Si Manu Payet revient jouer en Corse, c'est d'abord une histoire de coup de cœur. "Le super accueil que j'avais eu la dernière fois que je suis venu jouer à Erbalunga, j'ai adoré cet endroit, le lieu et le public", confie-t-il. Le Théâtre de Verdure, à ciel ouvert, lui rappelle même un théâtre de La Réunion, "un point commun avec l'île d'où je viens". Car pour l'humoriste, jouer sur une île n'a rien d'anodin. "Quand tu viens d'une île, tu es content d'aller jouer sur une autre, parce que ça me rappelle forcément chez moi", glisse-t-il, saluant "une façon d'accueillir qui est formidable".
Deux îles, une même sensibilité
Le parallèle entre la Corse et La Réunion, Manu Payet l'assume pleinement. "Ça fait partie de ce qui est très émouvant quand on arrive en Corse", explique-t-il, évoquant l'attachement commun des insulaires à leur terre. Au-delà de l'émotion, il pointe des repères presque instinctifs. "Ce ne sont pas du tout les mêmes paysages, mais c'est la même beauté. Et puis moi, je me repère depuis que je suis petit en fonction d'où se trouve la mer. Quand j'arrive en Corse, je retrouve un peu ce même genre de repères." Une insularité qui infuse jusque dans son travail. Ses racines réunionnaises, il en parle avec une belle image : 'Plus ça va, plus elles prennent de la place dans la terre. Les racines d'un homme, c'est pareil, plus ça va, moins on peut s'en débarrasser."
Le "Papa Boomer" et l'art de rire de soi
Dans Emmanuel 2, suite de son précédent spectacle, Manu Payet incarne le "Papa Boomer" qu'il est devenu, celui qui baisse le son de la radio pour faire un créneau. Un personnage qui ne relève pas d'un choix, mais d'un constat. "Il s'est imposé. Ce sont des choses qu'on remarque de soi-même en vieillissant, et on se dit : tiens, ça peut être marrant à raconter. Tant qu'à faire, plutôt qu'inventer des blagues, autant raconter ce qui se passe vraiment." Fidèle à une autodérision qui le caractérise depuis ses débuts, l'humoriste ne se moque que de lui-même. "En fait, on pense qu'on ne va pas le devenir, et puis on le devient. S'en moquer, c'est comme une thérapie, ça fait du bien de se moquer de soi."
Cette autodérision, il la présente moins comme un style que comme une nécessité. "Pourquoi j'irais écrire et inventer des histoires, puisque la mienne a l'air si particulière ? L'autodérision me permet de raconter des choses qui, quand je les ai vécues, ne me faisaient pas forcément rire. Quand je vois les gens rire, je me dis que finalement, ce n'était peut-être pas si grave." Une approche qu'il revendique loin des polémiques et des sensibilités actuelles. "Comme je ne me moque que de moi, je n'embête personne. Je n'ai pas eu à m'adapter, mais pour d'autres, ça doit être plus difficile."
Cette autodérision, il la présente moins comme un style que comme une nécessité. "Pourquoi j'irais écrire et inventer des histoires, puisque la mienne a l'air si particulière ? L'autodérision me permet de raconter des choses qui, quand je les ai vécues, ne me faisaient pas forcément rire. Quand je vois les gens rire, je me dis que finalement, ce n'était peut-être pas si grave." Une approche qu'il revendique loin des polémiques et des sensibilités actuelles. "Comme je ne me moque que de moi, je n'embête personne. Je n'ai pas eu à m'adapter, mais pour d'autres, ça doit être plus difficile."
La scène, "là où je suis le plus moi"
Entre cinéma, radio, télévision et scène, c'est sur les planches que Manu Payet se sent le plus lui-même. "C'est mon histoire, ma vraie histoire, pas celle d'un autre. Donc c'est là que je suis le plus moi." Même après des années de carrière, le trac reste un allié. "C'est important de ressentir ça, parce que ça fait que tu vas essayer de faire le meilleur spectacle possible." Parmi ceux qui l'ont aiguillé, il cite l'humoriste américain Richard Pryor : "On peut naître bon clown, mais trouver son clown et le travailler, on est aidé par d'autres clowns. Lui fait partie de ceux qui m'ont fait croire que ce métier, c'était possible."
Son objectif, au-delà du rire, tient en peu de mots. "Leur faire passer le meilleur moment possible, qu'ils oublient deux secondes ce qui se passe dehors. Pas de politique, pas de désaccord, juste un vrai moment de partage. Montrer qu'on est tous les mêmes." Et pour le public corse qui l'attend le 16 juillet, l'humoriste promet d'être à la hauteur. "Ils te donnent un soir, c'est à toi de faire le meilleur spectacle possible, aussi pour les remercier."
Son objectif, au-delà du rire, tient en peu de mots. "Leur faire passer le meilleur moment possible, qu'ils oublient deux secondes ce qui se passe dehors. Pas de politique, pas de désaccord, juste un vrai moment de partage. Montrer qu'on est tous les mêmes." Et pour le public corse qui l'attend le 16 juillet, l'humoriste promet d'être à la hauteur. "Ils te donnent un soir, c'est à toi de faire le meilleur spectacle possible, aussi pour les remercier."
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