Le logement fait sans conteste partie des sujets majeurs de ces élections municipales à Ajaccio. Dans la cité impériale, sur les cinq dernières années, les loyers ont augmenté d’environ 13%, tandis que les prix des ventes immobilières ne cessent d’atteindre des records. Pendant ce temps, les salaires restent bas et la précarité continue de frapper de plein fouet la population. L’accès au logement constitue donc un enjeu capital pour les prochaines années et les candidats à la Maison Carrée l’ont bien compris.
Pour Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu, « la lutte contre la spéculation, la dépossession et la précarisation » constitue ainsi « une priorité absolue ». « En matière de logement, il est évident que les Ajacciens, notamment les plus jeunes, ont de plus en plus de mal à vivre dans leur ville et sont contraints de s’exiler dans une périphérie toujours plus lointaine et précarisée. Notre devoir est de garantir aux Ajacciens le droit de vivre à Aiacciu », souligne le leader de la liste d’union nationaliste soutenue par Femu a Corsica et Core in Fronte. Pour y parvenir, il propose une série de « mesures fortes, concrètes et efficaces ». Parmi elles, « l’obtention et la mise en œuvre d’un statut de résident, y compris dans l’attribution des logements sociaux ». Il souhaite par ailleurs développer le Bail réel solidaire, « afin de permettre aux Ajacciens d’acheter leur résidence principale à un coût réduit », défend l’introduction de servitudes de résidences principales dans le cadre de la loi « Le Meur-Echaniz » dans certains secteurs particulièrement sous pression, et aspire à une régulation des meublés de tourisme « par des mesures de limitation, d’obligation de compensation, voire d’interdiction selon les zones ». « En parallèle, nous voulons développer l’offre de logements locatifs communaux à loyers maîtrisés et engager un plan de rénovation massif, prioritairement dans le centre historique et sur le parc social. Notre projet prévoit également une transformation du parc de logements sociaux pour mieux l’adapter aux réalités et aux besoins de notre territoire, ainsi qu’une lutte active contre la vacance structurelle afin de remettre ces logements sur le marché. Nous souhaitons par ailleurs développer des résidences d’autonomie pour les seniors en centre-ville et adapter l’offre de logements à certaines situations spécifiques, qu’il s’agisse des jeunes actifs, des étudiants, des alternants, des femmes victimes de violences ou encore des familles monoparentales », détaille-t-il encore.
Charlotte Cesari, à la tête de la liste d’union des partis de gauche « A Voci di u Populu » martèle pour sa part que le logement est « un droit, pas une marchandise ». « L’impossibilité d’accéder au logement pour la grande majorité des Ajacciens est un scandale absolu. Il est inadmissible que la politique municipale accepte cette réalité. Ajaccio doit appartenir aux Ajacciens, ni aux spéculateurs ni aux touristes. Une ville n’a pas vocation à être une carte postale : elle est un lieu de vie, d’échanges et de culture », dénonce-t-elle. De facto, elle aspire tout d’abord à atteindre 25% de logements, comme l’exige la loi SRU, et souhaite utiliser les leviers juridiques à la disposition de la municipalité. Elle plaide ainsi elle aussi pour la mise en place du Bail Réel Solidaire dans lequel elle voit « un outil très efficace » pour reprendre la maîtrise du foncier. « En reprenant cette maîtrise, le bâti revient au moins 50 % moins cher que le prix du marché. En conservant cette maîtrise, on peut également empêcher les constructions anarchiques et favoriser l’accès au logement des Ajacciens », explique-t-elle. « D’autre part, nous proposons la limitation des locations saisonnières (type Airbnb) à 90 jours, exclusivement pour les résidences principales. Nous créerons un service de contrôle des locations de meublés touristiques afin de lutter contre les locations illégales. Il n’est plus question que les Ajacciens soient dépossédés et exclus de leur propre ville », ajoute-t-elle.
Candidat à la tête de la liste « Gagner pour Ajaccio », soutenue par le Rassemblement National, Mossa Palatina et l’UDR, François Filoni aspire de son côté « mieux construire pour les Ajacciens ». « L’urbanisme sera maîtrisé et construit en concertation avec les habitants », annonce-t-il en poursuivant : « Dans cette logique, nous travaillerons avec le GIRTEC afin de dégager du foncier et des logements permettant aux promoteurs de favoriser l’accession à la propriété de résidences principales, en priorité au bénéfice des Ajacciens ». Le secrétaire territorial du Rassemblement National veut également mettre en place une « reconfiguration massive des HLM », « intervenir pour les copropriétés en difficulté », créer plus de « stationnement enfoui pour libérer de l’espace », ou encore « une priorité d’attribution des logements aux Ajacciens ».
Le maire sortant, Stéphane Sbraggia, décrit quant à lui l’accès au logement comme « un enjeu central ». « Ajaccio demeure aujourd’hui un territoire sous tension en matière de logement, avec un foncier limité, plus de 2 300 demandes de logements sociaux en attente et un délai moyen d’attribution de deux ans et demi », concède-t-il. Face à cette situation, il indique que le choix de la ville et de la CAPA a été d’agir « avec méthode » lors des dernières années, en produisant du logement, « mais en maîtrisant l’urbanisme et en préservant le cadre de vie ». Le candidat à la tête de la liste « Forza Aiacciu » rappelle ainsi que « la CAPA a structuré sa politique de l’habitat autour du Programme Local de l’Habitat, qui prévoit la production d’environ 550 logements par an, dont la moitié en logement social ». « Nous avons également fait le choix de privilégier la rénovation du parc existant. Les dispositifs d’OPAH permettent d’accompagner la réhabilitation de logements anciens, notamment dans l’hypercentre. Concrètement, 646 logements ont déjà été rénovés par l’Office Public de l’Habitat de Corse-du-Sud et plusieurs copropriétés dégradées ont fait l’objet d’actions spécifiques », souligne-t-il en reprenant : « Sur la mandature, 1 500 logements sociaux ont été financés à l’échelle intercommunale, avec un effort financier de 6,8 millions d’euros, tout en intégrant des exigences d’accessibilité et d’adaptation au vieillissement ». Enfin, il pointe aussi la politique de régulation engagée par la majorité sortante afin de « préserver le logement pour les résidents permanents, notamment à travers la régulation des meublés touristiques, l’instauration d’un numéro d’enregistrement obligatoire et l’augmentation de la taxe sur les résidences secondaires ».
Enfin, Pascal Zagnoli pour Stintu Aiaccinu invite à agir « avec méthode et responsabilité ». « Nous voulons permettre de se loger à l’année, notamment en centre‑ville, avec une politique complète : régulation des meublés touristiques, lutte contre les logements vacants, priorité donnée aux Ajacciens », affirme-t-il. Dans ce droit fil, sa liste souhaite mobiliser les centaines de logements vacants recensés dans le cœur de ville, en dédiant une cellule municipale d’accompagnement des propriétaires qui accompagnera gratuitement ces derniers avec diagnostic du logement, chiffrage des travaux, mobilisation des aides nationales et locales, ou encore sécurisation juridique du bail afin de « lever toutes les raisons de laisser vide en transformant un logement fermé en ressource pour la ville et en revenu sécurisé pour le propriétaire ». Un accompagnement spécifique pour traiter la question de l’indivision est également envisagé, tout comme un service d’aide à l’accession à la propriété pour les primo-accédants et un fonds logement figurent également parmi les engagements. Enfin, le secrétaire national du PNC veut aussi maîtriser les envolées des prix en demandant la mise en place d’une mesure d’encadrement des loyers.
Pour Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu, « la lutte contre la spéculation, la dépossession et la précarisation » constitue ainsi « une priorité absolue ». « En matière de logement, il est évident que les Ajacciens, notamment les plus jeunes, ont de plus en plus de mal à vivre dans leur ville et sont contraints de s’exiler dans une périphérie toujours plus lointaine et précarisée. Notre devoir est de garantir aux Ajacciens le droit de vivre à Aiacciu », souligne le leader de la liste d’union nationaliste soutenue par Femu a Corsica et Core in Fronte. Pour y parvenir, il propose une série de « mesures fortes, concrètes et efficaces ». Parmi elles, « l’obtention et la mise en œuvre d’un statut de résident, y compris dans l’attribution des logements sociaux ». Il souhaite par ailleurs développer le Bail réel solidaire, « afin de permettre aux Ajacciens d’acheter leur résidence principale à un coût réduit », défend l’introduction de servitudes de résidences principales dans le cadre de la loi « Le Meur-Echaniz » dans certains secteurs particulièrement sous pression, et aspire à une régulation des meublés de tourisme « par des mesures de limitation, d’obligation de compensation, voire d’interdiction selon les zones ». « En parallèle, nous voulons développer l’offre de logements locatifs communaux à loyers maîtrisés et engager un plan de rénovation massif, prioritairement dans le centre historique et sur le parc social. Notre projet prévoit également une transformation du parc de logements sociaux pour mieux l’adapter aux réalités et aux besoins de notre territoire, ainsi qu’une lutte active contre la vacance structurelle afin de remettre ces logements sur le marché. Nous souhaitons par ailleurs développer des résidences d’autonomie pour les seniors en centre-ville et adapter l’offre de logements à certaines situations spécifiques, qu’il s’agisse des jeunes actifs, des étudiants, des alternants, des femmes victimes de violences ou encore des familles monoparentales », détaille-t-il encore.
Charlotte Cesari, à la tête de la liste d’union des partis de gauche « A Voci di u Populu » martèle pour sa part que le logement est « un droit, pas une marchandise ». « L’impossibilité d’accéder au logement pour la grande majorité des Ajacciens est un scandale absolu. Il est inadmissible que la politique municipale accepte cette réalité. Ajaccio doit appartenir aux Ajacciens, ni aux spéculateurs ni aux touristes. Une ville n’a pas vocation à être une carte postale : elle est un lieu de vie, d’échanges et de culture », dénonce-t-elle. De facto, elle aspire tout d’abord à atteindre 25% de logements, comme l’exige la loi SRU, et souhaite utiliser les leviers juridiques à la disposition de la municipalité. Elle plaide ainsi elle aussi pour la mise en place du Bail Réel Solidaire dans lequel elle voit « un outil très efficace » pour reprendre la maîtrise du foncier. « En reprenant cette maîtrise, le bâti revient au moins 50 % moins cher que le prix du marché. En conservant cette maîtrise, on peut également empêcher les constructions anarchiques et favoriser l’accès au logement des Ajacciens », explique-t-elle. « D’autre part, nous proposons la limitation des locations saisonnières (type Airbnb) à 90 jours, exclusivement pour les résidences principales. Nous créerons un service de contrôle des locations de meublés touristiques afin de lutter contre les locations illégales. Il n’est plus question que les Ajacciens soient dépossédés et exclus de leur propre ville », ajoute-t-elle.
Candidat à la tête de la liste « Gagner pour Ajaccio », soutenue par le Rassemblement National, Mossa Palatina et l’UDR, François Filoni aspire de son côté « mieux construire pour les Ajacciens ». « L’urbanisme sera maîtrisé et construit en concertation avec les habitants », annonce-t-il en poursuivant : « Dans cette logique, nous travaillerons avec le GIRTEC afin de dégager du foncier et des logements permettant aux promoteurs de favoriser l’accession à la propriété de résidences principales, en priorité au bénéfice des Ajacciens ». Le secrétaire territorial du Rassemblement National veut également mettre en place une « reconfiguration massive des HLM », « intervenir pour les copropriétés en difficulté », créer plus de « stationnement enfoui pour libérer de l’espace », ou encore « une priorité d’attribution des logements aux Ajacciens ».
Le maire sortant, Stéphane Sbraggia, décrit quant à lui l’accès au logement comme « un enjeu central ». « Ajaccio demeure aujourd’hui un territoire sous tension en matière de logement, avec un foncier limité, plus de 2 300 demandes de logements sociaux en attente et un délai moyen d’attribution de deux ans et demi », concède-t-il. Face à cette situation, il indique que le choix de la ville et de la CAPA a été d’agir « avec méthode » lors des dernières années, en produisant du logement, « mais en maîtrisant l’urbanisme et en préservant le cadre de vie ». Le candidat à la tête de la liste « Forza Aiacciu » rappelle ainsi que « la CAPA a structuré sa politique de l’habitat autour du Programme Local de l’Habitat, qui prévoit la production d’environ 550 logements par an, dont la moitié en logement social ». « Nous avons également fait le choix de privilégier la rénovation du parc existant. Les dispositifs d’OPAH permettent d’accompagner la réhabilitation de logements anciens, notamment dans l’hypercentre. Concrètement, 646 logements ont déjà été rénovés par l’Office Public de l’Habitat de Corse-du-Sud et plusieurs copropriétés dégradées ont fait l’objet d’actions spécifiques », souligne-t-il en reprenant : « Sur la mandature, 1 500 logements sociaux ont été financés à l’échelle intercommunale, avec un effort financier de 6,8 millions d’euros, tout en intégrant des exigences d’accessibilité et d’adaptation au vieillissement ». Enfin, il pointe aussi la politique de régulation engagée par la majorité sortante afin de « préserver le logement pour les résidents permanents, notamment à travers la régulation des meublés touristiques, l’instauration d’un numéro d’enregistrement obligatoire et l’augmentation de la taxe sur les résidences secondaires ».
Enfin, Pascal Zagnoli pour Stintu Aiaccinu invite à agir « avec méthode et responsabilité ». « Nous voulons permettre de se loger à l’année, notamment en centre‑ville, avec une politique complète : régulation des meublés touristiques, lutte contre les logements vacants, priorité donnée aux Ajacciens », affirme-t-il. Dans ce droit fil, sa liste souhaite mobiliser les centaines de logements vacants recensés dans le cœur de ville, en dédiant une cellule municipale d’accompagnement des propriétaires qui accompagnera gratuitement ces derniers avec diagnostic du logement, chiffrage des travaux, mobilisation des aides nationales et locales, ou encore sécurisation juridique du bail afin de « lever toutes les raisons de laisser vide en transformant un logement fermé en ressource pour la ville et en revenu sécurisé pour le propriétaire ». Un accompagnement spécifique pour traiter la question de l’indivision est également envisagé, tout comme un service d’aide à l’accession à la propriété pour les primo-accédants et un fonds logement figurent également parmi les engagements. Enfin, le secrétaire national du PNC veut aussi maîtriser les envolées des prix en demandant la mise en place d’une mesure d’encadrement des loyers.
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