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François Casoprana et Marie-Josée Joly : "Sereins pour ces départementales"


Rédigé par le Samedi 14 Mars 2015 à 23:48 | Modifié le Dimanche 15 Mars 2015 - 00:09


François Casoprana et Marie-Josée Joly sont l’un des trois binômes qui se présentent dans le canton d’Ajaccio II qui comprend le cours Napoléon, la rue Fesch et les Jardins de l’empereur. Ils seront opposés à Stéphane Vannucci et Marie Zuccarelli et à une autre équipe de gauche menée par Jacques Casamarta, et Patricia Curcio. Deux candidats qui se disent proches des habitants de leur canton et avec lesquels ils veulent développer encore plus cette politique de proximité. Etre conseiller général pour trois ans si le conseil général venait à disparaître, ou plus, peu importe : ils s'investiront de la même façon avec force et conviction.


François Casoprana et Marie-Josée Joly : "Sereins pour ces départementales"

- Sur quels thèmes faites vous votre campagne ?

François Casasoprana  :  J'entends,  bien  sûr,  porter  dans  cette  élection  des  valeurs  et représenter les idées auxquelles je crois. Mais l'élection au Conseil général impose surtout de rassembler des citoyens sur une démarche: présence, disponibilité, efficacité...
Etre  Conseiller  Général,  ce  n'est  pas  disposer  d'une  tribune,  déclamer  des  jérémiades généralistes,  lointaines.  C'est  agir.  Et  les  Ajacciens  ont  besoin  d'action,  pas  de  slogans,  de paroles.
Cette  élection   n'est  donc  pas le  concours  du meilleur  camarade.  Elle  est  quelque  chose  de sérieux.  On  parle  de  mener  une  bonne  politique:  former  un  bouclier  social,  construire  la justice fiscale, investir pour la qualité de vie, défendre les services publics...
A  travers  mon  bilan,  j'ai  prouvé  qu'on  pouvait  obtenir  des  résultats  concrets,  régler  des problèmes  du  quotidien,  engager  des  dossiers  lourds  longtemps  bloqués.  J'entends  mener à  bien  ces  projets.  Je  les  ai  portés,  parfois  envers  et  contre  tous:  la  rénovation  de  l'avenue Beverini,  la  transformation  du  quartier  du  Tribunal,  le  transfert  dans  le  domaine  public  de nombreuses voies...
Il  nous  faudra  également  mener  un  travail  en  profondeur:  réécrire  le  partenariat  financier entre le département et la ville,  rétablir la justice  fiscale. Je propose ainsi, qu'une enveloppe financière soit spécifiquement dédiée aux projets urbains et ajacciens.
 
Marie-José Joly : Suppléante en 2011, lorsque François m'a proposé de constituer cette équipe, j'ai immédiatement approuvé. Cela a été facile puisqu'il m'a toujours associé aux dossiers, aux réunions sur le canton. Nous avons arpenté ce canton très souvent ensemble ; les citoyens nous connaissent et, je le crois, nous apprécient. Il était tout naturel de partir pour cette élection. Cette assemblée qui est la plus ancienne des institutions locales, va être profondément transformée puisque le gouvernement a voulu introduire la parité. Ce « scrutin binominal mixte majoritaire à deux tours "est ainsi le signe d’un renouveau démocratique.
Les nouvelles limites cantonales  peuvent également nous permettre de rééquilibrer l’action territoriale, afin notamment de bien prendre en compte les spécificités urbaines.
 

Les enjeux de l’élection ?

FC : Une problématique très concrète me vient immédiatement à l'esprit: la vitalité du centre-ville  et  des  quartiers  avoisinants.  Car  concourent  dans  cette  élection  des  personnes  qui  ont systématiquement joué contre le développement du centre urbain par leurs choix: promotion des  grands  aménagements  commerciaux  à la  périphérie,  aucune  stratégie  sur la  circulation, déséquilibre des investissements départementaux...
Vous savez, plusieurs millions d'euro ont été engagés pour la traversée de villages de moins de  100  habitants tandis  que le  conseil  général  débattait  sans  fin  pour  savoir  si la  route  des Sanguinaires,  la  route  du  Salario  ou  le  Bd  Sampiero  sont  des  itinéraires  stratégiques...  Au final,  seulement  3,8%  de  l'investissement  départemental  concerne  Ajaccio.  Je  suis    le  seul élu ajaccien qui s’est élevé contre cette gestion partisane. Je ne l'ai pas  fait pour opposer l'urbain  et le  rural mais  parce  que l'inefficacité  de  cette  politique  est  avérée. Donc  un  autre enjeu est de changer d'approche.
Je  souhaite  également  faire  vivre  un  espoir,  porter  dans  l'assemblée  départementale  un message moderne et audacieux. C'est pourquoi il faut maintenir un certain équilibre au sein du conseil général. Les chambres monocolores, la concentration de tous les pouvoirs au sein d'un même groupe ne sont jamais profitables à l'intérêt public.
 
MJJ : Il est simple. Il est dirigé vers l'intérêt général. Plus concrètement, dans le domaine du social ,  de la  dépendance et  des  personnes âgées, il  s’agit  d'avoir  une  vision moderne  de la prise en charge tournée vers un développement davantage centré sur la personne humaine. Le concept de « silver économie »  recouvre cet objectif. Ce que nous voulons porter,  c'est avant tout un projet départemental, alliant les nouvelles technologies et le numérique au réseau existant des services à domicile, des transports, de tous les partenaires institutionnels (CTC, l’ARS, les communes...) mais également des acteurs territoriaux de l'innovation.
Ce  projet  se  construit  évidement  grâce  aux  services  sociaux  du  Département,  qui  ont  une expérience  incomparable  face  aux  problèmes  des  personnes  âgées.  Je  ne  manque  pas  à chaque occasion de rappeler leur rôle et leur qualité. Nous pouvons leur donner une nouvelle impulsion.
 

Qu'apportez-vous à travers vos candidatures ?

FC  :  Il  m'a  semblé  naturel  que  Marie  José  Joly  m'accompagne  dans  cette  élection.  Elle a  été  ma  suppléante  en  2011.  Je  l'ai  associée  au  suivi  des  dossiers  du  canton.  Elle  m'a beaucoup aidé notamment dans tout ce qui  relève de la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
La  solidarité  avec  nos  aînés,  c'est  le  cœur  des  compétences  du  conseil  général.  Et  Marie José  est  parfaitement  au  fait  de  ces  questions.  Elle  est  notamment la  fondatrice  du Centre de  coordination  locale  ou  du  premier  accueil  de  jour  pour  les  personnes  atteintes  de  la maladie d'Alzheimer. Elle est également une des personnes en Corse qui maîtrise le mieux  la thématique de la "silver économie", c'est à dire cette nécessité de mettre l'activité économique et la capacité d'innovation du territoire au service du grand âge.
Avec elle, nous travaillons depuis de longs mois sur les difficultés réelles que rencontrent nos concitoyens: reste  à  charge,  recours  sur  succession...  Il  était  donc tout  à  fait  normal  qu'elle porte avec moi ce programme et nos propositions nouvelles sur chacune de ces questions.
Silver  Silvestri, mon  suppléant,  est  une  figure  du  canton,  un  enfant  du Borgu  connu  et apprécié  de tous. Antinéa Donsimoni,  c'est la jeunesse, l'énergie  et l'engagement  pour la sauvegarde  de  la  vitalité  économique  et  sociale  du  quartier.  Elle  est  un  relais  efficace  des attentes et des espoirs des acteurs économiques du canton.
 
MJJ  :  c'est  tout  aussi  naturellement  que  j'ai  demandé  à  Antinéa  Donsimoni  d'être  ma remplaçante. Elle est une battante, elle connait bien le terrain, le concret des gens. Dans sa vie professionnelle, par exemple, elle se confronte au délicat problème du logement.
Elle travaille dans le canton et nous avons fait sa connaissance lors des précédentes élections cantonales. Elle m’a dit apprécier notre sérieux et notre engagement dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre les inondations, pour la défense du commerce de proximité....

- Quelle est votre position sur la collectivité unique et la suppression des conseils généraux ?

FC :  J'ai  toujours  été  favorable  à  la  constitution  d'une  collectivité  unique.  Comment  peut-
on  imaginer  rivaliser  avec  les  régions  les  plus  dynamiques  lorsque  pour  mener  à  bien  un projet  d'investissement,  même  de  taille  modeste,  il  faut  obtenir  l'accord  de  trois  ou  quatre collectivités différentes aux règlements d'aide différents et complexes? Il n'y a qu'à constater le montant des subventions accordées aux communes par le conseil général qui ne sont jamais réellement  consommées. Combien  de  projets  d'assainissement,  d'adduction  d'eau  votés mais jamais concrétisés?
Je  note  d'ailleurs  que  sur  ce  sujet, j'ai  été  d'une  grande  clarté.  Je  ne me  suis  pas  associé  au vote de la motion présentée par la majorité départementale UMP qui visait à condamner toute possibilité de réforme. Mais, j'ai bien saisi que, pour certains, le concept du "camp du progrès et  des évolutionnistes" était malléable: les  propos  de campagne  ne  reflètent  pas toujours les convictions...  Je  ne  pratique  pas  cette  forme  d'opportunisme.  Je  crois  avoir  démontré,  au contraire, que je savais rester fidèle à mes convictions.
Pour autant, sur le projet de réforme tel qu'il a été adopté, je pense qu'il faudra aller plus loin dans  la  capacité  d'action  de  cette  nouvelle  collectivité  unique.  Il  faudra  également  donner davantage de garanties à tous les territoires et rassurer les personnels. Je suis disponible pour participer à ce travail de fond qui apparaît nécessaire, comme je l'ai été quand la commission Chaubon de l'Assemblée de Corse s'est ouverte aux propositions des élus.
 
MJJ : Faire de la politique c'est avoir une vision pour l’avenir, ne pas avoir les yeux rivés sur un calendrier électoral. Avec François, nous sommes pour une collectivité unique.
Nous voulons agir pour le mieux vivre de tous nos concitoyens ; et cela demande du temps.
Les deux prochaines années seront employées à travailler sur des dossiers et à être aux plus près de tous.
 

- Comment fait-on campagne pour siéger dans une institution qui est amenée à disparaître ?

FC  :  L'architecture  institutionnelle  de  la  Corse  va  se  transformer,  effectivement.  Et  il faut  réussir  cette  transformation.  C'est  l'un  des  enjeux  de  cette  élection.  C'est  pourquoi  il faut  des  élus impliqués,  au  fait  du  fonctionnement  de l'institution  et  avec  des idées  sur les changements  à  opérer.  Car  les  prochains  élus  départementaux  devront  veiller  à  ce  que  la transition ne s'opère pas au détriment de la Corse du Sud.
Par  ailleurs,  le  Conseil  général  va  continuer  à  œuvrer  durant  les  trois  prochaines  années.
Et  ses  compétences  ne  sont  pas  des  moindres:  social,  logement,  politique  de  la  ville  et  de proximité,  routes...  Dans  ces  domaines  il  y a  de  vraies  urgences  et  personne  ne  saurait  se satisfaire d'un attentisme.
Le choix que vont faire nos concitoyens est donc d'une grande importance. Avec Marie José, nous leur proposons de faire un choix fort.
Nous savons qu'ils ne se laisseront pas voler leur liberté par des promesses folles ou par tous ces discours qui visent à galvauder cette élection.
 
MJJ : Cette  question  rejoint la  précédente.  Il  faut  du  sérieux,  de l’honnêteté,  de l'écoute  et toujours être au plus près des personnes qui nous sollicitent. Je crois que c’est cette ligne de conduite que vont juger les citoyens ; ils ne vont pas se désintéresser de ce scrutin autant que certains l’espèrent. J’en suis convaincue.

Vos thèmes de campagne ?

 
FC : Nous allons à la rencontre des habitants pour échanger sur les solutions qui peuvent être apportées aux difficultés de leur quotidien.
Sur  le  logement,  malgré  les  contraintes  budgétaires,  on  peut  maintenir  l'effort  déployé  en faveur  de  la  construction  d'habitat  neuf  (social  et  en  accession  à  la  propriété)  et  pour  la rénovation des immeubles anciens (l'opération  d'amélioration concernant le centre-ville doit être maintenue).
Nous  connaissons  bien  chacun  des  quartiers  de  notre  canton.  Le  rôle  du  conseiller  général est  d'y  débloquer  les  travaux  qui  sont  attendus  parfois  depuis  très  longtemps:  rénovation de  l'avenue  Beverini  (j'ai  fait  avancer  le  projet  technique  et  obtenu  que  le  Conseil  général débloque 1 million d'euros), rénovation de la place Abbatucci, travaux de la rue Maestroni, de la rue des Aloès, de la montée du Parc Sainte Lucie... Pour ces dernières voies, plus que des promesses, il  faut  régler  préalablement l'intégration  des  voiries  et  réseaux  dans le  domaine public.
Enfin,  nous  portons    un  projet  à  l'échelle  du  département.  D'importantes  réformes  sont  à mener pour une juste prise en compte de l'effort fiscal fourni par les Ajacciens, pour anticiper les besoins sociaux du département, pour innover dans le soutien aux communes...

- Quel est pour vous l’enjeu de cette élection dans votre canton ?

FC : Les  projecteurs  sont  braqués  sur  ce  canton,  c'est  vrai.  Mais  on  ne  peut  y  résumer l'engagement public à une simple lutte partisane.
Les habitants de ce canton ont besoin d'être considérés. Il y a de très grands écarts de niveau de vie, parfois même d'une rue à l'autre. Il faut donc veiller à ne pas caricaturer les lieux, à ne pas oublier certains quartiers.
Notre canton a également besoin de projets menés à bien, pas de promesses. Rue Maestroni, rue Choury, Parc Sainte Lucie, les habitants en ont assez de ces promesses de travaux qui ne viennent jamais. Ils savent bien qu'il faut d'abord discuter avec les copropriétés pour avoir la maîtrise du foncier. Nous, nous ne faisons pas que parler des problèmes, nous proposons des solutions vraies, crédibles, réalistes.
 
MJJ : Ce canton, comme tant d'autres, a besoin d'une politique globale, en concertation avec la commune pour la voirie, la circulation automobile, les cheminements piétons...
Et bien sûr il en sera de même pour ses missions de solidarité (petite enfance, RSA, handicap, troisième âge...). Le besoin de proximité est important. Il faut bien le prendre en compte pour mener  à  bien  une  politique  efficace.  Nous  avons,  je  crois,  un  tour  d'avance  :  les  habitants de  ce  canton  nous  ont  déjà  accordé leur  confiance  une  fois,  en  2011.  Ils  peuvent juger  des premiers résultats obtenus.
 

Comment appréhendez-vous cette consultation ?

FC : Nous  abordons  ce  grand  rendez-vous  avec  sérénité.  Je  crois  que  les  Ajacciens  sont pleinement conscients des enjeux. Ils connaissent notre bilan. Ils sont tournés vers l'avenir. Ils veulent des actes. Avec eux, nous portons un choix fort.
 
MJJ :  nous  sommes  des  candidats  sérieux  et  honnêtes  avec  une  expérience  forte  du terrain et  de  la  vie  publique.  Nous  avons  su  fédérer  des  compétences.  Nous  avons  su  créer  et maintenir avec les habitants du canton un lien fort. Mais nous concourront dans un contexte particulier, dans un nouveau territoire, avec des enjeux inédits. Je suis également une nouvelle candidate, même si on me connait dans mon domaine professionnel et associatif. Il faut que les Ajacciens votent.

Un dernier message à vos électeurs

FC : Nous  avons toujours  porté le même message:  rassembler la  gauche  et  nous  ouvrir  car nous n'avons qu'un seul parti: Ajaccio.
Je crois surtout que lorsque les choses sont claires, il n'y a aucune raison de ne pas parvenir à rassembler les volontés, les énergies.
Mais sceller un accord, ce n'est pas une question de personnes. Ce ne peut être en aucun cas un  arrangement  entre individus,  une  conjonction  d'intérêts  particuliers.  Un  accord  politique nécessite une vision de ce qui peut être fait la durée d'un mandat.
Nous sommes, quant à nous, porteurs d'un projet, d'une éthique et d'une constance dans notre engagement.
Je le redis, nous sommes sereins.




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