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La Classica Corsica le 26 mars 2015 : La « Petite Reine » amoureuse de la Corse


Rédigé par José Fanchi le Lundi 4 Août 2014 à 18:46 | Modifié le Dimanche 21 Décembre 2014 - 19:24


Il y a 13 mois, jour pour jour, nous vivions le très fameux « Grand Départ » du Tour de France cycliste. La liesse, l’euphorie, la foule et les bravos. Avec dans la foulée, le Critérium International grandement plébiscité. Une réussite totale bichonnée par la CTC et quelques responsables de haute tenue. Cela nous a rappelé le dernier Tour de Corse Professionnel remporté par Bernard Hinault. Il y a trente ans. Quelle époque fabuleuse que ces Tours de Corse avec Roger Favier, Francis Ducreux et l’ami Angelotti. Revoilà cette année la Classica Corsica avec Dominique Bozzi. Une grande classique va naître


Paul Giacobbi, Bernard Hinault et Dumè Bozzi ont présenté la Classica Corsica
Paul Giacobbi, Bernard Hinault et Dumè Bozzi ont présenté la Classica Corsica

 La Corse redevient terre de cyclisme. Depuis l’organisation du Critérium International, le Grand Départ du Tour de France et maintenant la Classica Corsica, l’histoire d’amour de l’île avec la Petite Reine devient un véritable roman qui ne va pas déplaire à nos amis sportifs, bien au contraire. Un roman d’amour, ça va de soi, tellement l’île est accrochée à cette discipline qui remonte au tout début du XXe siècle avec des épreuves qui enthousiasmèrent toute la population.


Dumè Bozzi et la CTC la jouent classique !
Puis il y a eu les tours de Corses professionnels qui, une dizaine d’années durant, ont redonné goût à la discipline et aux nombreux rouleurs du peloton international qui rêvaient d’un palmarès sur l’île de beauté. Ce qui fut fait par des coureurs tels Zootemelk, Michel Laurent, Bernard Hinault et Bernard Thévenet et autres professionnels de renom, sans oublier l’une des étapes du Paris-Nice qui un jour des années soixante, avait débarqué dans la cité impériale pour la plus grande joie des locaux. Que de souvenirs, que de bonheur ces années-là…

Voilà que maintenant, Dumè Bozzi, l’un de nos meilleurs éléments en matière de cyclisme, vient de lancer la Classica Corsica pour le mois de mars de l’année prochaine. On ne pouvait rêver meilleur suite après le Grand départ qui a obtenu le grandiose succès que l’on sait, avec, il est important de le souligner, le partenariat de la Collectivité Territoriale de Corse sans laquelle une manifestation d’une telle ampleur ne pourrait se faire.

Le 26 mars prochain nous aurons donc droit à une épreuve professionnelle ouverte aux plus grandes équipes professionnelles du pays et de l’étranger, véritable ouverture de la saison cycliste mondiale.


203 kilomètres d’attaque
Pour ce qui est du tracé, il semble difficile de trouver meilleur terrain que celui imaginé par les organisateurs. Qu’on en juge :

L’épreuve partira d’Ajaccio (centre-ville), avec un départ officiel à la sortie de la cité et l’ascension du col de Vizzavona (2e catégorie) qui constituera le gros morceau de la matinée avec ses 1163 mètres d’altitude pour un parcours de 12,4 kilomètres et une pente à 4,1%.

Les coureurs emprunteront après la descente vers Corte, puis joindront Bastia par le chemin des écoliers, à savoir le col de Bellagranajo entre Venaco et Saint Pierre, occasion unique de grappiller des points pour le Grand Prix de la Montagne, avant de rejoindre ensuite la Plaine Orientale par Aleria, le carrefour du Cateraghju, pour filer vers Bastia, terme de cette course de 203 kilomètres faits d’attaque.


Il est certain que traverser la Plaine Orientale ne sera pas de tout repos pour les cyclistes car les coups de bordure, le vent et les conditions météo du moment ne seront certainement pas des alliés, même pour les plus affûtés du peloton. A retenir également l’entrée dans Bastia, avec le boulevard du front de mer, le tunnel et le rond-point de Toga avant d’attaquer l’avenue Emile Sari et le haut du Boulevard Paoli où sera jugée l’arrivée.

Les concurrents seront encadrés par une quinzaine de motards, 300 gendarmes et la police nationale et municipale d’Ajaccio et Bastia.


L’UCI et les clubs insulaires

En inscrivant cette course professionnelle sur son calendrier, l’Union Cycliste Internationale savait ce qu’elle faisait. Un travail de fond pour permettre à la Corse d’avoir sa « classique », sans doute en raison du succès des précédentes épreuves superbement organisées.  Portée par la CTC, la Classica Corsica s’annonce tel un pur produit « made in Corsica » pour un budget d’environ 200 000 euros. L’épreuve, il faut le rappeler, n’aurait pas vu le jour sans le Tour de Corse amateur, organisé par l’Association Corsica Tour qui a permis de créditer la candidature corse du sceau de l’excellence. Cette inscription au calendrier international est avant tout la victoire de cette association et des 27 clubs insulaires. Aussi, le tour de Corse amateur sera bien entendu reconduit, tout comme le programme de réinsertion sociale des détenus.

« L’île démontre qu’elle est bien plus qu’une simple destination estivale » a souligné Paul Giacobbi, président de l’Exécutif de Corse, en présence de Bernard Hinault, et de poursuivre : « Quelle que soit la période de l’année, elle offre un potentiel inégalable et s’affirme comme une destination de choix pour toutes et pour tous, compétiteurs de haut niveau ou amateurs de sensations et d’émotions. Cette épreuve attirera 18 équipes professionnelles et son rayonnement prouve le dynamisme de la Corse, offrant des perspectives de développement touristique à l’année. Grâce à la Classica Classica, la richesse des territoires s’affichera de nouveau en lettres capitales. Indéniablement, un nouveau succès pour la Corse. »

E cusi sia !
J. F






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