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Gilles Simeoni : « Le CEREMA a validé notre stratégie de développement ferroviaire »


Nicole Mari le Jeudi 29 Avril 2021 à 16:21

L’étude du CEREMA sur les Chemins de fer de la Corse (CFC), qui a pris le contre-pied du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC), a fait l’objet de la première question orale de la session de l’Assemblée de Corse qui s’est ouverte jeudi matin. Le président des CFC et président du groupe Femu a Corsica, Hyacinthe Vanni, a demandé à l’Exécutif de se prononcer sur l’étude du Cerema et sur la poursuite du programme de modernisation du rail corse. Le président de l’Exécutif, Gilles Simeoni, en profite pour torpiller le rapport de la CRC et expliquer que la cogestion du PTIC permettra de mettre en œuvre l’ensemble de la stratégie de développement ferroviaire. Il annonce que toutes les opérations prévues ont été programmées au dernier COREPA.



Gilles Simeoni : « Le CEREMA a validé notre stratégie de développement ferroviaire »
En février dernier, la Chambre régionale des comptes (CRC) publiait un rapport sur la gestion des Chemins de Fer de la Corse (CFC) par la Cullettività di Corsica, extrêmement sévère sur un certain nombre de points. Quelques semaines plus tard, sortait une analyse du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), datant de septembre 2020 et intitulée : « Programme ferroviaire corse. Quels investissements dans le cadre du Plan de Transformation et d’Investissements pour la Corse (PTIC) ? ». Réalisée à la demande du Secrétariat général pour les affaires de Corse (SGAC), cette étude avait pour objectif d’étudier diverses opérations envisagées par la Cullettività di Corsica (CdC) en matière ferroviaire et « la pertinence de les inclure ou non dans le PTIC ». A travers une question orale, Hyacinthe Vanni, président des Chemins de fer de la Corse et président du groupe Femu a Corsica à l’Assemblée de Corse, demande à l’Exécutif de se prononcer sur cette dernière étude « qui vient contredire en partie le rapport de la Chambre régionale des comptes ? ».

Hyacinthe Vanni, président des Chemins de fer de la Corse. Photo CNI.
Hyacinthe Vanni, président des Chemins de fer de la Corse. Photo CNI.
Un programme ambitieux
Le président des CFC s’étonne également que « cette étude, réalisée à la demande des services de l’État, n’ait pas été prise en considération par la CRC lors de l’élaboration de son enquête. Le CEREMA est un établissement public sous tutelle du ministère de la transition écologique et du ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. De ce fait, la structure travaille depuis des années sur l’organisation des mobilités et les modes de transport, notamment sur la question du ferroviaire de proximité et de petites lignes. Ce document a donc été élaboré par des personnalités qualifiés et des experts du secteur des transports et de la mobilité. A sa lecture, nous découvrons une analyse plus que positive des travaux et projets engagés par la Cullettività di Corsica, et même des éloges sur la gestion de l’exploitation et la politique menée par notre majorité depuis son accession aux responsabilités ». Il interroge, ensuite, sur le programme en cours : « La CdC est-elle prête à poursuivre ce programme, qualifié « d’ambitieux et cohérent » par le CEREMA, et tendre vers un moyen de transport adapté, le plus moderne et efficient possible, en adéquation avec les besoins actuels et futurs des usagers ? ».

Un juge de paix
Le président de l’Exécutif, Gilles Simeoni, ne cache pas qu’il a souhaité « revenir sur le rapport de la CRC qui a fait couler beaucoup d’encre. J’ai eu l’occasion de répondre point par point aux griefs imputés à la CdC et de démontrer, sur la période depuis 2015, leur caractère infondé. Je suis heureux de voir que les analyses convergentes, présentées par la CdC et les CFC, sont, aujourd’hui, confirmées par un rapport qui émane d’un tiers. Et quel tiers ! Le CEREMA ne peut pas être soupçonné de complaisance ou de partialité puisqu’il s’agit d’un établissement public sous tutelle de l’État qui a développé une analyse incontestable dans le domaine des mobilités, notamment dans le domaine ferroviaire. Il a été mandaté, non par la CdC, mais par le SGAC, donc par la préfecture de Corse .... Donc, le rapport du CEREMA, dans cette affaire, est en quelque sorte un juge de paix ».

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse. Photo Michel Luccioni.
Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse. Photo Michel Luccioni.
Pas un euro perdu !
Gilles Simeoni applique, ensuite, à chaque grief de la Chambre des comptes, le jugement du CEREMA. Premier grief : La CdC aurait perdu 24 millions € de subventions du fait de retard dans les programmations : « Je dis et je répète avec force que cette analyse de la CRC est intervenue à la fin 2019 alors que la fin de période de programmation du PEI est intervenue au 31 décembre 2020. Nous avons, lors du dernier COREPA, programmé l’ensemble des opérations ferroviaires qui étaient prévues au PEI. Donc, aucun euro n’a été perdu par la CDC au titre du PEI ! Nous avons programmé ce qui devait être programmé ! ».
Deuxième grief : le cout « prétendument « disproportionné et scandaleux » selon les termes de la CRC », du réseau ferroviaire corse. Citant les conclusions du CEREMA, le président de l’Exécutif commente : « L’analyse du CEREMA rend hommage à la politique mise en œuvre par la direction et le personnel des Chemins de fer, bien mieux que je n’aurais su le faire. Je souhaitais pouvoir le dire publiquement ».
 
Une stratégie validée
Idem pour les projets envisagés par la CdC au titre du PTIC : « Ils sont de trois ordres. Premièrement, la CCVU pour les nouveaux points de croisement dans les zones périurbaines de Bastia et d’Aiacciu. C’est un enjeu central, celui de la multimodalité et de la mobilité douce, de la diminution des embouteillages, de l’allégement du réseau routier avec la chance d’avoir des gares qui arrivent en centre-ville et qui desservent l’ensemble des périphéries des deux villes. Deuxièmement, les extensions de réseau en Plaine orientale. Troisièmement, l’achat de matériel train-tram avec une technologie envisagée pour être le bimode diesel/électrique. Sur ses trois points, le CEREMA, qui vient arbitrer les demandes de la CTC au titre du PTIC, valide notre stratégie de développement ferroviaire et dit qu’il était indispensable de la financer au titre du PTIC sauf à réduire à néant les investissements qui ont été consentis jusqu’à aujourd’hui. Voilà pourquoi, j’ai autant insisté pour une concertation d’ensemble entre l’État, la CdC, le bloc communal, concernant le PTIC parce qu’il faut impérativement que tous les dossiers stratégiques, tous, quelque soit le maître d’ouvrage, commune ou intercommunalité ou Collectivité de Corse, trouve un moyen de financement ». Et de citer la conclusion du CEREMA : « La revitalisation du système ferroviaire corse, engagée il y a une quinzaine d’années par la Collectivité de Corse, fait, aujourd’hui, figure de modèle en France : la remise à niveau des équipements conjuguée à l’augmentation de l’offre – rendue possible par l’optimisation de l’usage des moyens, à coût global constant – ont permis un doublement du trafic en quelques années ». Avant de conclure à son tour : « Voilà ce qu’a dit le CEREMA, ce que je tenais à dire à l’Assemblée de Corse, et à travers elle, à l’ensemble des Corses ».
 
N.M.

















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