu et une passion qui les poussent à s’imposer les plus grands sacrifices matériels, afin d’orner leurs lieux de culte le plus dignement possible. Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher pour Dieu. On accorde des sommes folles à la construction des églises que l’on ne s’accorde pas pour la décoration des maisons, des casoni, des casali ou des palazzi. »
Cette conférence éclaire sur les missions des historiens d’art en Corse et sur la foi, telle qu’elle fut vécue dans notre île au temps de la peinture baroque « un art exubérant, théâtral, ostentatoire et imposant.»






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