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Laurent Marcangeli : « je voterai pour Emmanuel Macron »


Julia Sereni le Mercredi 2 Février 2022 à 09:00

Le maire d’Ajaccio l’a annoncé en octobre dernier, il a rejoint l’ancien premier ministre Édouard Philippe au sein de son nouveau parti, baptisé Horizons. À l’heure du choix d’un candidat en vue de l’élection présidentielle, Laurent Marcangeli le dit sans ambages, il votera pour Emmanuel Macron.



Le maire d'Ajaccio Laurent Marcangeli votera pour Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle. Photo : Michel Luccioni
Le maire d'Ajaccio Laurent Marcangeli votera pour Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle. Photo : Michel Luccioni

Vous avez rejoint le mouvement Horizons, porté par Édouard Philippe. Aujourd’hui, quelle est votre place au sein de ce parti ?

J’ai des responsabilités puisque je fais partie de ceux qui ont participé à sa fondation, en octobre dernier, au Havre. Je ne fais pas de mystères sur les liens qui m’unissent au président d’Horizons, Édouard Philippe. Celui-ci a souhaité me confier la responsabilité d’organiser le parti en Corse. J’ai commencé par créer une première section à Ajaccio, puisque nous avons la particularité d’être un parti qui va puiser son socle dans les communes. Par ailleurs, je fais partie du bureau politique. Ma proximité avec Édouard Philippe est réelle, nous échangeons énormément et donc ma participation au mouvement ne se limite pas à un niveau local, même si je n’ai pas changé et que la Corse reste au centre de mon combat politique et de ma vie politique.

Comment définiriez-vous la ligne d’Horizons ?

Le positionnement d’Horizons est simple. Nous sommes ce que nous sommes, c’est-à-dire des personnalités dont le parcours politique est ancré à droite et au centre-droit depuis le début de leur engagement. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, considérés que là où nous étions, il devenait difficile de faire les choses comme nous les avions faites jusqu’à présent. C’est-à-dire faire de la politique, défendre un certain nombre d’idées, celles qui m’ont, à titre personnel, amené à adhérer au Rassemblement pour la République (RPR) à 16 ans. J’ai envie de retrouver cela, un parti politique populaire, avec des adhérents, des militants, avec un leader, un « chef qui sait cheffer » - pour reprendre une expression employée à l’époque du RPR - une projection politique et une certaine idée de la France, de l’Europe et du monde. Et cela, pendant cinq ans, malheureusement, nous avons vu ce n’était plus présent dans le parti auquel nous appartenions (NDLR : Les Républicains - LR). Ceci étant dit, je ne défendrai pas Horizons avec un vocable guerrier et désagréable vis-à-vis des Républicains et de leur candidate à la présidentielle, que je respecte.

Pas d’attaque envers les Républicains donc, mais quel positionnement vis-à-vis de La République En Marche, et de son fondateur Emmanuel Macron ?

Je vais dire les choses très clairement, je voterai pour Emmanuel Macron. S’il est candidat, bien entendu. Je n’ai pas voté pour lui au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 et je n’ai pas la même formation politique qu’Emmanuel Macron et que tous ceux qui sont aujourd’hui membres de La République en Marche (LREM). D’ailleurs, lorsque j’ai quitté Les Républicains (NDLR : en février 2018), je n’ai pas adhéré à LREM car je ne me retrouvais pas totalement dans le climat de ce parti politique. Ceci étant dit, j’ai voté pour lui au deuxième tour, et il y avait dans sa campagne électorale un certain nombre d’éléments qui me séduisaient, sans pour autant m’amener à franchir le pas dès le premier tour, parce que je me posais la question de savoir s’il allait passer aux actes. Parmi ces questionnements, il y avait celui du dépassement : cette volonté de dépasser un certain nombre de poncifs de la vie politique française. Juste après son élection, Emmanuel Macron a nommé Édouard Philippe, cela a été une première démonstration de cette volonté de dépassement. Et cela ne s'est pas produit qu’au niveau du casting, mais aussi dans le cadre des idées, qui donnent corps à des actes, des résultats.

Justement, vous considérez qu'ils ont été au rendez-vous, ces résultats ?

On l’a un peu oublié, car depuis deux ans, le méridien c’est le Covid - et c’est normal - mais entre 2017 et 2019, il y a eu des réformes importantes qui ont été portées, notamment par le gouvernement d’Édouard Philippe : la réforme du code du travail, de la fiscalité, sur le pouvoir d’achat… Cela a aujourd’hui une traduction : le taux de chômage en France est le plus bas depuis 15 ans, il y a une amélioration de la croissance économique, il y a une compétitivité de la France qu’il n’y avait plus, et cela en dépit d’une crise mondiale. Et, là encore, parce que le président a su prendre des décisions qui devaient être prises pour sauver l’économie. Les livres d’histoire décideront, mais je suis persuadé que nous rendrons grâce à celles et ceux qui ont exercé les responsabilités dans ces temps difficiles.

Comptez-vous parrainer Emmanuel Macron ?

Je me pose encore la question. Mais quand je fais les choses, en général, je les fais à fond. Donc je pense que oui, je le parrainerai. C’est logique que je le fasse.

Après la présidentielle, il y a les législatives. Ce qui apparait dans votre discours, c’est la complémentarité entre Horizons et LREM, et la volonté de « non agression » vis-à-vis de LR. Dans ce contexte, présenterez-vous des candidats en Corse ?

L’objectif d’un parti politique, c’est d’avoir des militants, un corpus idéologique, une organisation… et également des élus. Il a une première étape qui est l’élection présidentielle, et l’autre, ce sera l’élection de l’Assemblée nationale. Et là, pour reprendre une phrase de notre président, « on n’est pas là pour beurrer les tartines », on est là pour présenter des femmes et des hommes dans notre territoire à des élections et qu’ensuite, ils soient élus. Donc oui, il y aura des candidats.

Concrètement, dans la première circonscription de Corse-du-Sud, dont vous avez été le député, il y aura un candidat Horizons ?

Je réfléchis en ce moment avec un certain nombre de personnes à tout cela. Étant donné qu’il faut être pétris d’une certaine forme d’humilité, nous ne savons pas ce qu’il va se passer le 10 et le 24 avril, et cela aura un impact. L’alignement de l’élection législative sur l’élection présidentielle a changé la donne. Aujourd’hui personne ne part en campagne avant le verdict de la présidentielle. Comment dire quel député on va être quand on ne sait pas quel président est élu ? En fonction du président, on a vocation à être dans la majorité ou dans l’opposition. Pour ce qui nous concerne, nous allons bien étudier la situation de chaque territoire, et agir en conséquence. 













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