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Final en apothéose pour les Rencontres de Calinzana


Rédigé par Maria-Serena Volpei Aliotti le Jeudi 23 Août 2018 à 23:12 | Modifié le Vendredi 24 Août 2018 - 00:04


Les Rencontres de Calinzana ont touché à leur fin hier soir en l’église San Biasgiu. Retour avec Jean Sicurani, président de ces Rencontres musicales, sur la recette de ce succès.


Hier soir, le concert de clôture des 18èmes Rencontres de Calinzana a rencontré un immense succès. Dans la grande église, le public conquis s'était déplacé en grand nombre pour écouter " les chefs d'œuvres de la musique russe" interprétés par les violonistes Hugues Borsarello et Simon Milone, les violoncellistes Marie-Paule Milone et Aurelien Pascal, le pianiste Denis Pascal et, à l'alto, Grégoire Vecchioni. 
 
La 18ème édition des Rencontres de Calinzana se racontent tout aussi bien en chiffres : 21 concerts, 77 artistes, 10 sites époustouflants et plus de 7000 visiteurs.

 

Jean Sicurani, président de ces Rencontres, depuis 2009, a répondu, malgré un planning très serré, aux questions de Corse Net Infos. 
 


- Comment ont été créées ces Rencontres musicales ? 
- À l'origine de ces Rencontres, il y a Blaise Orsini de Calvi, Marie-Thérèse Petrucci et moi. À Calvi, nous avions déjà créé À Filetta, le Svegliu Calvese et les Rencontres Polyphoniques. Il manquait un festival de musique classique dans la région et en Corse. Et nous l'avons fait à Calinzana. Notre volonté était de donner l'occasion aux gens d'ici et d'ailleurs d'écouter et de découvrir la musique classique. Dans les années 70 au couvent d'Alzipratu, il y avait les Nuits d'Alzipratu qui était un gros festival de musique classique. Depuis l'origine, de très grands noms du classique et beaucoup de talents émergents sont passés par Calinzana. Ce qui est important pour nous, c'est de pouvoir proposer à la fois des têtes d'affiche et des grands musiciens et grands interprètes bien moins connus.  
 
- Quelle est, pour vous, la plus belle affiche ? 
- Elles sont toutes de très haute qualité. Mais, par exemple, nous avons eu, pour l'ouverture, Nelson Freire qui fait partie des plus grands pianistes du monde. Pour certains, c'est le meilleur. Avoir un artiste comme lui, ici, à Calinzana, c'est assez extraordinaire, sachant qu'il a du annuler un concert à Varsovie, mais qu’il est présent ici. Toutes les variantes du classique sont proposées, mais aussi des chants de la terre comme les chants traditionnels argentins ou des voix bulgares qui sont aussi l'expression de tout un peuple, d'une terre et d'une tradition très forte. Il y a aussi des concerts pour les enfants. Nous sommes ravis de cette 18ème édition pleine de rencontres intenses où la magie a opéré et le public transporté. 
 
- Il y a eu des nouveautés au niveau des sites, cette année ?
- Oui ! Nous avons fait un concert à Palmentu sur la place du village en partenariat avec l'associu Campà Quì, et un concert à l'oratoriu Sant'Antone de Calvi.
 
- Pourquoi choisir ces dates de fin de saison pour le festival ?
- Pour étendre au maximum la saison. Durant le festival, Calinzana vit. Tout est plein ! 
 
Toute l'équipe est déjà en pleine réflexion pour les 2 prochaines éditions qui seront parsemées de nombreuses surprises, mais chut ! Il faudra être un peu patient et au rendez-vous pour les découvrir.
 

Final en apothéose pour les Rencontres de Calinzana





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