Le 7 août dernier, la loi « NOTRe » qui met en place, notamment, la collectivité unique en Corse a été promulguée. Les orientations proposées par l'Assemblée de Corse ont été dénaturées. En l'état, le dispositif arrêté est dangereux pour Bastia. Il est contraire aux intérêts de la Corse.
Si j’avais, avec les élus du groupe de la gauche républicaine, accepté de participer activement à un dialogue constructif, c’était sur des bases précises :
Or, ces deux engagements, conditions premières de mon soutien au texte lors de son examen à l'Assemblée de Corse, ont été abandonnés.
Allant désormais à rebours de la réforme nationale, le volet corse de la loi consacrera demain un centralisme régional qui méprise le rôle de Bastia, et qui va à l'encontre des intérêts de la Haute-Corse et au delà de la Corse tout entière.
C'est un très mauvais coup pour Bastia, condamnée à être la seule ville de France déchue de son rang de capitale départementale. Elle perdrait son conseil départemental, les services publics correspondant, des centaines d'emplois et serait de fait ravalée au rang de sous préfecture.
Des rencontres entre les élus de notre île et le gouvernement doivent se tenir dans les semaines à venir. J'entends pour ma part porter l'exigence du respect des engagements pris.
La Corse a besoin d'une réforme bien plus respectueuse de ses territoires que celle qui nous est aujourd'hui imposée, avec l'assentiment de nos parlementaires.
Nous avons besoin pour cela du soutien des habitants. C'est pourquoi je lancerai dans les prochains jours une pétition républicaine qui leur permettra de renforcer notre démarche.