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Les lauréats du prix de la Collectivité territoriale récompensés


Rédigé par le Dimanche 23 Décembre 2012 à 08:55 | Modifié le Lundi 24 Décembre 2012 - 00:01


Le prix de la CTC a été remis, vendredi soir, à Jean-Yves Acquaviva pour « Ombre di Guerra », en langue corse, à Marie-Jean Vinciguerra pour « Bastion sous le Vent », et à Antoine-Marie Graziani, pour « La Violence dans les Campagnes Corses du XVI au XVIII siècle », ces deux derniers ouvrages, ex-æquo, étant en langue française. Les prix, dotés de 5 000 €uros, ont été remis aux trois lauréats, devant un public nombreux, par le président de la CTC, Paul Giacobbi et le président de l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini.


Photo Marilyne SANTI
Photo Marilyne SANTI
Le iury du prix de la CTC, institué depuis 1984, est composé de 16 membres, élus ou désignés pour la durée du mandat de l’Assemblée de Corse. Ce sont les présidents du Conseil exécutif de Corse et de l’Assemblée de Corse, les sept conseillers territoriaux représentants les groupes politiques de l’Assemblée de Corse et sept personnalités qualifiées, extérieures à la CTC, et désignées en raison de leurs compétences dans les domaines relevant des prix qui ont procédé au choix parmi de très nombreux ouvrages.
La présidente du jury, Marie-Hélène Ferrandini élue pour trois ans  parmi ces personnalités, qui, parlant toujours avec passion et émerveillement de la littérature, a livré au public présent, l’émotion qu’ont suscité chez elle les ouvrages primés.
« Le livre de fiction de Marie-Jean Vinciguerra, est un livre éclaté, un récit onirique, nervalien par ses épanchements, vibrant de poésie à la Saint Jones Perse, un livre d’autobiographie qui ressuscite les voix aimées qui se sont tues, comme le dit Verlaine, un livre aussi de lyrisme poétique, de portraits….un livre qui est aussi une vision de l’histoire corse racontée à travers le tempérament, d’un écrivain qui est en quête de lui même à travers la psychanalyse. Ce livre sème à foison les interrogations, il est la quête du moi, de l’individu à travers la quête de l’identité et qui aboutit à la quête du langage, (trouver les mots pour le dire), et finalement à la quête du  style, selon un principe cher à Mallarmé ». 
 « En sélectionnant l’ouvrage d’Antoine-Marie Graziani,  le jury a voulu saluer un admirable ouvrage scientifique et historique, qui fait preuve de modernité, témoignage d’un intense travail de recherche, loin des sentiers battus, c’est à dire ceux du romantisme échevelé et d’une vision trop littéraire de l’histoire, loin aussi d’une brochure technique , législative. L'auteur est allé chercher le document, celui qui fait palpiter la vie. Il rend un témoignage quasi toujours vivant, qui émeut profondément, qui ressuscite la Corse dans ses mentalités, dans ses mœurs, dans son quotidien. Travail de réminiscence magnifique, et travail pour le XXIème siècle, car ces questions sur la  violence marque l’actualité dans biens des domaines que vous soulignez, et qui trouve ainsi son fil rouge».
« Le livre de Jean-Yves Acquaviva, a été quand à lui le triomphe de l’année, allant d’Austerlitz en Austerlitz, cumulant les prix ». L'histoire, d’un secret de famille. Le personnage principal, Ghjuvan Tumasgiu, désir mettre à jour ce secret,  au fil de vie qui le conduiront de la première guerre mondiale, jusqu’à celle de 39-45 et de la guerre d’Algérie.» 





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