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Lucciana : le Musée archéologique, Musée Prince Rainier III de Monaco, ouvre le 22 juin


Philippe Jammes le Vendredi 11 Juin 2021 à 18:28

Si son inauguration n’aura lieu que le 2 septembre prochain, le Musée archéologique de Lucciana, Musée Prince Rainier III de Monaco, ouvrira ses portes officiellement le 22 juin. CNI vous en dévoile quelques salles…



«Ce musée va nous permettre de nous réapproprier l’histoire» déclare José Galletti, le maire de la commune. «Notre défi, vieux de plus de 20 ans, était qu’une petite commune de Corse réussisse à réaliser un musée bénéficiant de l’appellation Musée de France. Ce label décerné par le ministère de la culture nous a permis de bénéficier de l’appui de celui-ci, tant au niveau scientifique que des financements indispensables ». Ainsi sur un budget total de 10,227 millions d’euros, l’Etat a participé à hauteur de 54%, la CdC 19,5%, et la commune 20% également. La Principauté de Monaco avec laquelle des liens très étroits ont été noués depuis des années a également ajouté son obole : 160 000 €. «Les péripéties du projet ont été multiples » souligne le maire de Lucciana. «La plus grosse difficulté a été de faire admettre qu’une petite commune comme la nôtre serait capable de mener à bien la réalisation d’un Musée de France.  Nos partenaires comme entre autres, la CdC, le musée du Louvre, le ministère de la culture nous ont beaucoup aidés en ce sens. La crise sanitaire a aussi perturbé et retardé le projet dont les travaux ont véritablement débuté en 2014». Voilà donc ce magnifique musée sur le point d’ouvrir.
Quant à l’inauguration… «Elle est prévue sur le site le 2 septembre prochain. Elle sera rehaussée par la présence d’un Chef d’Etat et on l’espère par une représentation ministérielle nationale » glisse José Galletti.


Le site de Mariana
C’est à partir du 1er siècle av. JC que Mariana a commencé à s’épanouir avec notamment l’installation par Marius Caius de ses vétérans. Son développement ne s’est ensuite jamais démenti au cours des siècles qui ont suivi. Au Vème siècle elle a été le siège de la plus importante implantation chrétienne avec l’édification d’une basilique et de son baptistère. Sous la domination de Pise, Mariana a ensuite connu un grand essor avec l’édification de la Cathédrale et de son complexe épiscopal.
«Notre exposition permanente suit un déroulé chrono-thématique » indique Ophélie de Peretti, conservatrice du musée de Mariana. «Elle replace Mariana dans son espace  géographique et géopolitique, à l’interface du domaine insulaire et du domaine tyrrhénien qui influe en permanence  sur son destin, de la protohistoire à la période médiévale ». La collection présentée dans les différentes salles du musée est majoritairement composée de témoins de la vie quotidienne de l’Antiquité au Moyen-âge  de Mariana: vaisselles, amphores, verrerie, bijoux… «Mais nous avons aussi sollicité d’autres institutions afin de bénéficier du dépôt d’objets émanant des mêmes circuits de production, mais bien plus accessibles au public » précise O.de Peretti. Parmi ces prêts, des objets du musée d’Aléria, du Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines, du musée du Louvres ou provenant de la famille  Ambrosi, implantée sur La Marana, comme un lingot de cuivre de l’âge du Bronze. Dans les différentes salles, sur 3 étages, aux traditionnels textes s’ajoutent des frises chronologiques, des cartes, des maquettes en volume, des bornes multimédias… Le musée abritera aussi des expositions temporaires, des conférences, des rencontres et autres activités culturelles.    



Une construction sous l’œil expert de Pierre-Louis Faloci
«Au niveau de l’architecture du musée nous n’avions pas d’idées vraiment arrêtées, sauf celle de l’harmoniser avec la Cathédrale toute proche » explique José Galletti. «Le concours à maîtrise d’œuvre a vu la participation de grands architectes nationaux et européens du patrimoine. Le lauréat, Pierre-Louis Faloci a bien mis en valeur ce dialogue entre le bâtiment moderne et la bâtiment médiéval ». A Mariana l’architecte surdoué s’est retrouvé sur son terrain de prédilection. Il a voulu un ouvrage profondément ancré dans son histoire, dans sa culture séculaire agropastorale, dans son environnement paysager, entre montagne et mer.   



L’hommage à Geneviève Moracchini-Mazel
En 1951, Geneviève Moracchini  est jeune doctorante de l’Université Lyon. Originaire de Tavagna par son grand-père, elle aime sillonner la région de la Canonica, un site mis en partie à jour en 1936 par Louis Leschi (1893-1954) et Albert Chauvel (1895-1985) qui s’étaient inspirés des écrits de l’abbé Jean-Ange Galletti dans son «Histoire illustrée de la Corse » parue en 1863. Sur site, Geneviève Moracchini est rapidement convaincue que dans les sous-sols des environs immédiats de la cathédrale romane se trouvent les réponses à ses interrogations sur l’implantation des sanctuaires médiévaux. Après des travaux à Valle di Rostinu, Corte, en Castagniccia, en Balagne, elle revient à Mariana en 1958 et y donne ses premiers coups de pioche avec l’accord du maire de l’époque Charles Galletti. Entre 1958 et 1965 ses fouilles mettent à jour un complexe paléochrétien : sa basilique, son baptistère, une résidence épiscopale… Associé au musée, un Centre de Recherches portera son nom et y accueillera scientifiques, restaurateurs, archéologues…
Il y aurait encore beaucoup beaucoup de choses à écrire sur ce site de Mariana, mais plus la peine aujourd’hui grâce à cette belle réalisation qui à travers plus de 10 000 objets, 500 vitrines fournit toutes les réponses aux questions que l’on pouvait se poser jusque là.
 


Le musée, tout prés de la basilique de La Canonica
Le musée, tout prés de la basilique de La Canonica



















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