Depuis mercredi, les drapeaux sont en berne sur les bâtiments de la Collectivité de Corse, en hommage à la mémoire du pape François, décédé lundi 21 avril à l’âge de 88 ans. Une décision prise avant même la date des obsèques, prévues samedi 26 avril au Vatican, et annoncée par la Collectivité sur ses réseaux sociaux : « In umaggiu à Papa Francescu, e bandere di a Cullettività di Corsica saranu affasciate sin'à e so esequie. »
Ce choix, bien qu’anticipé, s’inscrit dans un élan national. Le gouvernement a en effet indiqué mardi soir que les drapeaux seraient mis en berne samedi dans l’ensemble du pays, jour des funérailles du souverain pontife à Rome. Plusieurs villes avaient déjà pris l’initiative dès lundi, comme Nice, dont le maire Christian Estrosi a immédiatement réagi à l’annonce du décès, ou Paris, où la tour Eiffel a été plongée dans le noir par décision d’Anne Hidalgo.
Quelles sont les règles pour mettre les drapeaux en berne ?
Cette marque de deuil public pour un chef religieux reste rare en France. Elle avait déjà été appliquée en 2005 lors du décès de Jean-Paul II, suscitant à l’époque des débats autour de la laïcité. Les critiques n’ont pas tardé à ressurgir cette semaine : certains élus, comme Alexis Corbière, ont exprimé leur désaccord, considérant que l’État n’a pas à rendre hommage officiel à un représentant religieux.
Mais en Corse, où l’attachement à la foi catholique reste profondément ancré, le geste est perçu comme naturel. La venue du pape François à Ajaccio, en décembre dernier, avait marqué les esprits. Son message de paix et de fraternité avait touché des milliers de fidèles rassemblés sur l’esplanade du Casone. « Je me suis senti chez moi », avait-il confié alors.
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