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Gilles Simeoni-Paul Giacobbi : Clash à l’Assemblée de Corse


Rédigé par le Jeudi 5 Février 2015 à 17:21 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 16:38


Jeudi après-midi, au cours de la session de l’Assemblée de Corse, une cinquantaine d’agents territoriaux ont pris place dans le public pour manifester leur désaccord, suite à la décision prise par l’Exécutif de les délocaliser prochainement vers des locaux situés sur la commune de Sarrola-Carcopino. Une question qui avait déjà donné lieu à polémique, quand à l’étude de ce dossier, les nationalistes d’U Rinnovu et de Femu a Corsica avaient quitté l’hémicycle lors de la session de décembre. Ce jeudi après-midi, c’est un vif échange qui a eu lieu entre le président de l’Exécutif, Paul Giacobbi et le conseiller territorial de Femu a Corsica, Gilles Simeoni, dont le discours a été saluée par des applaudissements nourris des nombreux agents présents dans le public


Gilles Simeoni-Paul Giacobbi : Clash à l’Assemblée de Corse
Alors que l’Assemblée de Corse procédait à l’étude du dossier sur le renouvellement des obligations de service public dans les transports aériens, jeudi après-midi, une cinquantaine d’agents territoriaux ont pris place dans le public, interrompant les débats, bien décidés à faire entendre leur colère après avoir manifesté quelques instants auparavant dans le hall de l'hôtel de région. En cause, un projet de l’Exécutif qui souhaite déplacer les services administratifs de la collectivité vers la nouvelle zone commerciale de Sarrola-Carcopino.
Une question qui avait déjà donné lieu à polémique, lorsque durant la session de décembre les élus de Femu a Corsica et d’U Rinnovu avaient quitté l’hémicycle à la suite d'un vif échange sur le sujet avec Paul Giacobbi.
 
Ce jeudi, le dossier, pourtant au programme, avait une nouvelle fois été renvoyé dès l’ouverture de la session par le président de l’Exécutif, à cause de l’ordre du jour encombré qui ne permettait pas aux débats de se dérouler dans un climat serein.
Et en début d’après midi, c’est donc la manche retour de la session de décembre qui s’est jouée. Après que Dominique Bucchini ait décidé d’une suspension de séance de quelques minutes, tant la rumeur des manifestants empêchait les débats de se dérouler normalement, l’intervention du président de l’Exécutif a donné lieu à un vif échange avec le conseiller territorial de Femu a Corsica, Gilles Simeoni  qui a tenu une fois de plus à marquer l’opposition de son groupe à ce projet.
 

« En ce qui concerne le groupe Femu a Corsica de façon très claire, de façon très ferme, et de façon très démocratique, nous sommes opposés à l’adoption de ce dossier en l’état. Nous considérons que faire, ou envisager de faire adopter une décision aussi lourde de conséquences, au plan financier, politique, organisationnel, au plan humain, et au plan économique dans des conditions qui étaient celles de la dernière séance, n’est pas acceptable. Ce n’est pas acceptable parce que cela porte atteinte à l’essence même du dialogue social auquel vous êtes, je le pense, attaché. C’est porter atteinte à l’essence du débat démocratique qui doit guider notre institution. Nous considérons qu’il aurait été gravissime de faire voter un rapport aussi lourd de conséquences à la va-vite au terme d’une session épuisante, délaissée par la plupart des conseillers. Faire adopter le rapport dans ces conditions aurait été justement une atteinte à la démocratie et nous avons pris cette décision, après avoir pris soin à plusieurs reprises d’attirer votre attention sur le fait que nous demandions un véritable débat, que nous demandions l’organisation d’une véritable concertation impliquant les personnels de cette institution, impliquant les élus, et l’ensemble des forces économiques et sociales. Nous avons attiré votre attention sur le fait que nous n’accepterions pas un vote à la hussarde et nous avons pris la responsabilité de quitter l’assemblée pour obtenir ce dont vous entendiez nous priver c’est à dire un véritable débat démocratique », a tonné le conseiller territorial de Femu a Corsica avant d’être salué par une salve d’applaudissements des agents présents dans le public.
 

S’en est alors suivi un Chjami è Rispondi sur les torts attribués à chacun.
Paul Giacobbi a ainsi vivement reproché aux élus nationalistes d’avoir quitté l’hémicycle lors de la session de décembre, parlant de comportement « inconvenant » et jugeant l’attitude des élus de Femu a Corsica « anti démocratique lors de la dernière étude du dossier », leur reprochant d’avoir quitté la séance pour ne pas avoir à voter pour ou contre.
 « Les pressions physiques, comme les pressions d’intérêts n’ont aucun effet sur votre serviteur », a t il déclaré comme un défi aux agents qui étaient venus le défier, rajoutant pouvoir « lui aussi remplir une tribune ».
En réponse aux doléances du maire de Bastia, il a par ailleurs insisté sur le fait que ce  rapport serait passé « trois fois devant l’assemblée », rajoutant que « naturellement quand on est pas là on peut pas se rendre compte ». Enfin, il a tenu à rassurer les agents territoriaux soulignant que ce dossier prendrait « tout le temps nécessaire, et toutes les concertations nécessaires ».

Manon PERELLI





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