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FIP Sumina : Il est encore temps d’investir en Corse et de défiscaliser ses revenus


Nicole Mari le Mardi 31 Décembre 2019 à 13:10

Une nouvelle campagne de souscription pour le FIP Suminà n°4 a été lancée en fin d’année pour attraper les retardataires qui voudraient investir dans l’économie corse tout en bénéficiant d’une notable réduction d’impôt sur les revenus 2019. Une réduction de 38% du montant investi si l’épargne est souscrite avant le 31 décembre au soir. Le fonds d’investissements de proximité, entièrement nustrale, proposé par FemuQuì Ventures, collecte l’épargne corse et la réinvestit dans l’économie locale en finançant des projets d’entreprises. L’occasion de dresser un premier bilan de l’activité de l’année écoulée qui s’est, notamment, focalisée sur l’investissement. Explications croisées de Ghjuvan’Carlu Simeoni, directeur général et gérant financier de FemuQuì Ventures, et de Marie-Cécile Paoli, chargée des investissements.




Ghjuvan’Carlu Simeoni, directeur général et gérant financier de FemuQuì Ventures, et de Marie-Cécile Paoli, chargée des investissements.
Ghjuvan’Carlu Simeoni, directeur général et gérant financier de FemuQuì Ventures, et de Marie-Cécile Paoli, chargée des investissements.
- Cette année 2019 a-t-elle été bonne pour FemuQui ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : Depuis 4 ans, avec l’arrivée de Sébastien Simoni à la présidence de FemuQui, nous avons engagé un projet d’évolution qui s’est matérialisé par la création de la société de gestion FemuQuì Ventures. Cette société est la modalité pratique qui nous permet de créer des FIP et d’être autonomes dans notre capacité à construire des outils, des fonds. Les FIP Sumina répondent à cette logique là et s’inscrivent dans une phase longue. Ces quatre dernières années, nous avons levé des fonds avec les FIP et, de manière corrélative, chercher à investir. Il faut plusieurs années pour faire plusieurs levées de fonds et encore plus d’années pour vivre les péripéties de nos investissements. Nous sommes toujours dans la phase où nous levons des fonds, mais où nous investissons en parallèle.
 
- Combien avez-vous déjà récolté ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : En actifs gérés, nous avons, en cumul, dépassé 20 millions €. Sumina N°2 s’approche des 5 millions €, Sumina N° 3 atteint 7 millions €. Nous sommes passés d’un FemuQui à 5 millions € à FemuQui à 20 millions €. Nous espérons atteindre 25 millions € après la campagne de Sumina N°4. Nous sommes, donc, en phase offensive, en phase d’extension. Nous avons réalisé un certain nombre d’investissements nouveaux, et nous allons continuer à investir.
 
- Quel premier bilan en tirez-vous ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : Il faut considérer deux aspects : micro- et macro-économique. Au plan micro, nous regardons comment se comporte chaque investissement unitaire. Il faut au moins 3 ou 4 ans avant de tirer un bilan. Le plan macro montre comment le comportement général de l’économie corse se retranscrit dans la vie des entreprises et, en l’occurrence, sur celles que nous accompagnons. Là, nous n’avons pas une vision de la réalité aussi instantanée, exhaustive et millimétrée qu’une banque qui, elle, dispose d’observations issues de ses fonds, de ses crédits aux entreprises, mais aussi des dépôts, de la trésorerie que les entrepreneurs génèrent. Notre vision est légèrement plus décalée, mais plus fondamentale parce que nous observons la façon dont l’entreprise se comporte sur son marché, comment sa clientèle évolue et comment cela se retranscrit dans sa comptabilité…

Ghjuvan’Carlu Simeoni.
Ghjuvan’Carlu Simeoni.
- On parle de ralentissement de l’économie corse. Le ressentez-vous ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : Nous n’avons pas ressenti de difficultés par rapport à cela. Les entreprises, que nous accompagnons et qui allaient plutôt bien, continuent d’aller bien, celles qui avaient des difficultés, continuent d’en avoir. Nous n’avons pas spécialement d’inquiétude pour l’instant. Nous cherchons à réaliser plus d’investissements.
- Marie-Cécile Paoli : L’enjeu a été vraiment de se focaliser sur l’investissement. En cela, nous pouvons dire que 2019 a été une bonne année. Nous avons financé 4 nouvelles entreprises et effectué un petit investissement complémentaire sur des entreprises que nous avions déjà financées. Deux closings en cours vont être signés dans les prochaines semaines.
 
- Sur quels secteurs avez-vous investi ?
- Marie-Cécile Paoli : Nous avons investi dans le groupe bastiais de boulangerie Ghisoni-Mariotti. Nous avons aussi aidé la croissance externe d’une entreprise de menuiserie-bois, LBD, qui a racheté l’entreprise de menuiserie-aluminium Emmanuelli de Balagne. Le fondateur de cette société, Mr Emmanuelli, souhaitait partir à la retraite. Il a cédé ses parts à un de ses collaborateurs qui s’est associé avec un entrepreneur du métier, lui-même menuisier bois, et qui voulait développer une nouvelle gamme de produits. C’est une belle association que nous avons accompagnée en travaillant conjointement avec une banque régionale et en apportant un financement complémentaire. Cette opération comporte une composante « Transmission ». Mr Emmanuelli a trouvé une équipe de reprise et nous avons financé la reprise.
 
- Qui peut s’adresser à vous pour financer des projets ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : Tout entrepreneur, à l’exception du micro-entrepreneur, qui a une société, veut développer des projets et a besoin d’embaucher et de financement. FemuQui n’est pas toujours la bonne réponse à un besoin, mais il n’y a pas de raison de ne pas nous contacter pour parler d’un projet ou de possibilités. Notre métier est moins connu que celui de la banque, du coup les entrepreneurs s’adressent spontanément à leur banque qui assure déjà beaucoup de leurs besoins tandis que nous, nous répondons à des besoins plus spécifiques.
- Marie-Cécile Paoli : L’enjeu de 2019 a été d’aller à la rencontre des entrepreneurs pour faire passer ce message. Jusque-là, beaucoup venaient à nous, mais cette année, nous n’avons pas voulu nous contenter de nos acquis. Nous sommes allés démarcher ceux qui n’étaient pas familiers de FemuQui ou qui n’avaient pas le réflexe d’aller voir ailleurs que leur banque. Nous leur avons expliqués ce que nous faisons. C’est un peu un travail d’évangélisation. L’idée est de faire comprendre à tous les entrepreneurs de Corse ce que nous faisons et ce que nous pouvons leur apporter. C’est très important parce qu’une fois qu’ils ont compris cela, les choses deviennent plus simples.
 
- C’est-à-dire ?
- Marie-Cécile Paoli : Aujourd’hui, nous nous positionnons comme une société qui finance les entreprises et leur apporte des solutions parce que nous sommes ici, en Corse. Les décisions sont prises par l’équipe de gestion à Bastia, pas par un comité à Paris ou à Marseille. Notre manière de procéder est très différente. Tout va plus vite. Nous voulons vraiment nous positionner comme apporteur de solutions pour des entrepreneurs qui ont des besoins d’investissements et de financement.
 
-  Une manière de donner aux entrepreneurs corses, le réflexe FemuQui ?
- Marie-Cécile Paoli : Oui. Tout un travail reste à faire. Aujourd’hui, les entrepreneurs parlent tous les jours à leur banquier pour la gestion de leur trésorerie. Quand ils ont des besoins de financement, ils se tournent forcément vers leur banque qui ne peut pas toujours tout faire, ni répondre dans les délais qui sont souvent assez restreints. Nous intervenons là où la banque ne peut pas faire ou ne pas faire toute seule, et nous intervenons généralement plus rapidement. Notre but est d’être à l’écoute des entrepreneurs, certains ne sont pas pressés, d’autres le sont. Sans négliger les délais incompressibles, nous sommes un outil flexible pour faire face à leurs besoins. C’est notre atout.

Marie-Cécile Paoli.
Marie-Cécile Paoli.
- Vous démarrez une nouvelle collecte de fonds ?
- Marie-Cécile Paoli : Oui, comme toutes les fins d’année. Les gens attendent souvent pour souscrire et défiscaliser d’avoir une vision plus globale de leurs revenus 2019. C’est la période de l’année où chaque épargnant peut investir un peu de son épargne dans le fonds Sumina N°4 et défiscaliser 38% de sa souscription tout en participant au développement des entreprises corses. L’avantage, c’est qu’il sait où est son argent. C’est une manière de défiscaliser, d’épargner et de participer au développement local, via cet investissement. Les épargnants ont jusqu’au 31 décembre pour défiscaliser. On peut traiter les souscriptions 2019 jusqu’à début janvier.
 
- Combien d’épargnants corses avez-vous ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : FemuQui s’est constitué en appelant à la mobilisation de l’épargne populaire corse. Ce principe est inscrit dans notre charte fondatrice. Mettre en place des FIP corses est, pour nous, une façon de prolonger l’action de FemuQui. Nous ne sommes pas sur le même raisonnement que nos confères du continent qui viennent en Corse sur des fonds d’opportunité. Nous faisons plus d’efforts sur la collecte locale. Cela se manifeste par deux aspects : d’une part, des conseillers indépendants vendent nos fonds sur place, d’autre part, le crédit agricole de la Corse nous commercialise dans son réseau. Nous avons aussi une collecte directe avec une campagne de mailings, sur les réseaux sociaux et dans la presse pour susciter de la souscription directe. Le résultat est que, sur l’ensemble des 3 FIP, nous totalisons 3500 épargnants. Cela représente, grosso modo, un quart des souscripteurs corses, résidents ou diaspora.
 
- Quelle est la somme minimale que l’on peut souscrire ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : C’est là aussi un élément qui nous distingue de nos concurrents. La souscription commence à 500 €. Nous avons souhaité un ticket d’entrée relativement bas dans la logique de FemuQui dont l’action au capital a une valeur de 140 €. En général, les épargnants, qui souscrivent à 500 €, ne recherchent pas une réduction d’impôt, mais veulent avec FemuQui servir à faire quelque chose d’utile pour la Corse. Pour des gens qui souscrivent des sommes en milliers d’euros ou en dizaines de milliers d’euros, la réduction d’impôt est souvent très importante dans le facteur de décision. L’épargne est bloquée pendant 8 ans.
 
- Quel est le risque ?
- Ghjuvan’Carlu Simeoni : Le capital n’est pas garanti, le risque majeur est la perte en capital. La réduction d’impôt est la contrepartie du risque, elle amortit le risque de perte. Dans huit ans, lorsque le souscripteur récupèrera son épargne, il aura peut-être gagné en capital, mais peut-être aussi un peu perdu. Face à ce risque, l’amortisseur fiscal de 38% donne une certaine sécurité sur le rendement de cet investissement. En pratique, notre gestion est orientée sur le principe d’au moins restituer l’épargne. Notre inscription dans la durée et le fait de collecter l’épargne corse nous obligent à avoir une gestion très rigoureuse. Nous sommes dans une société de proximité, nous ne sommes pas entre anonymes et les gens peuvent nous demander des comptes quand nous liquidons les fonds.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 
À toutes fins utiles : http://fip.femuqui.com/ - https://souscription.femuqui.com/https://ventures.femuqui.com/qui-sommesnous-/
 



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