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Littérature : Quand Jean-Jacques Rousseau s’intéressait à la Corse


Rédigé par Philippe Jammes le Mercredi 23 Mai 2018 à 16:02 | Modifié le Mercredi 23 Mai 2018 - 16:04


« Jean-Jacques Rousseau : affaires de Corse », qui vient tout juste d’être publié, est une œuvre collective du « Groupe Jean-Jacques Rousseau ». Un livre qui a été présenté par 4 de ses auteurs, mardi soir à la médiathèque Barberine Duriani au Centre Culturel L’Alb’Oru à Bastia : Antoine-Marie Graziani professeur à l’Université de Corse, Bruno Bernardi, coordinateur du groupe Jean-Jacques Rousseau, James Swenson, professeur de littérature française à l’université Rutgers du New Jersey et Christophe Litwin, professeur à l’Université d’Irvine en Californie


Bruno Bernardi, coordinateur du groupe Jean-Jacques Rousseau, Antoine-Marie Graziani Professeur à l’Université de Corse, James Swenson, professeur de littérature française à l’université Rutgers  du New Jersey et Christophe Litwin, professeur à l’Université d’Irvine en Californie ont présenté Le livre « JJ Rousseau : affaires de Corse »
Bruno Bernardi, coordinateur du groupe Jean-Jacques Rousseau, Antoine-Marie Graziani Professeur à l’Université de Corse, James Swenson, professeur de littérature française à l’université Rutgers du New Jersey et Christophe Litwin, professeur à l’Université d’Irvine en Californie ont présenté Le livre « JJ Rousseau : affaires de Corse »
Le groupe avait jusqu’ici édité sous le titre apocryphe « Projet de constitution pour la Corse » trois manuscrits rédigés en 1765 par Rousseau, après que le capitaine Buttafoco l’eut invité à tracer le « plan du sisteme politique » de la Corse. « Ces manuscrits ne sont pas une œuvre de Rousseau mais des pièces successives et inachevées d’un dossier dans lequel il conservait sa documentation sous l’intitulé Affaires de Corse » précise Antoine-Marie Graziani, Professeur à l’Université de Corse. « Rousseau n’y propose pas de constitution et se défend de faire œuvre de législateur, mais juge utile et urgent de conseiller la jeune nation en proposant un « plan de gouvernement » et en combattant les préjugés propagés par la noblesse qui voulait rétablir les privilèges héréditaires, faire de l’appât du gain le moteur de l’économie, multiplier les échanges commerciaux avec les grandes nations d’Europe ».


A l’époque, pour Rousseau, la révolution corse et l’heureuse situation de l’île rendent possible une autre voie politique qui s’appuie sur la puissance de la démocratie. Les propositions inédites du philosophe dans ses travaux confèrent à ces textes, bien qu’inachevés, une place à part et décisive dans sa pensée politique.


Le livre  présente, associée à la correspondance avec Buttafoco, une édition critique des manuscrits dans lesquels Rousseau a travaillé à un « plan de gouvernement bon pour la Corse ». L’introduction, l’annotation et le commentaire de ces textes en renouvellent l’interprétation en restant constamment attentifs à leur genèse et au contexte historique de leur rédaction.
CNI a rencontré les auteurs…




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